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La modernité RDN, réveillée en 2019 en Algérie, continue le mouvement historique.



La répression du Hirak cherche le retour aux traumatismes du sombre passé !


jeudi 14 novembre 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ecouter l’article. La #RDN "Révolution Démocratique Nationale" qui a repris du service, avec le début de l’année 2019 en Algérie, a des origines historiques. Ses dernières sources sont le "mouvement "Barakat" de 2014 ou bien la présence de l’émigré Rachid Nekkaz sur la scène politique locale. Depuis 5 ans, la fermentation de la colère des nouvelles générations connectées au Web, a fait que cette RDN se ravive...

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

... Elle existait depuis 1900, au cœur même du colonialisme habité de sa contradiction d’illégitimité. Avec les inspirations de l’Emir Khaled et les 1ers syndicats des travailleurs, l’œuvre de Kateb Yacine a tracé une culture subversive. Les actions qui ont inspiré le mouvement national, projetant un projet de société algérienne moderne, en sont de toutes les époques. Sous occupation et après la libération, le combat pour l’émancipation et la liberté faisait école...

Le Hirak en Algérie a revendiqué une période de transition, afin de démanteler la mafia politico-financière qui associe la bureaucratie et les rentiers nationalistes, dans la gestion des affaires du pays. Chose qui n’a pas été suivie par les décideurs qui disent craindre une déstabilisation généralisée, alors que les caches d’armes et d’autres moyens de terrorisme sont quotidiennement trouvées.

- Conversion de la justice en Algérie : de la corruption à la servilité. 12 novembre 2019

Les bénéficiaires , comme la CIA et d’autres cercles manipulateurs locaux et internationaux, des principales ressources algériennes, utilisent la religion où sont affidés les islamistes pour réprimer la société civile. Rendre la démocratie serait un bain de sang, comme lors de la "décennie noire" et le « Printemps Arabe ». Ce qui est une bifurcation plausible, Hamrouche, ancien chef de gouvernement, a dit dernièrement, alors qu’il a été sollicité pour se porter candidat : «  … après 30 ans le terrorisme  ».

Le mouvement social qui a assuré l’armée algérienne, pour destituer le gang des Bouteflika du pouvoir, alors que l’institution militaire hésitait devant l’imprévisibilité du peuple. Finalement l’empêchement est déclenché pour le prétexte du 5ème mandat à l’invalide.

Plus largement, la rupture avec la 1ère république, accaparée par les « tuteurs historiques » de la guerre de libération, est l’aspiration populaire tenue incommensurable depuis des décennies. Pour mettre fin à la décadence et la corruption qui réjouissaient les catégories privilégiées.

Cette phase de transition pour laquelle les contestataires n’avaient aucun programme et encore moins un leader pour la mener, est difficile à prévoir. Elle a ouvert une continuité de manifestations qui se tiennent plus fortement les mardis et les vendredis. Aucune perspective de substitution aux dirigeants en place n’a été révélée par les frondeurs, parmi lesquels les islamistes, qui sont actuellement les mieux organisés, sont à l’affût pour s’emparer, avec les « Allah Akbar ! », du pouvoir.

Depuis le 22 février, l’agenda des militaires qui tiennent à doter le pays d’un raïs qui sera leur ministre de la défense, dont ils sont dépourvus et techniquement sans commandement constitutionnel. De son côté rien n’a pas changé de la gronde populaire cessante. Elle demeure plus active encore dans sa quête de l’évitement du programme d’urgence électorale, qui disputera le 12 décembre, pour un 1er tour aux 5 candidats sortis adroitement du sérail prédateur.

- La ruine des médias publics en Algérie, à cause des "Fake News" anti-Hirak. 10 novembre 2019

Les compromissions avec les rouages qui espèrent garder la main sur les centres de décision, sont multiples. La tendance de la société algérienne qui se revendique des traditions, comme le fanatisme sectaire des Zaouias, accompagné d’une faction connivente des islamistes qui se désignent en conservateurs, pour masquer leur projet de cruauté criminelle, soutiennent ouvertement le vote. Quant aux réactionnaires, liés à Daesh, Ex-FIS et AQMI, préfèrent noyauter les rassemblements des citoyens avides de progrès.

Les militaires, la bureaucratie et les partis politiques anciennement alliés derrière le régime, souhaitent que l’élection, du 12 décembre, préserve leurs avantages qu’ils désignent, comme partagés avec leurs cercles, par les « acquis nationaux » et même les « constantes ». Cependant les « Hirakistes » rejettent ce processus électoral qui, effectivement, remet au-devant l’emprise ancienne sur le palais présidentiel, d’où agit la cellule centrale dirigeante.

Dans ce clivage, la répression prend de l’ampleur. Les militaires et les bureaucrates tiennent à l’élection, tandis que la mobilisation exigent le préalable du départ du personnel qui a violé la mémoire des martyrs, initié l’islamo-terrorisme, détourné le denier public et travesti l’avancée de la RDN et sa modernité en « constantes » faisant l’interruption du projet national.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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