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Basta au clivage de l’islam ibadite-malikite à Ghardaïa !



Libres meurtriers dans la nature des portes du Sahara.


mardi 28 juillet 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


Alors que le docteur Kameleddine Fekhar entame dans l’indifférence sa seconde semaine de grève de la faim, une personnalité arabe et 11 autres individus ont été arrêtés par la police. Le premier est un militant berbère, sorte de résistant à une imaginaire invasion arabe, qui voit sa communauté mortellement agressée par des hordes de jeunes que l’exode rurale a exclu d’une insertion dans la radieuse cité qu’est Ghardaïa. Et le second, libéré après quelques heures, a été présenté au procureur, est à découvrir ?

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Nouvelle de Ghardaïa : Basta à l’islam sectaire !

@JoachimRücker président du Haut-Commissariat des droits de l’homme #ONU basé en SUISSE Signez la pétition ici

Des sources policières locales, de Ghardaïa, et centrales du ministère de l’intérieur, ont affirmé l’arrestation du président de la « fondation des Chaâmbas », un certain Bouamer Bouhafs le dimanche 26 juillet par la police. Sa fondation est de statut connu dans la réglementation associatif, mais à vocation de promouvoir le communautarisme selon son sigle. Pour une fois l’enquête, sur les violences qui ont endeuillé la Vallée du M’Zab, prend une nouvelle direction, que celle qui avait l’air d’être injuste.

Nous avons suivi depuis des années les faits de "Ghardaïa" en Algérie : notre dossier : tous nos articles..

Le bouc-émissaire mozabite, tout trouvé pour ces troubles est une figure de la vie politique locale et nationale. Monsieur Fekhar croupie dans les geôles, alors que les militants humanitaires s’inquiètent de son sort. Quant aux autres 11 personnes, appréhendées avec le personnage qui est présenté comme un « notable arabe », vraisemblablement elles ont été relaxées.

Notons que ces arrestations ont eu lieu dans un lieu public et même institutionnel, alors que Bouhafs Bouamer se réunissait avec les autres personnes sans autorisation. Une enquête est diligentée sur l’objet de cette réunion attribuée à la « fondation des Châamba ».

Alors que la vocation de cette "fondation" n’est pas déterminé, les sources policières ne désirent pas s’exprimer, si quelque chose se préparait ? La nature improvisée de cette rencontre, dans les circonstances de tensions que connaît la région, est à élucider ?

L’isolement du bouc-émissaire trouvé par le pouvoir et la paresse de la justice ; un algérien dans des geôles malikites...

Le cas de Kameleddine Fekhar n’est pas pris en charge par les ONG, en Algérie l’accusation de la "main étrangère" bloque la solidarité internationale. Le régime a instauré un paranoïa, mais aussi ces ONG ont aussi défendu des terroristes que les Algériens ont connu... Accusé à la sûreté nationale, le médecin est maintenant des Algériens des plus isolés...

Pour une fois, se distingue les nuances des pratiques sectaires de l’islam à Ghardaïa. Bouhafs était un inconnu, malgré les interviews de pleureuse qu’il a donné à certains sites d’informations algériens. Il appartient au camp de l’islam malikite. Et le docteur Fekhar, relevant des autochtones berbères, défend un islam ibadite.

Souvent en Algérie, le refus des clivages cultuels et culturels est emballé par le « nationalisme attardé » basé sur la négation des réalités qui dépassent son archaïque et étroite idéologie. Cette fois, l’islamisme institutionnel du ministère devra, malgré lui, trouver une forme de laïcité entre deux interprétations de rites liés à l’islam que la constitution est censée protégée.

Depuis décembre 2013, dans la grande cité du Mzab, Ghardaïa, les heurts sanglants se multiplient entre Berbères et Arabes. Le poids de la religion ne respecte aucune autre considération, y compris celle et surtout de l’unité nationale. Basta !

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