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VOYAGEURS MAIS TRAVAILLEURS DE PREMIER ORDRE.

Stratégie de Sarko : Le baiser de l’araignée aux fronts intérieur et extérieur.



Sale temps pour l’Immigration


mercredi 24 octobre 2007
par Azouz Benhocine


Mis en KO comateux, les sociologues émettent des balbutiements presque inexperts, récurrents d’amalgames avec l’incivilité ou la délinquance et même inintelligibles quand ils taisent toutes perspectives. Alors qu’offusquées les plus humanistes voix de l’opinion publique et affirmant une détermination élitiste, à propos du test proposé en cas de regroupement familial, manifestent subrepticement par « Touche-pas à mon ADN » le 15 octobre au Zénith.

Sarko était avec le maître du Kremlin quand la loi sur les séjours permanents des étrangers, pour bosser, en France a été soumise aux députés. Cependant avec frilosité et sans métaphore, Fardela Amara dégueule l’as en frasque majeure, parmi plusieurs discours caracolant sur le fil d’Ariane, afin de faire exister leurs diseurs.

La thèse continentale, à propos de la défense antimissile en Europe, pour laquelle Poutine suivi de beaucoup d’eurocrates et de partisans de l’union européenne refusent l’expansionnisme des USA, nous rappelle l’attractions de Bush sur le président français qui n’a pas encore clairement émis le point de vue français en la matière, oubliant l’essentiel de son voyage à Moscou.

Silence et surdité pour les bruits de bottes militaires américaines dans le Caucase et d’autres pays d’Europe de l’est. Le peu d’égard présidentiel accordé au passionnel débat sur l’immigration, est un laisser-faire délibéré à l’exécutif parmi les institutions qui s’intéressent à la chose immigration. Alors que la recomposition du tissu humain de l’hexagone est à l’épreuve d’un clivage pesant et couvé par des pans considérables de la société française : la ségrégation. Avec 56% des français approuvant l’établissement des tests ADN (1), il est rassuré de l’adhésion à sa démarche actuelle. (2)

Coïncidant avec le lendemain du 90ème anniversaire de la révolution bolchévique, la riposte du 18 octobre est vue en barrage au contenu droitier des réformes et non au sujet de l’émigration. Régimes spéciaux des retraites et tant d’autres dossiers mobilisent aux échéances de contestation, alors qu’un projet de société se dessine à travers le cas de repeuplement… L’immigration, cinquième roue de la charrette, ne peut mobiliser qu’en cas de panne circontacielle.

Sur le périple de l’expatrié…

Non ressortissant du terroir, formule chère à Le Pen, Sarko n’a pas assisté à l’inauguration du musée consacré à l’apport des exilés. D’ailleurs aucun, officiel ou subalterne, d’ascendance gauloise ou pas, n’est venu au cérémonial d’ouverture de ce lieu symbolique. Monument créé pour incarner la mission civilisatrice de la triste mémoire coloniale, cette galerie ambitieuse, de plasticité et d’esthétique tant qu’elle est muusée, tombe entre les mains d’une personnalité dépourvue de la controverse appartenance oppositionnelle. Jacques Toubon tentera de faire rayonner une image de tolérance envers les peuplades qui ont apporté, jadis, une force de travail dans l’existence contemporaine de l’œuvre France. L’heure d’ouverture de la cité coïncide exagérément avec le mode d’emploi, prononcé en Nième loi sur l’immigration, de la roue de secours.

Vache dans le pré, indifférente aux passages des trains, la gauche socialiste, après avoir été décapitée de quelques antennes qui dépassaient, patine et n’émet pas de contre-projet. Elle songe au risque de se faire déplumer davantage. Pourtant à en croire beaucoup de socialistes, c’est le seul mouvement social qui peut dégripper l’appareil socialiste ankylosé. Delanoë et Hollande ont pointé à l’inauguration, mais derrière eux, et certains de bien loin, les rangs de leur famille politique est un pataquès qui, capable de volteface et de reniement, ligote le PS. L’Elysée emprunte cette faille des contradixtion interne du PS, principale formation adverse, pour appliquer le baiser d’araignée suçant la sève de sa proie.

La thèse de sélectionner les émigrés, surtout les enfants qui-t-à les kydnapper du Tchad, potentiels par un test médicale vérifiant la parenté, sidèrent les citoyens français souffrant déjà d’une désarticulation du système de santé : manque de praticiens, débordement des urgences, déficit de la caisse des remboursement etc. La formule préconisée par la nouvelle loi augure que l’extraction d’une force de travail aux pays déjà en mal d’émerger, mais susceptibles d’offrir les enfants qu’ils ont formés, va être une extirpation à la hussarde de ressources humaines. Une déportation inversée de ceux qui maîtrisent la langue, auront les moyens et respectent les règles… présentées républicaines.

