POPULI-SCOOP

Info citoyenne & Actus critiques   COVID-19.   ICI Vérifions.  Follow argotheme on F6S

Accueil > Humanit > Monde, actualit internationale, politique, relations, diplomatie, affaires trangres > Politique, France, francophonie, Algrie, Maroc, Tunisie, Afrique, monde arabe, vi > dveloppement durable, prservation, richesse nationale, population, activit, synergi > 3me MANDAT DE BOUTEFLIKA : AU SECOURS ZEROUAL, LE NAIN COMMET UNE SOUILLURE A LA

3me MANDAT DE BOUTEFLIKA : AU SECOURS ZEROUAL, LE NAIN COMMET UNE SOUILLURE A LA CONSTITUTION POUR FIGER LALTERNANCE.

Bouteflika croit-il que l’arme le laisserait faire ? Signer la ptition -ICI- la fin de cet article.

lundi 3 novembre 2008, par Azouz Benhocine

CET ARTICLE SE VEUT UN APPEL AU RETOUR DE Mr. LIAMINE ZEROUAL  : Signer la ptition -ICI- la fin de cet article.

Il trs significatif de rappeler que lors de la commmoration du 1er novembre, en cette anne 2008, monsieur Liamine Zeroual na pas t vu parmi les convives de Bouteflika, quand le ras recevait les anciens prsidents. Ils taient trois : Benbela (premier prsident de lAlgrie indpendante) Chadli Bendjedid (lhomme du grand dtournement conomique) et Ali Kafi (celui qui croyait rester vie) Est-ce le signe que cet officier la retraite, dont nous vous proposons sa page sur Wikipdia, ne partage le projet de Bouteflika. Lamendement de la constitution sest fait avec un cynisme absolu, en activant les assembles auxquelles le ras vient de tripler les salaires ?

Qu’est ce qu’une constitution ? Cliquer pour consulter la dfinition.

Signer la ptition -ICI- la fin de cet article.

La limitation deux mandats prsidentiels en Algrie a t introduite par larticle 74 de la constitution, sous le rgne clair dun certain Liamine Zeroual, un gnral de lANP (Arme Nationale Populaire) la retraite. Il a t appel par les siens, les miltaires du grade en exercice lpoque. Alors quil a t dabord cart de l’arme puis loign sous dautres cieux comme ambassadeur, Moscou do il dmissionna.

Il a t plac la tte de lEtat algrien, afin de pallier une autre criarde volont, de l’un des indcrottables nationalistes qui se relaient la tte de lEtat depuis l’indpendance. Celle dun certain Ali Kafi qui souhaitait jouer aux prolongations, de la mme faon que tente de limposer actuellement son compre et acolyte Bouteflika.

Cadre militaire form en Russie et en France, aprs lindpendance, Zeroual a rejoint lALN (Arm de Libration National) 16 ans en tuant un policier, qui il retira larme. Qualifi par les plus rationnels analystes de la vie politique algrienne comme un humble et discret. Il est celui qui a organis avec une tonnante dextrit plusieurs lections en quelques mois. Les locales, pour des conseils communaux et celles des wilayas (dpartements), de lassemble nationale et en fin prsidentielles, tel un record inscrire dans ses prouesses. Et surtout il a effectu la rvision constitutionnelle qui nautorise pas plus de deux mandats pour un mme prsident. Lui-mme a t lu Prsident de la Rpublique le 16 novembre 1995 avec 61,3% des voix. Mais il ne sest pas port candidat une seconde fois.

Cest une diapo qui montre Monsieur Liamine Zeroual parmi les personnalits algriennes, heureusement quil y figure et nous remercions son auteur.

Signer la ptition -ICI- la fin de cet article.

Ce dernier des votes "les prsidientielles" a permis Bouteflika, en 1999, de sortir de lombre. Et rcolter le fruit des efforts que les dmocrates consquents, ceux dsigns par radicateurs ou en militaro-staliniens.

Liamine Zeroual a t appel la rescousse pour vacuer et la va-vite certainement le plus affam du (Koursi) trne qu’a connu le pays, Ali Kafi. Ce dernier, a remplac feu Mohamed Boudiaf abattu par lun de ses garde-corps.

Comme Bouteflika, Kafi prconisait demeurer au pouvoir une ou deux dcennies, avec la bndiction et sous la bannire dun tat durgence dcrt du fait de lampleur qua pris linscurit.

Larrt du processus lectoral, entre ses deux tours, des lgislatives de dcembre 1990 a t provoqu par la dmission de Chadli Bendjedid qui a t forc aller la tlvision et rendre public son dpart. Sous son rgne mdus une dbandade s’est installe...

