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L’Afrique achète des armes, l’Algérie et le Maroc premiers acquéreurs



Un marché sans transparence où les intermédiaires servent les groupes clandestins


vendredi 20 mars 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


Selon des données diffusées par SIRPI (Institut de recherche sur la paix à Stockholm) l’agmentation de 45% des importations d’armes pour l’Afrique est due à l’Algérie et le Maroc en premier lieu. Ces deux pays sont suivis par le Soudan, le Nigeria et le Cameroun. Il n’y a pas que les Etats qui importent, ces compte-rendus révèlent que des groupes dits rebelles ont aussi leur quota dans ces achats.

Voir en ligne : Notre dossier : AFRIQUE

D’emblée, il faut préciser que ces informations sont difficiles à cerner avec précision, car ces transactions d’équipements militaires, en tous genres, ne se font dans une transparence pouvant permettre de bien les évaluer. Beaucoup d’experts, de bureaux d’étude et d’analystes font un travail de recherches délicats pour trouver des données qui restent approximatives.

En plus les fournisseurs, les pays industriels qui les fabriquent restent dubitatifs, pour étayer leurs ventes et les contenus de leurs contrats. Ces fabricants et les politiques qui les bardent du secret, jouent aussi la carte de la concurrence pour cacher les vérités de leurs marchés. Dans la même optique, les intermédiaires dans ces tractions sont encore plus anonymes alors que leur nombre a explosé.

Au niveau mondial, le commerce de l’armement a augmenté de 16% lors de la dernière décennie 2004-2014, selon l’Institut de Stockholm International Peace Research (SIPRI). La demande en matériel militaire, de chars, de missiles et d’artillerie est essentiellement aux pays africains plus que toute autre région du Monde.

Au premier plan ressortent 3 pays : Algérie, Maroc et Soudan. Dans le marché mondial de l’armement, il est établi aussi que les nombreux pays effectuant ces achats d’armement le font grâce aux revenus du pétrole. Et ils ne lésinent pas pour des armes de pointe dont ils doivent former leurs utilisateurs. Mais l’actuelle forte baisse du prix du pétrole met des doutes sur la continuité à dépenser davantage pour la défense.

Pour les deux pays d’Afrique du Nord, leur conduite d’achats d’armes est principalement incitée par la rivalité, de longue date, entre l’Algérie avec le Maroc. Le Cameroun et le Nigeria ont fait des "demandes urgentes" afin de pouvoir leur lutte contre le groupe rebelle islamiste Boko Haram. De même que l’implication de l’Ouganda, du Ghana et du Kenya dans les opérations militaires mandatés par l’Union africaine et l’ONU a également contribué à une hausse des importations d’armes.

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