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Jimmy Carter indésirable en Israël, y sera prochainement



L’ancien président américain reprend son bâton de pèlerin pour la paix !


mercredi 22 avril 2015
par Azouz Benhocine


C’est l’un des démocrates américains qui agacent l’Etat hébreu, pour leur quête de la paix au conflit israélo-palestinien. C’est le cas de Barack Obama qui a été désigné hostile, dès sa candidature, et visé par le lobby sioniste. S’il n’avait pas été un jour président des Etats-Unis, Jimmy Carter aurait-été interdit de se rendre auprès du dernier colonialisme de peuplement sur Terre. Carter arrivera dans les 10 prochains jours, pour des rencontres avec les dirigeants israéliens et palestiniens. Un voyage polémique, controversé et subversif...

La date n’est pas encore connue, Jimmy Carter effectuera un voyage dans la région du Moyen-Orient et se rendra à Gaza. Comme il rencontrera des personnalités israéliennes, pour tenter, encore une fois, de défendre la légalité internationale et relancer le processus de paix.

Nous avons publié sur POPULI-SCOOP des articles qui relatent les démarches de cet ancien locataire de la Maison Blanche, dont on dit qu’il n’a eu droit qu’à un seul mandat à la tête des Etats-Unis, contrairement à Obama qui effectue deux, à cause de la paix qu’Israël rejette.

Articles sur Jimmy Carter et le conflit israélo-palestinien
- Crime contre les droits de l’homme à Gaza , Par Jimmy Carter.
- Jimmy Carter à la rencontre du hamas palestinien...
- Jimmy Carter, retour au Proche-Orient d’un émissaire qui anticipa.

Un haut fonctionnaire de la diplomatie israélienne a déclaré sur Channel 10 (une chaîne de TV israélienne créée en 2002), que Jimmy Carter est "un désastre pour Israël". Et que tous les dirigeants israéliens devraient s’abstenir de le rencontrer lors de sa prochaine visite qui n’a pas été bloquée par le refus.

Le fonctionnaire a également précisé que si le premier ministre Netanyahu et le président Reuven Rivlin ont refusé de le recevoir, son déplacement est autorisé. Nonobstant Israël a approuvé la demande de Carter pour visiter la bande de Gaza, les personnalités israéliennes commencent à s’exprimer.

C’est ce ministère, des relations extérieures, qui avait demandé, sous la houlette du chef du gouvernement Netnayahou, au président Israélien de ne pas recevoir Jimmy Carter. Reuven Rivlin l’avait auparavant à deux reprises, notamment en 2009, quand il était à la tête du Knesset (parlement).

En raison de ses "positions pour la paix", devenues de plus en plus virulentes ces dernières années et ouvertement critiques sur la politique d’Israël et de Netanyahu, Carter est devant une mission des plus délicates. Pourtant, malgré son âge, il maintient de faire ce déplacement sous le regard des diplomates en panne et des médias maintenant la chape de plomb sur la liberté du peuple palestinien.

Parmi ces dernières sorties, pendant la guerre d’Israël avec le Hamas à Gaza, en été dernier (2014), Carter a chargé Israël. Il a dit qu’il n’y avait « aucune justification dans le monde pour ce que fait Israël. » Il a publiquement accusé Netanyahu de bloquer toutes les étapes menant à une solution à deux Etats et de travailler uniquement vers un « Grand Israël ».

Comme il s’est exprimé dans un Tlak-Show très suivi, de Jon Stewart intitulé le Daily Show, à la TV : « qu’Israël devrait renoncer à la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est, alors les Palestiniens, Assurez-vous, s’engagent sans équivoque à la liberté d’Israël à vivre en paix à ses côtés » .

James Earl Carter, Jr., dit Jimmy Carter, né le 1er octobre 1924 à Plains (Géorgie), est un homme politique américain. Il est le trente-neuvième président des États-Unis, de 1977 à 1981. Son mandat est marqué par d’importantes réussites en politique extérieure dont les traités sur le Canal de Panama, les Accords de Camp David (le traité de paix entre l’Égypte et Israël), le traité SALT II sur la limitation des armements stratégiques avec l’Union soviétique et l’ouverture de relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. En politique intérieure, son gouvernement a permis la création du département de l’Énergie et du département de l’Éducation et a renforcé la législation sur la protection environnementale. Mais à la fin de son mandat, ce qui fut interprété comme de la faiblesse de sa part dans des crises comme celles des otages de l’ambassade américaine à Téhéran, l’intervention soviétique en Afghanistan, ainsi que les conséquences économiques du Deuxième choc pétrolier et des nouvelles stratégies boursières sacrifiant l’emploi à la rentabilité, lui coûtèrent de nombreuses voix, et il ne fut pas réélu.

Depuis son départ de la Maison-Blanche, il s’est proposé en tant que médiateur de conflits internationaux et il met son prestige au service de causes caritatives. En 2002, il reçoit le Prix Nobel de la paix en récompense de ses « efforts pour résoudre les conflits internationaux par des solutions pacifiques, pour faire progresser la démocratie et les Droits de l’homme, et pour promouvoir le développement économique et social ». Il se distingue également en littérature politique, étant l’auteur de nombreux livres. Il est actuellement le plus ancien président américain encore en vie. (source Wikipédia)

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