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Algérie : Rentiers et ancêtres redoublent de férocité... La moudjahida Djamila Bouhired revendique plus de privilèges !



La manne pétrolière, plus faste, aiguise les appétits.


lundi 21 décembre 2009
par Azouz Benhocine



La combattante BOUHIRED Djamila...

Parler des moudjahidine n’est pas chose aisée. D’une délicatesse à nous faire tourner et mesurer le mot, plusieurs fois, avant de le dire ou de l’écrire. Il n’est jamais facile de bien dire la vérité envers ceux qui servent d’exemples aux générations montantes.

Mais l’esprit critique nous oblige, de ne jamais croire que c’est pour une licence de taxi, de café ou d’autres kiosques à tabacs que nos ancêtres de la guerre d’Algérie, ont pris les armes. Car c’est injuste que l’aspiration de liberté devienne le marché des parasites !

IL Y A DES MOUDJIDINE QUI NE VEULENT PAS DE LA RENTE, N’ONT PAS D’ATTESTATION COMMUNALE ET LA REFUSENT. ILS DISENT : « Je n’ai pas fait mon devoir pour prendre des privilèges par rapport aux autres citoyens de mon pays ! » MAIS LE PEUPLE, qui les considère les plus honnêtes, NE LES ENTEND JAMAIS !

Et les autres, de plus en plus prédateurs, voraces et truands, ces anciens qui ont libéré le pays, ont-ils perdu l’honneur et le sens du combat ?

Vénaux, rentiers et inassouvis d’avoir les premiers pris, plus qu’il en faut, de la faste manne pétrolière. Les voilà encore de retour quand le baril refuse de se laisser brader à moins de 70 dollars. Le flaire de connaisseurs qu’une aubaine s’accapare. Et ne se partagent que les vaches maigres !

La morale de la guerre pour l’indépendance de l’Algérie, n’est plus pour la patrie quand l’argent facile aiguise les dents et gonfle les ventres. Vouloir gagner plus, dès lors que le pays respire un peu d’oxygène, est antipatriotique. L’esprit et la lettre de novembre semblent bien dater d’un millénaire révolu.

Pourtant les rentes sont toujours là, alors que certains mâchouillent de vouloir encore plus.

Les années de privilèges ne sont pas encore terminées. Et ont l’air de trop durer éternellement dans même l’indécence. Les générations semblent se prolonger et se multiplier avec les héritiers, fils (sans les filles) de moudjahidine et de chouhada. Avec les fameuses fausses attestations communales, les bandits de grand chemin inscrivent ce papier honorifique parmi leurs meilleurs trophées. Et beaucoup l’ont en premier des documents de tous leurs dossiers, où qu’ils se présentent.

Les moudjahidines (maquisards) algériens sortent à la retraite avant les autres, compter aussi avec eux les enfants de chouhada (martyrs) qui anticipent leur fin d’une carrière… Pour entamer une autre encore plus commerçantes et pécuniaires vies professsionnelles. Le repos du soldat devait être pris à l’indépendance, pourquoi passer d’abord par les rouages, se faire employer gagner une rente de retraite et reprendre une autre activité, vu le jeune âge...

Les années où les banques leurs sont dévouées, comme une kasma de l’organisation corporatiste réservée aux anciens combattants. Et où tous leurs projets sont financés sans garantie et sans apport individuel, contrairement à l’éthique élémentaire à laquelle se soumet tout entrepreneur digne. Oh, mais la dignité s’est égarée avec l’argent de la corruption, dans les méandres d’un « personne ne sait quoi ? » On se tape même l’Hadj pour remplir les poches de la monarchie gardienne des lieux, avec cet argent détourné.

Les années où les moudjahidine sont périodiquement, tous les 5 ou 6 ou 10 ans, exonérés de tous dédouanements pour l’importation d’un véhicule, nous donnent la bassesse de la cause nouvelle du combat déclenché le 1er novembre 1954.

Ces années là, durent encore...

Humilié l’esprit et la lettre de novembre, tel est l’argument des VRAIS MOUDHAHIDINE qui refusent de se servir et d’être servis avant toute la collectivité nationale.

Le fils du colonel Amirouche, dénonce le système en place avec BOUTEF, il parle des FAUX MOUDJAHIDINE -anciens maquisards-

Courrier de Djamila Bouhired, parues dans la presse algérienne...

Un algérien qui croit bien faire, IL N’EST PAS LE SEUL !

A Monsieur le Président d’une Algérie que j’ai voulue indépendante

Monsieur,

Je me permets d’attirer votre attention sur ma situation critique. Ma retraite et la petite pension de guerre que je perçois ne me permettent pas de vivre convenablement. D’ailleurs, mon épicier, mon boucher, ma supérette pourront témoigner des crédits qu’ils m’accordent.

Il ne m’est jamais venu à l’esprit de compléter mes revenus par des apports frauduleux qui, malheureusement, sont très fréquents dans mon pays. Je sais que certains authentiques moudjahidine et moudjahidate sont dans la même situation, probablement plus critique. Je n’ai pas la prétention de les représenter ici, mais au poste où vous êtes, vous ne pouvez ni ne voulez connaître leur dénuement.

Ces frères et soeurs, dont l’intégrité est connue, n’ont bénéficié d’aucun avantage. La somme qui leur serait allouée ne pourrait dépasser les honoraires généreux attribués aux députés et sénateurs, ainsi qu’à vous-même et à tous les alimentaires qui vous entourent. Ainsi, je vous demanderais de ne plus nous humilier et de revaloriser notre dérisoire pension de guerre afin de vivre dans un minimum de dignité le peu de temps qui nous reste à vivre.

Avec mes sentiments patriotiques.

Djamila Bouhired Le 9 décembre 2009

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Lettre de Djamila Bouhired au peuple algérien :

Si je m’adresse à vous, c’est parce que, pour moi vous représentez ce peuple multiple, chaleureux et généreux que j’ai toujours aimé. Aujourd’hui, je me vois dans l’obligation de faire appel à vous.

Permettez-moi tout d’abord de me présenter. Je suis Djamila Bouhired, condamnée à mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger. Je me trouve actuellement dans une situation critique. Malade, les médecins m’ont conseillé trois interventions chirurgicales lourdes et coûteuses auxquelles je ne peux faire face : l’hospitalisation, les interventions chirurgicales, les soins, les médicaments et l’hébergement dans un hôtel, ne peuvent pas être couverts par ma retraite et la petite pension de guerre. Aussi, je vous demanderais de bien vouloir m’aider dans la mesure de vos possibilités.

Avant de terminer, je voudrais remercier chaleureusement certains amis des pays du Golfe que je considère comme frères pour leur générosité et leur compréhension, offre généreuses et spontanée à vouloir me prendre en charge, offre que j’ai dû refuser.

Avec tous mes remerciements aux sœurs et frères algériens et ma fraternelle affection.

Djamila Bouhired Le 9 décembre 2009