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Une épidémie de rougeole en Tunisie a fait 30 morts depuis le début de l’année.



Vacciner à plus de 95% des populations exposées pour prévention pour diminuer l’effet létale.


dimanche 19 mai 2019
par Hugo Mastréo


Extrêmement contagieuse, plus qu’Ebola ou la grippe, la rougeole a connu une recrudescence imparable dans plusieurs régions du Monde. Il n’existe pas de traitement curatif pour cette maladie qui a frappé en Tunisie, avec une explosion du nombre de cas lors des mois de l’année en cours. Prédilection de sa présence chez les enfants, elle se manifeste avec, en dernière étape, des plaques sur la peau, d’une forte fièvre et d’autres symptômes.

Voir en ligne : Notre dossier Tunisie

Une épidémie de rougeole a frappé en Tunisie, apparemment elle se propageait depuis le début de l’année. A ce jour elle n’est pas encore endiguée, tant qu’apparaissent encore des cas dans des régions qui n’étaient en alerte. A cause de systèmes de santé défaillants où la couverture vaccinale n’est pas assurée, la recrudescence...

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En médecine, la rougeole est considérée comme une des maladies les plus contagieuses. Contrairement à une croyance erronée, elle peut atteindre des personnes de tous les âges. Malgré la disponibilité de vaccins contenant l’antiviral sûr et efficace, elle reste l’une des principales causes de décès chez les jeunes enfants dans le monde.

En 2019 l’actualité sur cette pathologie virale a montré ses irruptions dermiques et a été d’une densité intercontinentale. De plusieurs régions du Monde, elle a été signalée, sans en déterminer l’origine de cette recrudescence transfrontalière.

Elle cause diverses complications dont les plus redoutées sont les encéphalites et ses séquelles sont très graves voire mortelles. Ressurgissant un peu partout dans le monde, la rougeole est considérée dangereuse car il n’existe aucun traitement curatif radical. Selon l’OMS sa contraction peut être évitée grâce à deux doses d’un vaccin « sûr et efficace ».

Présente d’une gravité plus qu’alarmante dans la région est d’Afrique du nord, elle a contraint le ministère tunisien de la Santé à réagir à une éventuelle épidémie, de l’impressionnant nombre de cas. Habituellement une douzaine était signalée en une année, comme lors de la dernière décennie. L’explosion qui s’est révélée depuis le début de l’année 2019 ne rassure pas.

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Parmi les premières mesures prise en Tunisie, la vaccination des nourrissons âgés de 6 à 11 mois dans tous les gouvernorats. Ainsi que la priorité des enfants non vaccinés âgés de plus de 6 mois hospitalisés. Et aussi l’obligation au personnel hospitalier, médecins, infirmiers et paramédicaux, surtout les pédiatriques de se soumettre à la prévention nécessaire.

909 cas ont été confirmés comme atteints de rougeole et 30 d’entre eux ont perdu la vie selon l’OMS. Elles ont été 3 141 personnes suspectées d’avoir contractées la maladie dont 1 236 sont liées dans l’épidémie qui s’est propagée à travers les 24 gouvernorats que compte le pays, avec une concentration à Kasserine (1 274 cas) et Sfax (212 cas).

Au bout final du mois d’avril, d’autres gouvernorats comme à Kairouan (155 cas), Nabeul (69), Sousse (93) et Tunis (116) ont rejoint le lot des deux zones où a été détectée, dans un premier temps, l’ampleur épidémiologique. Elle avait permis de lancer des mesures conjointement avec la surveillance de l’OMS qui était déjà mobilisée depuis 2017, avec 136.000 morts répartis dans le monde.

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