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Des armes, utilisées lors de la "décennie noire", sur des activistes en Algérie.

Et des étrangers dans un complot, selon un communiqué à forte teneur sécuritaire !

vendredi 12 avril 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Il est illusoire de croire que les actions, de la contestation populaire qui a destitué Bouteflika en Algérie, soient uniquement déroulées dans l’ambiance "bon-enfant". Les escarmouches n’ont pas été absentes lors de la 8è édition du vendredi des manifestations. Des policiers blessés et une centaines d’arrestations.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Mais aussi, une information donnée par communiqué crée une nouvelle tension, déjà redoutée qu’elle se produise justement. La grandeur des rassemblements amalgame des foules immenses. Ce qui inéluctablement expose, aux intrusions de dangereux perturbateurs, les manifestations. Parmi ces dernières, de composantes diversifiées, des éléments ont curieusement finis par être appréhendés.

- En plein Hirak, le correspondant de l’AFP en Algérie privé d’accréditation. 10 avril 2019

C’est aussi la vigilance, aussi citoyenne qu’institutionnelle, qui s’est réveillée depuis le 22 février dernier, pour accompagner un mouvement social d’une génération qui reprend le flambeau des « octobristes ». Mais pour déjouer les manipulations qui exposent un pays qui a déjà été assez vu par sa vulnérabilité à l’insécurité. Les violences accrochées à la fibre sensible de la religion, ont déjà fomenté une instabilité de triste mémoire.

Donc en 2019, la première des précautions, du peuple en colère, est adossée en toute confiance à la spontanéité des manifestants. Les Algériens insoupçonnés sont animés d’un romantisme affiné par une jeunesse avide sa liberté et de l’accomplissement de ses rêves. Ils ont ébloui de la façon inédite d’extérioriser leur rejet du despote et des rouages qui l’ont soutenu dans une prédation mafieuse des richesses.

L’appareil policier n’a pas lésiné de son côté, sur deux fronts, de son empathie. Montrant sa propre cohésion, en déployant les rangs disciplinés pour l’accueil des bien nombreux contestataires du système introduit par le nationalisme décadent. La police a déployé une convivialité envers et avec des administrés qui lui ont démontré davantage de fraternité (khawa-Khawa) que de la confrontation.

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Cette harmonie entre les manifestants et les services d’ordre a permis d’isoler le danger. L’interpellation d’étrangers, indique un communiqué diffusé, lors de l’acte-8 du vendredi 12 avril, par la Direction générale de la Sûreté nationale a été reproduite par une dépêche de l’agence APS, lire ICI. D’après les premières appréhensions, c’est le réveil de ce que les experts désignent par les «  cellules dormantes ». Mais d’ores et déjà les faits manquent d’images ou d’indications appuyant leur véracité.

Le terrorisme islamiste qui a sévi en Algérie, lors de l’abominable « décennie noire », a agi avec une affreuse barbarie. La DGSN a amplement détaillé ses investigations qui ont permis d’établir que «  … certaines armes détenues par ces criminels ont servi pour des assassinats perpétrés contre des membres des services de sécurité durant la décennie noire.  » Ce qui paraît moins rassurant pour les manifestants.

Il reste à savoir, si ce sont bien des groupes qui étaient en hibernation et attendaient leur heure venue, qui sont sortis afin de commettre leurs macabres desseins. Ou bien les armes découvertes en possession des protagonistes, actuellement entre les mains de la police, ont suivi des circuits de transactions diverses pour arriver chez les présumés criminels.

- Transition en Algérie de la légitimité historique à une génération sans agenda ! 7 avril 2019

Les jeunes et autres militants du "Hirak" (mouvement) en Algérie, doutent de la véracité de ces informations. Pourtant de convictions d’activistes expérimentés, le danger du terrorisme existe dans sa version cruelle. Le "Printemps Arabe" détourné a été les affres commis par des islamistes armées !

Le constat parle de lui-même. C’est tel un renseignement que l’inspection des visites d’étrangers en Algérie qui indique ainsi, ce qui est vraiment plausible : «  ... des étrangers venus spécialement pour attiser les tensions et pousser les jeunes à recourir à des formes d’expression radicales...  ».

«  Certains de ces individus ont même été arrêtés en possession d’équipements sensibles, de substances psychotropes à effet hallucinogène, en quantités importantes et qui agissaient en réseaux et sur des points ciblés...  » dit le communiqué.

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Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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