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De la LCR au NPA, autopsier le programme pour luire le lifting de façade.



Besancennot taze la LCR avec le NPA


vendredi 6 février 2009
par N.E. Tatem


Si le repli de l’Internationale Trotskiste, du nouveau parti accouché par la LCR, n’a rien à voir, d’un point de vue du programme envers son champ d’action matériel, avec la France. La France, quant à elle, observe que les idées proposées à la société, sans distinction de ses composantes, sont d’une rigueur digne de clarté, le moins qu’on puisse constater. Mais qu’en est-il exactement ? Les points essentiels, de l’orientation du Nouveau Parti Anticapitaliste, passés au crible.

Depuis le 5 février 2009, s’est tenu à la plaine Seine Saint-Denis le congrès constitutif du Nouveau Parti Anticapitaliste dans la continuité de la Ligue Communiste Révolutionnaire.

Le même jour, en fin de journée, le président Nicolas Sarkozy a parlé pendant 90 minutes pour : certains disent donner des réponses aux inquiétudes exprimées lors de la méga-manif du, jeudi passé jour-pour-jour, 29 janvier. Et pour d’autres, pour maintenir le cap des réformes… Et c’était vraiment, lors de cette intervention où le profil bas des journalistes a choqué les téléspectateurs, d’une part nourrir le loup pour ne pas l’enrager avec la mesure du retrait de la taxe professionnelle qui, maintenant va priver les collectivités locales d’une rubrique de recettes budgétaires, suscitait, croit-on, les délocalisations. Et d’autre part amadouer le discours décadent du mépris envers les syndicats exprimé à travers « quand il y a grève personne ne se rend-compte » en tentant une pédagogie sur la crise inéluctable au capitalisme. Ainsi que proposer 1 milliard et demi d’euros pour relancer la consommation, une concession non encore mesurée à sa juste valeur, et bien sûr tenter et promettre d’ouvrir un dialogue, en prenant rendez-vous pour le 18 février, avec les porteurs d’un mouvement social qui a les troubles sociaux en perspectives dans la spirale de la récession.

Etoile montante dans le champ politique français, le jeune facteur a déjà hérité d’un leadership clé-en-main d’Alain Krivine sur la Ligue Communiste révolutionnaire. Depuis il a pu donner une image de proue d’un contestataire plus sympathique, de part sa frimousse juvénile. Tout en gardant, jusqu’à ce jour de congrès où le retrait de l’Internationale Trotskiste sera prononcé, l’essentiel idéologique d’une gauche radicale que l’opinion s’empresse de qualifier d’extrémiste. Si le repli de l’Internationale Trotskiste n’a rien d’un point du programme envers le champ d’action du nouveau parti. La France observe que les idées proposées à la société sont d’une rigueur digne de clarté, le moins qu’on puisse constater. Mais qu’en est-il exactement ?

Besancennot et la naissance du NPA

Besancennot aux 4 vérités

Les grands points du programme du NPA sont une continuité des éléments qui préfiguraient les plans d’action de déjà l’ex. LCR, comme pour garder la page ouverte ou préserver un patrimoine moral. Cependant l’étonnement est grand avec un anticapitalisme qui doute du socialisme et même du communisme. Ces deux variantes sont attendues pour grossir les rangs du NPA, qui propose :

1-Les nationalisations, qui génèrent, chacune selon son objectif, depuis des lustres des alliances dans le même camp, ne sont pas certainement la copie conforme des autres formations politiques de gauche. A savoir l’étatisation est globale et sélections des entreprises répondant aux besoins quotidiens : transport, énergie, l’eau, l’école, la santé et bien sûr la poste. En matière d’industrie et des nouveaux investissements susceptibles de formuler une relance plus créative, il y a une indigence flagrante et inadéquate avec le volet scientifique qui a toujours placé la France aux premières loges des civilisations contemporaines. Et d’où surgissent souvent des richesses et des modes de sociétés…

2- Le SMIG à 1500€ n’est pas aussi un trait qui puisse singulariser le NPA. Cette question cruciale des salaires n’a pas apporté d’innovation, de peur d’aller à la surenchère. Ségolène a songé un moment mais s’y détourna en plein campagne, ce qui laisse beaucoup croire à sont échec. Ce seul légitimant qui a trait à une grande majorité de français, pouvait permettre à la plateforme NPA de se distinguer de ses paires de la gauche. Elle est restée en perte d’exergue. L’interdiction des licenciements relève plus d’une vision populiste du fait de la balancer comme une généralité que d’une procédure sélective envers l’état de santé des entités économiques qui n’ont que cet acte douloureux à commettre ou la banqueroute.

