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Indigènes dans la république de #NuitDebout : les identités égarées !



Des Beurs et la citoyenneté progressiste, le racisme muet.


vendredi 29 avril 2016
par Gros Emile


Le mouvement « beur », en France de 1984, disait « on est chez nous ». Il est tombé en désuétude, ne trouvant pas les points d’insertion, de sa lutte pour la citoyenneté, dans des cadres appropriés. Après la « Marche pour l’égalité et contre le racisme », il ne s’est pas relevé. Maintenant avec #NuitDebout, une certaine gauche quête le ralliement à un même projet, les actions sociales disparates qui ne font pas jonction dans les cadres classiques. « Convergence des luttes », l’aveu pertinent peut-il fédérer les militantismes inactifs, en déroute et cédant à la dispersion…

Le slogan de Nuit Debout n’a pas de comité pour les personnes discriminées, malgré la force révolutionnaire du mouvement qui profile une société équitable. Le ressentiment rebutant s’articule sur l’islamo-gauchisme. A l’origine d’une anxiété identitaire et des cloisonnements communautaires, les religions sont, par la vertu des différences, le déversoir des racismes nationalistes. Ce qui caractérise des réflexes, que particulièrement l’islamisme (le programme politique qui pour projet la charia) alimente, préconisant l’autodéfense active en permanence, faute d’être à échéance sans identité. Les rétractions sur soi !

La question soulevée en 1984 fut, l’acte de naissance d’un antiracisme, première du genre en France. Des jeunes maghrébins descendants de l’immigration, se sont révoltés contre des pratiques répandues. En 2016, en joint-venture « arabe et islam » font le paradigme existentiel de ces français. Ce qui relance les discriminations qui, aux yeux des politiques et des médias, restent les péripéties d’une Histoire coloniale déplaisante. Cette dernière inexploitable et inexplicable quand les desseins de nation d’accueil n’ont pas changé et se gênent de leur vérité.

En 1984, cinq Maghrébins tués pour motifs racistes selon le Ministère de l’Intérieur. Et selon organisations de lutte contre le racisme, il y a 4 à 6 fois de crimes, wikipedia indique 21 victimes. Les situations de ségrégation, basés sur des repères de guerre coloniale, ont provoqué la sanglante couverture des souverainetés nationales par les territoires anciennement occupés. La présence des Palestiniens à NuitDebout de 2016, est ainsi l’expression d’une mémoire moins repliée sur la négation du colonialisme de l’heure.

De 15 personnes à Marseille à 150 000 à Paris : Le périple des polissons quêtant la citoyenneté.

Les jeunes français, dont les parents sont originaires d’Afrique du nord, sont encore exposés aux exclusions indécrottables L’impuissance de les désigner, est régentée par la décadence de la gauche française. Cette dernière ne construit pas l’assimilation des nouvelles populations, redoutant la réciprocité de l’aliénation culturelle. La sienne sommé de partager l’espace national et celle qui n’a pas pu s’infliger aux anciens colonisés d’ici et de là bas.

Les jeunes beurs, aux générations renouvelées, comptent ont des cercles solidaires pour progresser. Cependant plus virulents les partis politiques, et davantage les médias, alimentent ouvertement les ostracismes. Le FN (Front National) obtenant des résultats électoraux définit la portée les comportements des électeurs qui rejettent ces français de la zone... L’adhésion populaire dévoyée...

La revendication d’être Français en égalité avec les autres, a été d’abord isolée puis ruinée. Le mouvement de la marche de 1984 est passé sous le contrôle monopolistique du PS par une déviation appelée « SOS-racisme ». Cette dernière associe toutes les discriminations, sans distinguer celles écrasant les porteurs de la spécificité de l’identité maghrébine. Pourtant les études sur les CV de Mohamed et ceux de Dupont, disent l’écroulement des valeurs de la nation se targuant de hauts principes.

Continuant après la plateforme égalitaire originelle, le Collectif contre la double peine puis le Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB) se sont proposés à poursuivre, au nom de la minorité, une récrimination indiquant une partie des français. L’acceptation des nouveaux citoyens s’adresse à la société d’accueil. Les jeunes beurs aspirent foncièrement à actualiser les ressorts de leur requête spécifique, alors que l’ancrage de la marginalisation se fortifie, avec un islam à l’épreuve de moult ruptures...

Par le passé le mouvement des beurs prenait quelques facettes de son inspiration des Sans-Frontières, d’une communication avancée par Radio-Beur et du plus lointain du Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA), qualifié d’extrémisme de gauche.

Puis le Mouvement des indigènes de la République, traduisant l’appartenance à l’islam comme confession présente dans le paysage local, donne idée du beur visible. Alors que le clivage cultuel qu’à une nature de classe, le néanmoins français, de la quatrième génération, n’a pas besoin de garder le dos rond quand NuitDebout ne murmure rien à son sujet et des conditions inachevées !

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