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Le cinéma sous l’effet de « La Vie d’Adèle »



Terribles images de sexualité vous attendent !


mardi 12 novembre 2013
par Rebel Kazimir


Le film qui a raflé la palme d’or au festival de cannes en 2013, « la Vie d’Adèle » restera à jamais une œuvre ayant su le mieux exploité l’acte sexuel lesbien. Il ne se passe plus un jour sans que sa technique ne soit perçue comme riche et élaborée, ayant une une incidence de la représentation de la sexualité comme artifice qui peut réussir un attrait.

Voir en ligne : Notre précédent sujet sur le film « La Vie d’Adèle »

Au point d’en être désormais le « buzz » de la critique pour l’année 2013, il a déverrouillé les esprits épris des règles de bonne conduite. Bien sûr si la censure n’a pu atteindre le film, elle tente désormais de priver la critique et le public d’en parler. Ni de de son sujet et ni de ce qu’il a basculé pour l’avenir des scènes charnelles dans le 7ème art.

Volontiers, le sexe sous la forme hétéro a vraiment servi ce qui a réussi la commercialité des œuvres, après avoir longtemps commencé par être redouté et rebuté. Alors advient un frénétique traitement des choix sexuels qui va de leur exhibition jusqu’au non-respect du code de déontologie d’inquisition.

Mais démêler le déclic amoureux entre humains en soulevant certains sentiments sortant des us communs, tel est en fait la bataille que se livreront les créateurs à l’avenir.

Avec la distinction, c’est un peu normal. Et en plus le genre était prisé, le cinéma social qui s’intéresse aux mœurs avait une place appréciable, dès lors qu’il taquine d’excessifs tabous. Le film d’Abdellatif Kéchiche évoque une relation affective entre deux amoureuses. Et la manière esthétique avec laquelle le cinéaste l’a présentée ainsi que les ébats excités qu’il ait provoqué, le placent comme le modèle précurseur.

Dans l’avenir de terribles scènes homosexuelles occuperont les écrans pour étaler les intimités de couple du même sexe, pour au moins le débat qui fait encore rage après plus de 6 mois de la consécration cannoise.

Quant à savoir si ou non les scènes d’amour partagées par les deux jeunes filles doivent être considérées comme pornographiques, donc étiquetées afin que les spectateurs plus coincés fassent tout pour les boycotter, l’idée a été vaincue par « La Vie d’Adèle ».

Les débats et les complexes ont encore de grands jours devant eux. Ils seront toujours cependant subjectifs et pourraient maintenir et exacerber les rages et les malaises pendant une éternité.

Le batifolage sur écran reflète la réalité de moments intimes dans la vie des gens, les scènes sexuelles controversées sont encore assez réalistes et elles seront encore digne de discussions. Tel est finalement la tendance que le film français a provoquée.

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