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L’état de Julian Assange, devant les juges anglais, reflète le violent capitalisme.



Des prisonniers des guerres de classes menées par les pays vendeurs d’armes.


mercredi 23 octobre 2019
par Rebel Kazimir


Ecouter l’article. Les persécutions ne paraissent pas à autrui. Leur douleur n’est ressentie que par les victimes qui les subissent. L’état psychique et de santé dans lequel est paru Julian Assange devant les juges anglais relate les conditions très dures de sa détention. Savoir si le Royaume-Uni va l’extrader vers les États-Unis pour y subir un simulacre de procès. Alors que déjà, entre les mains de la justice américaine et ses amis, c’est systématiquement le traitement atroce et de l’isolement infini.

Voir en ligne : Notre dossier Wikileaks

Aux Etats-Unis la torture a été officiellement légalisée, pour motif de terrorisme. Et les juges sont chargés de la réaliser, quand on prétend pour mieux la contrôler. La justice américaine s’acharne, avec la police, contre les populations d’origine africaine, mais la page des lanceurs d’alertes en matière d’informations est la plus sombre !

Chelsea (ex Bradley) Manning est en prison, sans jugement depuis un semestre. Elle a été libérée le 9 mai 2019, puis appréhendée le 16 du même mois, pour avoir refusé de témoigner, avec de fausses charges contre Julian Assange. Très peu de couverture médiatique, alors que pour la 1ère fois l’ancien militaire refuse de répondre aux questions des juges qui s’adonnent à faire prédominer les discours d’abus gouvernementaux.

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Sur les plateaux des médias, on se lamente de la gestion de Donald Trump. Quand G. W. Bush est considéré par tous les peuples de la Terre, comme le plus grand criminel de guerre de tous les temps. Le 1er interné et le second est libre.

Par ailleurs, elles sont sont vraiment rares les nations qui ne s’engouffrent pas dans les affaires américaines. Faut-il insister que le cas du Moyen-Orient où des populations, avec leurs dirigeants généralement illégitimes, sont proies aux pires puissances étrangères. Cette région cristallise ce qui est l’impunité des troupes américaines dans des tueries de civiles. Et bien sûr Assange et son équipe ont apporté des preuves irréfutables...

Comparaissant devant le tribunal de Westminster dans la matinée du 21 octobre 2019, le leader du collectif de journalistes de Wikileaks, n’a jamais été perçu tant abattu que ce jour. Les témoignages ont rapporté qu’il a bégayé en s’efforçant de dire son nom. Et puis il a pris une longue pause, avant de donner sa date de naissance. Assange est dans un état lamentable !

Les soutiens de citoyens de plusieurs régions du Monde, devant l’entrée de la juridiction, brandissaient leurs pancartes et banderoles pour la libération du journaliste et informaticien australien. Plus d’une centaine de militants français, dont des personnes se revendiquant des Gilets jaunes, étaient présent selon la presse parisienne.

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De nombreux sympathisants sont également venus le soutenir dans la salle d’audience, dont l’ancien maire de Londres Ken Livingstone. Mais comme, cela fait des années qu’il est traqué dont 7 passées en internement (depuis 2012) dans une représentation diplomatique inviolable. Mais dit-il, qu’après le revers quand il a été lâché, ses communications et sa chambre ont été continuellement espionnées, sans respect de son intimité.

Les révélations de Wikileaks, en 2010, restent un modèle de production journalistique risquée. Mais elles sont d’un professionnalisme qui préfigure les pratiques honnêtes au temps de la technologie informatique. Pour cerner leur exacte caractéristique, il s’agit bien d’alertes sur des cas avérés de tueries et de contrôle des communications des populations.

Divulguées des informations, même fausses concernant la Chine ou bien la Russie, n’est pas si dangereux que d’apporter des preuves de crimes de guerre commis par les USA. Du moins, c’est la déontologie de la presse corporatiste qui a trahi non seulement Assange et bien d’autres lanceurs d’alertes. Voire, ce sont bien les journalistes qui livrent des peuples au terrorisme ainsi qu’à des malheurs.

Bien montrer la surveillance faite aux populations prétendant à la belle démocratie, alors qu’ils sont scrutés, sans même être averties comme les Chinois...

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