La violence figure dans le programme islamiste en gnral. Larrt du processus lectoral a t vital pour le sort de la menue exprience dmocratique algrie que Bouteflika veut encore briser. Des journalistes et des intellectuels de toutes les spcialits qui ont exig cet arrt, ont alors t montrs en radicateurs. Porteurs de la rsistance, qui a dur plus dune dcennie et continue encore, contre lislamisme et son bras arm le terrorisme, beaucoup ont abattus ou se sont refugis sous des cieux plus clments. Boutef a reccueilli, mr, le fruit des sacrifices de ceux que l’on dsigne en les martyrs de la libert.

Le discours des dirigeants de linnommable parti islamiste, lex FIS, qui risquait d’avoir le pouvoir en 1990, tait le serment de mettre feu et sang le Maghreb. De semer la terreur dans le bassin mditerranen. Mettre en uvre un dferlement sur le continent europen. Et mme dborder sur le reste du monde. Sil aurait dispos des moyens de lEtat quil allait diriger, des conditions plus prilleuses auraient nes dans la rgion.

Le sort promis aux algriens, sur le plan interne, tait dexterminer les dmocrates, les lacs, les athes avec lapplication dun projet barbare : tuer ceux qui ne soumettraient pas la charia .

Image hberge par servimg.com

La ptition, la fin de cet article.

La mconnaissance, surtout en occident, du rle et la place de larme algrienne dans lespace fonctionnel des institutions du pays, laisse planer une image toute faite et trique de junte sur les modles sud-amricains.

Cette rduction comparative galvaude par les allis, internes et externes, des islamistes algriens que larticle 40 de la constitution interdits expressment comme partis politiques, porte une grave atteinte larme algrienne comme institution. Oui ! Son personnel est certainement pervers. Nous verrons plus bas pourquoi et comment.

Les soutiens aux islamistes ont bnfici de complots tracs Sant-Egidio et autres capitales de part le monde. LANP renfermant des (Ripoux) corrompus est bien relle. Alors que politiquement elle ne peut tre connue uniquement que sur cet angle.

En fait beaucoup de dtrousseurs des richesses du pays, certes sont militaires. Ils vivent de laccord et de larrogance, avaliss et partags, avec militants de lex. parti unique. Les cadres et militants du FLN dirigiste, ne confondre avec le FLN librateur, est le plus mdiocre personnel qua eu le pays la tte de ses appareils. Une vraie secte de truands idologiques dun nationalisme caricatural qui sest accapar le sigle symbole des trois lettres : F.L.N.

Ces militants soudoyaient depuis toujours les militaires et l’appareil judiciaire afin de s’en prserver des poursuites et autres enqutes sur les dtournements. Les militants de l’ex parti unique ne voulaient aussi paratre, seuls dans les scandales de dtournements du denier public et de l’accaparement de la rente. Ils ont cr le systme corrupteur qui assure leur protection et ont trouv des connivences.

D’aprs des observateurs aviss de la "Kleptocratie" algrienne, environ 20% des commissaires politiques (Mouhafed) du FLN "Parti unique" ont procd avoir des plus de 5 logements sociaux rpartis au niveau des Wilayas (dpartements) du pays. Le plus connu de cette espce est un certain Noreddine Djellouli, ex responsable de l’UNJA (Organisation de la jeunesse) et devenu Mouhafed. Il eut une dizaine de logements aprs tre responsable du Parti.

Signer la ptition -ICI- la fin de cet article.

Le nationalisme algrien compte toujours sur les islamistes pour passer : de tuteurs historiques paternalistes sacrs.

Ce climat dltre laisse lAlgrie la trane pour la construction de la dmocratie et sans lexistence dun projet conomique cohrent pour vraiment mettre sur voie le dveloppement. Il fait du pays, non pas une entit rellement mergeante parmi ses paires moins dotes de moyens, mais juste un Etat rentier impuls par Bouteflika et ses acolytes. Ceux qui ont rgn jusqu la, en vulgarisant la dmarche populiste et bordlique de larabo-islamisme ayant que la manne ptrolire dilapider.

Le prsident Bouteflika, reliquat et dernier rejeton du nationalisme dominateur depuis la guerre pour lindpendance, a dsormais rvis la premire loi du pays sans rfrendum. En dmantelant larticle (le 74) qui limite la prsidence deux mandatures pour un mme chef dEtat, Bouteflika, toute honte bue, a manuvr avec les assembles lues des deux chambres.

Evitant de soumettre, sa rvision constitutionnelle, au vote de la population. Quatre mois auparavant, ces mmes assembles ont multipli par 7 les salaires de leurs dputs. Ils quivalent maintenant 45 fois un SMIC. Le geste en dit long de la corruption qui obre au nom mme des martyrs pour lindpendance et du FLN qui est le premier parti soutenir sa 3me mandature.

