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Attentat-suicide, à Manbij, en Syrie où meurent des soldats américains



Les actes de désespoir des éléments de l’Etat Islamique sont une fin de parcours...


mercredi 16 janvier 2019
par Azouz Benhocine


Le dernier attentat en Syrie qui ouvre l’année 2019 par son ampleur, a touché Les troupes américaines et a fait des morts. Annoncée par plusieurs médias et responsables de la région, l’attaque a eu lieu près de la frontière « syro-turque » a été revendiquée par l’État islamique.

Voir en ligne : Notre dossier Syrie

Cet attentat intervient après l’annonce du président Donald Trump, en décembre, du retrait prochain des troupes américaines de Syrie. Le locataire de la Maison Blanche, à qui on attribue de l’amateurisme, avait justifié ce désengagement, en assurant que l’EI avait été vaincu. Le-voilà donc pris au mot, avec un nombre élevé de victimes américaines.

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Certes l’EI est, depuis 2018, talonné dans des retranchements qui se réduisent encore de jour en jour. Ses éléments restent présents et visibles dans la ville orientale de Deir Ezzor, où il est acculé comme la seule cible d’une offensive des FDS. Les Djihadistes ont également trouvé refuge dans les espaces désertiques à cheval entre la Syrie et l’Irak.

La ville clé de Manbij, du nord de la Syrie, tenue par la coalition est dirigée par les États-Unis depuis 2016, a donc été le théâtre de cet attentat à la bombe portée par un individu. Le coup est signé par le groupe terroriste « ISIS » qui a été considéré terrassé depuis peu. Mais cette opération, qui a consisté à une approche d’un kamikaze, en provoquant une explosion par le suicide du porteur d’une veste piégée, dément l’entière défaite de Daesh.

Le site ciblé est un restaurant situé dans une rue très animée de la ville frontalière, Manbij. Jusqu’à la soirée, du mercredi 16 janvier, le bilan connu est de 16 morts. Sans préciser que l’on donne le nombre de soldats américains touchés qui s’avère être plusieurs. C’est déjà le plus meurtrier subi par l’armée américain depuis 2014, d’après les premières indications.

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Le porte-parole de la coalition anti-djihadistes menée par les Etats-Unis a reconnu le fait. Il s’est exprimé sur son compte Twitter, pour bien préciser la mort de militaires américains. « Tués dans une explosion alors qu’ils menaient une patrouille de routine… », il a précisé sans donner de chiffre.

L’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’Homme) qui est la source des actualités de la civile syrienne, pour ses contacts sur le terrain, explique. Il a avancé que deux soldats américains avaient péri, mais d’autres sources citant des témoins disent qu’il y au moins 4 et nombreux autres blessés. Ils sont rajoutés aux 14 autres personnes, dont le statut a été détaillé en 9 civils et 5 combattants d’une force « arabo-kurde ».

Le public syrien parle déjà de : l’attentat du restaurant du centre-ville. Manbij se situe au nord du pays. Le communiqué de Daesh a précisé que la frappe a été mené par «  le frère kamikaze Abou Yassine al-Chami  ». Le kamikaze a utilisé une veste d’explosifs au milieu d’une «  patrouille comprenant des membres de la coalition croisée  ».

Le Pentagone prétendait non-seulement d’avoir repris Minbij en 2016, avec ses alliés locaux dirigés par les Kurdes et d’avoir étendu son contrôle de la région, en 2017, en déployant ses militaires. Parmi donc ces derniers figurent les victimes. Les défaites de l’EI, en perdant des territoires, ne veut pas dire qu’il ne parvient plus à commettre des attentats meurtriers.

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