POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Le format de journalisme satirique pour le Hirak en Algérie.



Refuser l’ancien langage du perroquet répétant son maître.


mercredi 29 janvier 2020
par N.E. Tatem


Ecouter l’article. On savait que les journalistes algériens, notamment francophones, sont abreuvés de l’ironie dans l’expression et du talent de narration. Transmis de Kateb Yacine, le sarcasme est la première qualité. Et d’Albert Camus, pour la seconde, le style d’opinion et d’objectivité. Avec le chamboulement qu’a provoqué le nauséabond 5ème mandat présumé à Bouteflika, par le gang qu’il chapeauté, ces vertus ont enseigné le mouvement social dit « Hirak ».

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Si l’ancien président handicapé a été débarqué sans ménagement, le nouveau maître d’Alger est parvenu par la loterie des généraux de l’armée. Il a rencontré la presse, trillée et sélectionnée pour l’allégeance. La prestation a largement démontré, en ce début de l’année 2020, sa médiocrité. Par manque d’objectivité, il n’a pas croisé ceux qui exaltent de leur couverture la société en insurrection.

- L’activisme du journalisme avec la lumière des datas. 22 janvier 2020

Invoquer quelque chose qui tourne autour d’une tragédie, n’est pas une fierté pour un journaliste. Le tournage du film de la présidentielle du 12 décembre 2019 a été l’une des tâches qui a obligé les agents des médias de se pencher sur cet offusquant fait, contraire à la raison. Contrairement à la cruauté terroriste, encore omniprésente, la joute se passe dans la rue que la mosquée.

En cette fin du 1er mois de l’année, il y a de quoi se questionner sur l’arbitraire des tribunaux qui prononce des verdicts contre les manifestants ? La maladie infantile dont souffre la vie politique en Algérie n’a aucun médicament pouvant la guérir de la pire décadence. Car la configuration de l’autocratie s’améliore, quand la population a encore soif de changement et aspire à une nouvelle élite.

Vraisemblablement le pays est détourné, voire livré sur un plateau d’argent aux opportunistes guidés par Tebboune. Les journalistes restent de marbre en donnant une chance aux nouveaux responsables de la gouvernance de prouver leur efficacité. Le constat de situation révèle que la mode n’est pas à l’innovation des termes du discours officiel. Mais au maintien de ce que les despotes n’ont pas perdu.

- Quel destin pour les médias Algériens sous Tebboune ? 13 janvier 2020

Pour la pratique de la discipline au sein même du gouvernement conduit par Abdelaziz Djerad, une loi interdisant la haine et le racisme est proposée par le nouveau chef de l’Etat. Manquait-elle vraiment ? Oui des cas de ministres vulgaires et haïssant les « zouaves », existent et jouissent de l’intangibilité ! Alors que les persécutions des citoyens ciblent ceux qui partagent les barricades.

L’une des pièces théâtrales qui vraiment donne à réfléchir, tel un drame moderne, c’est que l’Algérie un ministre ou quelqu’un du rang de secrétaire d’Etat chargé de la production cinématographique. Et elle a un journaliste qui avait idée du dialogue pour être porte-parole du gouvernement et ministre de la communication, c’est-à-dire tenant la source officielle et la responsabilité sur les moyens publics.

Le premier peut ne pas impacter la vie culturelle. Cependant il doit expliquer pourquoi le filma Papicha n’est diffusé au public auquel il revient, alors qu’il pique des distinctions çà et là. Mais le second membre de l’exécutif gouvernement, il est attendu à tous point vue. Seulement ses collègues et les plus avisés des observateurs doutent que le Hirak soit couvert par les médias et pas manipulé par ces mêmes supports au service du tomber bas !

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

Répondre à cet article