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Discours paternaliste de l’armée algérienne pour une génération à la patience éprouvée !



Embarrassé d’être cité lors des manifs, Gaïd Salah menace la masse des révoltés


jeudi 11 juillet 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Manifestement le slogan « Etat civil et non militaire », scandé lors, du 20è vendredi, des manifestations algériennes, contredit totalement le « Khawa-Khawa » (fraternité) entre militaires et civils. D’où l’idée de traîtrise invoquée, lors du discours prononcé mercredi 10 juillet à Alger, par Gaïd Salah, le chef des armées. Cependant la compréhension des vétérans n’est pas celle des générations qui ont des éthiques loin des lignes froissées par la mauvaise gouvernance !

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Avec les manifestations des avocats tenues quasiment à travers le pays, jeudi 11 juillet, une préparation a été annoncée pour un 21è vendredi. Le clivage qui s’est déclaré depuis même l’orée de l’indépendance, entre la modernité et les obsolètes traditions parées des pseudos constantes nationales, revient de plus belle. L’opposition entre l’ancien et le nouveau tel une fourche faisant décider chaque Algérien sur l’une des voies qui ne se croisent pour s’affronter. Celle de la doublure du passé et celle qui pousse, gonflé de confiance, vers le futur inconnu.

En 2019, le club des anciens, sensiblement minoritaire devant la massive génération juvénile, retrouve la valeur d’une constitution qui n’a jamais été respectée, ceci d’une part. D’autre part, en convulsions contradictoires, partagées entre obscurantisme et magnificence de l’universalité, une jeunesse décidée, mais aussi ayant raboté l’existence de sa propre élite par l’usure des ferments identitaires mis à l’épreuve des cruautés théologiques et la prépondérance des populismes satisfaits du nationalisme passionné de terroirs inopérants !

- Ould-Abbas quitta son immunité pour amadouer la justice d’une Algérie en révolution. 8 juillet 2019

Quelques choses manqueraient au mouvement social et politique qui a refusé un 5è mandat à Bouteflika. Il a muté en révolution saisie par un projet démocratique adapté aux outils de la communication digitale et à la perspective de nation moderne. Mais il reste dépourvu d’expression émérite de porte-parole, de fondement organique et de projet prononçant la rupture et en conséquence le redressement appuyé d’une métamorphose consolidant la vie républicaine.

Les deux principales actions qui se coordonnaient, entre l’armée et les manifestants, ont divorcé. L’institution militaire jurent de parer aux aventuriers, notamment les terroristes dont l’islamisme a été isolé des protestations. Alors que les manipulateurs de cette tendance fomentent encore des complots avec "lives et streaming" de discussion via Internet. Aussi, ne comprenant rien de la signification du drapeau de l’amazighité, la haine discriminatoire a pris le dessus avec la répression de la justice des jeunes berbéristes...

Mi-juillet, la scène politique trépidante en Algérie. La confrontation, entre le passé et l’avenir qui était en place, comme feu sous paille, secrétait moult ambiguïtés. La spontanéité des composantes du Hirak manquent toujours de planning, à part « Yetnahou_Ga3 » qu’ils partent tous. En effet le vide laissé par l’éviction des clans de Bouteflika, devient aléatoire et angoissante incertitude.

Il faut commencer avec l’autocritique, afin d’être en outrecuidance avec la positivité du changement. Les noyaux qui organisent la dynamique du combat pouvant être consolider avec l’expérience, exigent le départ des surannés dirigeants. Mais sans augurer des successeurs infaillibles. Alors balayer les vieilles castes, sans formuler qui sont les successions, crée l’embarras de briser l’enchaînement fonctionnelle.

- Le vote du président avec les "2B" est un asservissement aux vieilles castes politiques ! 7 juillet 2019

Les forces démocratiques qui manifestent pour un passage à la seconde république, prétendent être la thérapie aux chaos du passé. Cette nouvelle génération tentée de passer l’alternance aux tuteurs historiques et de légitimité mémorielle, à ceux des compétences. Elle a été mise au piloris par le subside de l’ancien système, l’homme fort qui s’entête au respect d’une constitution moult fois dévoyée.

Avec un discours virulent du chef de l’armée, qualifiant les porteurs du slogan d’un Etat civil de « traîtres » se rajoute au prétendu lèse-majesté de la visibilité du drapeau berbère. Dans ce quiproquo, ni l’atteinte à l’armée et ni un quelconque préjudice aux règles ne sont tenues envers l’institution corporatiste et encore moins pour le symbole de l’emblème national.

Cependant, c’est une véritable différence générationnelle est mise en lumière sur l’interprétation de l’identité et des indicateurs essentiels du pays qui a été exemple des décolonisations. Alors qu’une révolution sur du velours est organisée par un peuple déterminé d’en finir avec les archaïsmes et les traditions irrationnelles, les procédures se disputent les primautés, se priorisant l’une sur l’autre.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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