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Skybot F-850, le robot intelligent de Russie va seul à l’ISS...



En 2022, il sera le 1er pilote d’essai d’un vaisseau spatial.


jeudi 22 août 2019
par Hugo Mastréo


C’est aujourd’hui, 22 août, que voyagera seul le robot de 15 000 pièces, de diverses origines, qui fait une machine fonctionnant avec un système d’exploitation en temps réel, basé sur Linux. Il a été développé à Saint-Pétersbourg. Appelé Fédor ou Skybot F-850, il est d’ailleurs l’ouverture du grand potentiel de la robotique dans l’exploration de l’espace, alors que l’humanité lorgne aux cieux. C’est même une solution éprouvée pour les environnements dits 4D (sales, ternes, distants ou dangereux).

Voir en ligne : Notre dossier : Espace, Fusée et Robot

Placer un robot intelligent avec les équipages qui séjournent constamment dans l’ISS, et en orbite depuis 1998, sert grandement à faciliter les tâches à bord et à l’extérieur. Les Astrobees et Skybot précédents s’exerçaient aux travaux uniquement internes. L’activité extravéhiculaire, comme réparer une fuite, exige une bonne maîtrise. Elle peut, vu les conditions, durer longtemps en exposant les astronautes, dont le temps est très précieux, à des risques.

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Ce robot humanoïde russe a été révélé, jeudi 15 août, avec sa mission qui commence le 22 du même mois. En guidant, selon ce qui lui reste à pulser, le Soyouz MS-14 vers la Station spatiale internationale, Skybot F-850 réalisera la 1ère mission de pilotage robotisée qui restera une prouesse dans l’histoire de la conquête spatiale.

Par le passé il avait pour nom Fédor (Final Experimental Demonstration Object Research) et avec des caractéristiques améliorées d’anthropomorphe, il est devenu, un dispositif abouti. Son voyage n’est pas qu’un simple coup de publicité. S’il réussit ses tâches, il sera voué à un fabuleux destin. Depuis sa première version de 2014, il a connu une évolution aidée par l’IA (Intelligence Artificielle)

Tout le monde sait Roscosmos, l’agence russe, a des projets tant pour perpétuer l’héritage de la course pour l’exploration du ciel. Et les visions à long terme sont manifestement à l’origine de toutes les dynamiques concurrentielles. Auparavant, en 2012, un humanoïde américain Robonaut-2, conçu par NASA et General Motors, a été livré à la Station spatiale internationale. Et il travaille encore sur place, en cas de besoin.

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Mais c’est la 1ère fois qu’un robot sera assis à la place du commandant de la navette et pas embarqué avec les outils et les marchandises dans le compartiment cargo. Certains doutait sur ses performances, le qualifiant d’un appareil manipulé à distance.

C’est un robot accompli. C’est-à-dire une machine avec une programmation prédéfinie et des éléments d’intelligence artificielle. En toute autonomie il peut maintenir son équilibre, convertir les mouvements généraux en fonctions locomotrices distinctes et produire de manière indépendante ce qu’on lui demande.

Pour le cas de Skybot-F-850, il peut travailler en mode avatar obéissant à des commandes qui lui sont fournies d’un site distant. Comme il est doté de capacités de communication avec d’autres cosmonautes, notamment ceux présents au niveau de l’ISS.

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D’après, Alexander Bloshenko, conseiller scientifique chez Roscosmos, qui a répondu à une interview de la revue « Spectrum », il relatera les préparatifs avant le lancement. Il décrira ce dernier, couvrira le déroulement du vol et décrira tous ses paramètres ainsi qu’il fera le point des événements observés.

D’après ses concepteurs, Skybot F-850 peut communiquer sur n’importe quel sujet. Comme une personne, il serait même sociable et a le sens de l’humour. Il peut soutenir n’importe quelle conversation, répondre à une variété de questions, formuler des présentations et s’exprimer sur la philosophie ou l’espace.

Il est toujours en bonne humeur pour collecter des données sur son environnement et les paramètres qu’il capte et dont il sera exposé. Les premiers prototypes été gérés par un opérateur. Puis avec son système d’autoapprentissage, il s’est entraîné de lui-même pour être capable de se déplacer de manière autonome.

Equipé de microphones, de GPS (système mondial de navigation par satellite), de lasers de mesure de distance, de caméras, notamment thermographiques, et autres moyens sophistiqués d’auto-positionnement spécial, ce Skybot est censé aller jusqu’à identifier les travaux qui lui incombent, là où il se trouve.

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