C’est d’ailleurs un certain lepénisme sans Le Pen qu’on connaît à l’ancien maire de Neuilly qui a fait de cette localité une zone, au regard de quinze ans de règne, d’exclusion du logement sociale généralement attribué aux emigrés. Lepénisme avec le mot racaille jetée en allumette dans la poudrière Banlieue. Ce ne sont pas les ministrables qu’il a trouvé parmi la seconde génération qui démentiront ses convictions temporellement instruites, ou inspirées, de son origine hongroise. La discrimination positive ou l’option d’immigration choisie sont la face et le pile d’une même pièce. Fort déjà d’un ultra-pragmatisme de droite, Sarko est bien l’auteur d’une approche dynamique, en remettant sur table le dossier sulfureux de la présence permanente des étrangers sur le sol français. Même si la politique de l’exécutif qu’il mène, devant son premier ministre accablé de figuration, bute un jour d’être contre-productive, il pousse le taureau dont l’arène. Alors que des chaloupes de fortune chavirent avec des centaines de clandestins dans la zone des îles canaries et autres eaux houleuses.

…La meute aboie.

Alors que la gestion démographique est déjà sous la pression sociale en matière de logement rehaussée d’un chômage qu’on comprime, à coups de statistiques soupçonnées d’illisibilité au point de préconiser leur diffusion tous les trimestres au lieu de chaque mois, et tant la résorption reste seulement espérée. Paradoxalement l’anticipation veut que la France est au besoin (3) d’émigration même si les sans-emplois sont nombreux. Et pour tout de suite le manque de main d’œuvre, dans les services à la personne, la santé, le tourisme, le travail saisonnier agricole, la recherche scientifique et le bâtiment, est flagrant. Des spécialités manquent. Les chômeurs actuels, y compris les intermittents du spectacle, sont devant le projet du haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, qui a réfuté que les sans-papiers soient exclus des hébergements d’urgence que l’article 21 du projet a tenté de faire passer. Ce dernier compte convertir les inscrits au Assedic en laborieux, une mutation louable si elle éternise les emplois comblés... Puisadoptés par les catégories aux aptitudes peu enclines à aller bien vers des tâches sous-payées et réservées aux autres...

Alors que la longévité de la population racle les caisses de la Sécu, la nouvelle mouture conditionne l’arrivée de travailleurs aux ressources suffisantes de leur installation. Aussi bien le salaire que le logement sont paramétrés selon les membres d’une famille qui débarque. En activité, ces arrivants contribueront financièrement à la continuité du système de couverture qui se doit aux cotisations auxquels ces émigrants participeront. Alors que le trou de cette même caisse, établi depuis déjà des années, fait penser plus et surtout à l’allongement de la durée de vie des habitants du pays. Seuls les nouveaux emplois permettent de renflouer le moribond trésor, chargé d’assurer la bonne santé à la première valeur sociale, le travailleur.

Certainement insurmontable par les concernés cette obligation, d’avoir des moyens pour venir travailler en France, aliène une caractéristique vitale en s’aveuglant en matière d’habitat. Puisque SOS racisme connaît le précédent du refus de vente d’une maison à un français d’origine magrébine et plusieurs agences immobilières ont été épinglées de leurs mentions PA et PN (Pas d’arabes, Pas de Noirs). Surtout que l’origine des travailleurs qui se déplacent et apportent réponse au manque de main d’œuvre, financeront la sécu de nouvelles cotisations et rajeuniront la population avec la forte natalité dont ils sont capables. Les émigrants ne sont jamais dotés de moyens pour acheter un habitat, même quand leur pécul le permet...

Principaux liens vers documents et institutions :

 1- Ministère de l’immigration, de l’Intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement. http://www.premier-ministre.gouv.fr/iminidco/salle_presse_832/discours_tribunes_835/immigration_identite_developpement_trois_56644.html

-2- Le Centre d’analyse stratégique l’a étudiée dans un rapport intitulé « Besoins de main d’œuvre et politique migratoire » (mars 2006). http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/immigration/besoin-main-oeuvre.shtml

 3- Rapport de Sophie Boissard, directrice générale du centre d’analyses stratégiques, mai 2006, intitulé : BESOIN DE MAIN-D’OEUVRE ET POLITIQUE MIGRATOIRE, pour le compte du premier ministère.

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