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Enusra prend Iblid, nouvelle catastrophe humanitaire en Syrie



Les aides étrangères au terrorisme crée une nouvelle complication aux syriens


mardi 31 mars 2015
par Azouz Benhocine


Au lieu de bénéficier des frappes de l’alliance internationale, guidée par les Etats-Unis, contre le Daesh, le pouvoir syrien, que Bashar El-Assad tient d’une main de fer, vient d’encaisser une défaite militaire à Idlib. La faction islamo-terroriste "Djabhet Enusra", affiliée à Al-Qaïda, s’est emparée de cette importante ville, située non loin des confins avec la Turquie, après 5 jours de combats qui se sont terminés le samedi 30 mars 2015.

Voir en ligne : Notre dossier : SYRIE

Après la chute de Kobané, se situant à la limite même avec la Turquie, les islamistes armés qui opèrent tant en Syrie qu’au Liban, et qui sont plus connus sous le label « Tanzim Qa’Edat Al-Jihad fi Bilad Al-Sham ou al-Qaïda en Syrie ou aussi al-Qaïda dans le Machrek », ont remporté une victoire qui a surpris nombreux observateurs. C’est l’organisation la plus cruelle qui vise les syriens qui s’opposent à l’islamisme et les proches du régime.

Enusra se revendique aussi comme une faction de rebelles locaux ayant fait allégeance à Al-Qaïd, dès leur création en 2012. C’est l’organisation de prédilection que financent les monarchies du Golf Arabique, parallèlement à une représentation d’une opposition fantoche et n’ayant aucune influence sur l’évolution de la crise syrienne. En 3ème positions des organisations agissant en Syrie et aidées par des pays étrangers, le Front Islamique qui est considéré ayant le plus grand de combattants, dépassant les 60 000 hommes armés...


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Le premier effet est humanitaire, à l’instar de toutes les conséquences des victoires remportées par les terroristes dans le pays. Le constat vient du Coordonnateur des Nations Unies pour la Syrie, chargé des questions humanitaire qui sont la grande catastrophe subi par le peuple syrien depuis le déclenchement en 2011 de cette guerre civile. Il a déclaré que des dizaines de milliers de civils ont été déplacés, après que la ville du nord-ouest a été perdue par les troupes gouvernementales.

Selon Yacoub El Hillo, l’escalade des combats a provoqué outre nombreuses victimes civiles ayant perdu la vie, quelque 30.000 personnes ont fui leurs maisons. C’est l’un des grands déplacements massif qui s’est déroulé en l’espace des 5 jours de batailles, que la population syrienne subi. Un nouvel élargissement de la misère de cette guerre qui se complique encore davantage, quand on se fait à l’idée qu’il a fallu 5 mois de belligérances pour délivrer dernièrement Kobané, la ville voisine.

Le représentant de l’ONU, les personnes déplacées ont fui vers la province centrale de Hama, avec le gouvernement syrien fournir de la nourriture et un abri pour eux. Idlib est un point stratégique qui se situe dans l’axe routier qui mène à la capitale économique d’Alep. Cette dernière reste divisée entre combattants islamistes et troupes gouvernementales, avec des armes terribles et des destructions de cette importante et seconde ville de Syrie.

Selon le ministère syrien des Affaires étrangères, quelques 1000 usines à Alep ont été pillés et leurs biens volés transférés en Turquie, avec la pleine connaissance et la facilitation du gouvernement turc, pour soulever l’implication du pouvoir islamiste de Turquie dans les deux conflits régionaux de Syrie et d’Irak. Y compris la vente du pétrole irakien et syrien qui finance le Daesh.

Idlib est la deuxième importante ville de province à tomber entre les mains des islamistes armés, après à la chute de la ville du nord de Raqqah en Mars 2013. Alep est maintenant une cité dévastée. En Février 2014, les groupes d’opposition du Front Islamique, une autre organisation islamiste, ont revendiqué la responsabilité de la destruction d’une série de grands bâtiments historiques.

Ils’agit du palais de justice, de l’hôtel Carlton Citadel qui a été utilisé comme une base aux gouvernementale, l’ancien bâtiment du conseil de la ville, le Grand Sérail d’Alep, les deux Mosquée Khusruwiyah et Khan al-Shouneh, ainsi que bien d’autres souks.

Ce pays arabe, qui vit le terrorisme sectaire chiites-sunnites, est à sa cinquième année d’un conflit largement parrainé par des pays étrangers, dont les monarchies du Golf, la Turquie et les pays occidentaux. Il a jusqu’ici coûté la vie à plus de 215 000 personnes et des une destruction massive des biens et richesses.

Syria and Iraq 2014-onward War map.png
"Syria and Iraq 2014-onward War map" by Haghal Jagul - Own work w :en :Template :Syrian and Iraqi insurgency detailed map. Licensed under CC0 via Wikimedia Commons.

Carte de guerre civile syrienne et l’ insurrection irakienne   contrôlée par les rebelles syriens   contrôlés par gouvernement syrien   Contrôlé par gouvernement irakien   contrôlée par le Etat islamique d’Irak et du Levant (ISIL)   contrôlée par al-Nusra   contrôlée par les Kurdes syriens   contrôlés par les Kurdes irakiens   Territoire contestée

Al-Nusra Front battalion, Syria.jpg
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