Alain Krivine, le fondateur de la Ligue Communiste Révolutionnaire

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3- L’appareil institutionnel est proposé à transformation. Outre la suppression du Sénat, le bannissement du cumul des mandats ainsi que la rotation entre acteurs de la vie politique. Or même sur ce point, il est plus question d’expertise des intervenants au niveau décisionnel que de partage du pouvoir. Ceci augure une transformation aux retombées inimaginables… Une aventure.

4- En matière de finances, puisque la crise squatte l’ancien système banquier, l’étatisation totale est préconisée sous le contrôle des travailleurs et des usagers. Le dépassement de la situation actuelle en la matière est peut-être perçu par une bureaucratisation. Dans ce cas de figure qui parlerait d’investissements viables ? L’aspect essentiel de l’actuelle crise inspire de faire table-rase de pratiques négatives, mais caser l’entrepreneur fondateur de l’unité productive dans les usagers donc décideurs ou partenaires en financement, ne relève pas de sa mission ou profession originelle ?

5- Ecologie : L’abandon du nucléaire est une autre salade verte qui lorgne à ne pas se départir, prendre distance, de la même famille politique où les communistes présentent une bien meilleur représentation. Déjà que les verts, ou José Bové, existent grâce à une suspicion basée sur le fameux principe de précaution, qui lui loin s’en-faut n’interdit pas pleinement toutes activités mais suscite un contrôle avant que ne se dévoilent les incidences néfastes. Mais comme il ne trouve point de réponses aux besoins qui accablent l’humanité en matières alimentaire et énergétique, il est à ,la source d’arsenaux juridiques pour les cas avérés néfastes. Même le volet scientifique de ses disciplines n’a pas son dû d’attention dans le but de perfectionner les données qui enrichisse l’existence humaine.

6- UE (Union Européenne) : Si une ambigüité reste à élucider dans ce programme NPA, c’est bien celle de la participation des populations au destin commun. Même du point des conversations entre les peuples (environ 30 langues) pour une construction plus sociale, qui a été à l’origine du non français contrairement à d’autres pays où les votants ont agi par nationalisme, le parti naissant n’a pas encore une formulation. Le contenu d’un nouveau pacte est encore plus vague, c’est-à-dire qu’il n’est pas clairement avancé pour accélérer la volonté populaire continentale, chose qu’aucun citoyen européen (sic) ne semble tourner le dos à l’union si elle lui réponde à des solutions de développement continuel.

Olivier Besancennot

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7- Sur le plan culturel : L’engagement prenant en compte les expressions, la création et l’orientation des contenus pour supplanter les retards français, est absent. Donner ou rendre accessible les patrimoines et répertoires existants n’a pas, par le passé, désenclaver ou donner de la considération aux cultures enrichissantes et nouvelles. Le cinéma ou la télévision, y compris la littérature, sont peut-être secondaires devant les préoccupations politico-économiques dans le programme NPA. Pourtant c’est à partir de cette intelligence, la culture, que naissent les mondes idéaux et les richesses auxquelles aspirent les populations et les travailleurs en premiers.

8- L’enseignement supérieur, s’apparente au parent pauvre de ce programme. Juste une opposition aux décisions de l’actuel pouvoir UMP, d’où un déficit de propositions véritablement ancrées dans la connaissance de ce domaine hautement élitiste et au raffinement dans le savoir le plus poussé. L’autonomie et la concurrence entre les universités ne sont de mise. A se demander où habiterait un stimulant pour aller de l’avant dans la recherche et l’amélioration de la formation.

9- La cellule familiale : Si la parité entre hommes et femmes est devenue une unanimité de toutes les tendances dans les champs politiques mondiaux quelque-soi le pays, la conformité entre tous couples sans distinctions mérite encore un débat où la population doute encore. Et là, si le principe de précaution en matière d’adoption est loin d’avoir tranché, les psychologues restent eux de leurs côtés encore dubitatifs. Tant pour l’expérience humaine multiséculaire qui a démontré à partir de l’idée de procréation, avant celles relevant du suivi étroit des praticiens de la sociologie humaine. Il est fondamentalement établi, aux delà des libertés et de la commune position de la gauche française en général, que l’accouplement homme/femme soit encore celui de toutes les espèces. Sans une action sociale et sanitaire élaborée pour un suivi de longue haleine dans le suivi de l’équilibre psychologique des enfants adoptés au sein des couples homosexuels, ce point peut générer des décantations au niveau de la gauche en matière de la construction de la plus ancienne entité qui a fait l’harmonie de l’humanité et de son parcours.

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