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Le désert des informations locales dans l’ère de l’actualité numérique



Place dégagée pour la désinformation et à la propagande contre le socialisme


jeudi 13 juin 2019
par N.E. Tatem


Place à la rumeur sur les médias sociaux, alors que l’humain n’a aucune force pour avoir ce qui lui est vital. Il ne sait rien sur ce qui passe dans l’assemblée de sa commune et il est livré comme une proie aux manipulateurs qui jouent avec des sujets d’ordre national où s’affrontent les politiciens véreux de leur régionalisme, monopole sur les revenus publics et incompétence à valoriser la chose publique.

Une grande perturbation a frappé l’industrie de l’information avec l’apparition d’Internet grand-public lors de la fin du dernier millénaire. Plusieurs débats sont ouverts actuellement sur l’avenir du journalisme et sa nouvelle spécialité qui le cheville à la diffusion numérique de ses échanges. Les grandes mutations de l’époque sont la montée du populisme, l’instabilité économique et politique ainsi que l’avènement des trusts géants dans le domaine de la technologie sous toutes ses formes.

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Nouveau rapport 2019 de Reuters Institute.
Ce rapport fournit de nouvelles informations importantes sur des questions clés, notamment :
- la volonté des gens de payer pour être informés
- 2 Les applications de messagerie privée pour recevoir les infos.
- 3 et le rôle important les médias du monde entier.

Parmi ces interventions, d’un rapport pour 2019 balancé sur le Web par Par "Reuters Institute" (qui est à sa 8ème édition) et "University of Oxford" qui s’intéresse à la consommation des nouvelles, après un sondage mené auprès de plus de 75 000 personnes dans 38 pays. Consulter ICI. Le document relate que les gens acceptent de payer pour être informés. Ils veulent recevoir par messagerie privée ce qui les intéresse. Et ils aspirent à ce que les médias aient de meilleurs rôles.

- 10 ans que Populi-Scoop est en ligne : l’escale du marcheur qui ne se retourne pas 17 janvier 2019

Alors que l’intérêt du public est dans les paradigmes d’une presse qui recèle la promiscuité avec l’environnement. On se demande si voter ou rechercher de faire de la cité où vit-on un meilleur endroit, doit être construit et désigné par les médias ? Les nouvelles qui concernent la population sont celles qui lui sont proches et non celles qui n’apportent aucun soin à l’équilibre de la société.

La possibilité d’avoir une presse locale s’amenuise avec l’inondation des commentateurs plagiaires. Ceux qui se prennent de forte intellectualité, alors qu’ils qui utilisent des passages d’autres croqueurs, déjà eux, ces derniers, sont en mal de se conformer aux chapelles qui les nourrissent. Une couverture des faits des régions a peu d’échos par rapport aux prêches d’analystes des informations internationales, présentant le Monde sous l’angle d’effacement des frontières alors qu’elles sont plus hautement érigées.

Quelle presse peut exister à l’ère d’Internet ? Des titres qui s’assument sur le plan matériel, notamment recouvrir convenablement des salaires leur incombant, ont d’énormes difficultés pour exister. Question qui a été déjà posée, à propos des revenus notamment de la publicité. Peu de réponses ont judicieusement répliqué. Puisque la mission d’informer n’est pas exactement celle de faire de la réclame commerciale.

- L’avenir des "Fake News" entre les mains du public averti : notre sondage continue. 7 janvier 2019

Le débat sur les médias à l’ère de la digitalisation est arrivé au point de rencontrer la désinformation à grande échelle. Ce qui ne satisfait pas les curieux et à même de diriger la pensée s’adonnant analystes qui pourtant devait être critique. « L’infox » qui est aussi dite « fake news » est d’une ampleur pompeusement augmentée par les réseaux sociaux, mais elle se diffuse bien assez.

Notre projet Populi-Scoop dit long par son acronyme, mais c’est insuffisant pour expliquer notre vocation de support de presse alternative. Nous produisons des informations et diffusons de l’actualité dont la pertinence n’est pas prioritaire dans les titres et organes traditionnels et corporatistes. Mais ça n’explique pas tellement nos choix et ne définit point, envers le public qui nous lit ou suit, notre ligne éditoriale.

Le passage au numérique a favorisé non pas seulement la désinformation, mais a porté sur les réseaux d’autres tendances, rarement des positives. Telle la vitesse de parution en ligne ou bien la multiplication des sources communautaires sont constructifs. Cependant la diminution des titres consacrés à l’information locale, depuis qu’Internet aligne les médias aux sujets de la nation et d’autres pays…

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