Cest qu’en soumettant rfrendum, sa souillure la jeune constitution algrienne... Ele risque de connatre un revers. Si elle tait prsente, comme le veut le droit constitutionnel et international, un scrutin rfrendaire o le peuple sexprime librement, comme moindre chec elle aurait essuy un boycott gnralis et populaire. On pronostique partout, au moins l’expression de moins de 30% des suffrages par rapport aux inscrits. Sinon le rejet total Dj chaque lection mene par Bouteflika, la population devine directement que les trucages sont de mises.

Image hberge par servimg.com

Tout en gardant un flou hypocrite sur la question essentielle sil briguerait, ou pas, une 3me mi-temps, dj entretenue depuis dj deux annes. Cette possibilit de kidnapper le pouvoir comme ce fut depuis lindpendance, est aujourdhui une vidence. Dans sa notoire criminalit, et sans le brin de probit, le ras a dclar mercredi, 29 octobre 2008 devant un parterre de juriste, de magistrats et de hauts cadres de lEtat, propos de sa modification de la constitution : afin daccrotre le pouvoir confr au peuple de choisir ses gouvernants et de leur renouveler sa confiance en toute souverainet .

A moins que l’ANP -Arme Nationale Populaire- trahisse son devoir !

Seule, dans ce cas de figure, larme peut bloquer ce projet dangereux pour la stabilit du pays. Les nouveau problmes que connat l’Algrie sont : les suicides, les Haragas (les jeunes qui quittent le pays vers l’Europe dans des embarcations de fortunes), la criminalit grande chelle (200 milliards de Dinars Algriens ont servis de ranons dans des enlvements de personnes en 2007). Outre qu’une corruption tous les niveaux des rouages de l’administration publique.

Bouteflika a amorc la tentation de demeurer au pouvoir en mettant au devant son chr argument contre larme. Celui qu’il a toujours dclar. "L’erreur dempcher les islamistes de prendre le pouvoir". Puisque c’est larme qui a arrt, comme une riposte, les lections de 1990. Malgr linscurit que signe quotidiennement lislamisme par sa violence macabre, et aussi dans le monde entier, Bouteflika s’illusionne dans une volont de domestiquer lhydre hideuse.

Alors que la longue haleine, de depuis des annes de lutte sans rpit des dmocrates consquents par le combat des ides. Et des militaires faisant rsistance sur le plan arme, pour mettre fin au fait religieux dans politrique ! Le prsident joue pleinement la carte islamiste avec son inoprant projet dit de concorde.

Larm a jou un rle dterminant dans un contexte de trahison et de complicit. Elle est, seul par le feu, venue presqu’ bout du terrorisme qui nest pas encore compltement ananti.

Il faut rappeler que le parti FLN, dirig actuellement par un barbeflne (1) des plus rconciliateurs avec la bte immonde, a t Saint-Egidio et appelait reconnatre le FIS. L’actuel respansable de ce parti, prolongeant l’ex parti unique, frquentait lambassade iranienne alors que les carnages des fanatiques semaient lhorreur pendant la dcennie 90.

Et ds que ce parti dvoy a montr son candidat Bouteflika, en ralit ds 1999 lors de la sortie du dsert du ras, le flau des haragas , les suicides et les sditions faites de saccages, comme en octobre de 1988, sont devenues une raction collective de la jeunesse. Elle voit lavenir et lhorizon compltement obstrus, en dsesprante fermeture.

Il est illusoire que les officiers de lANP qui ont toujours impliqu cette institution pour mettre fin aux droutes que le parti dirigiste fomente continuellement, laissent faire.

Avec la grande rcidive de lancien systme qui a rgn depuis lindpendance, auquel appartient ce prtendant un 3me mandat... Le candidat du monopole du mot FLN relevant de la mmoire collective, faisant le contraire du FLN historique, prive les algriens maintenant de continuer, malgr moult faiblesses, leur exprience dmocratique.

Les partisans dun troisime mandat pour Bouteflika ne cessent de jurer quil ne sera pris vie Cette vacherie que promettent, les piteux politicards, est quelle naura pas lieu Mais de quoi sera fait demain ?

Quant lopposition politique dont lexistence a la forme dune nbuleuse impopulaire, elle joue majoritairement et maladroitement la complicit avec lislamisme.

- Premirement en admettant et dfendant lexistence de partis religieux, alors que la constitution linterdit par son article 40.

- Et en second lieu, la pratique des connivences inter-leaders. Comme la dernire rencontre entre At-Ahmed du FFS, avec Hamrouche et Abdelhamid Mehri les deux caciques du FLN dirigeant.

Au secours Zeroual, ton uvre pour lAlgrie dont lobjectif est lalternance dmocratique au pouvoir risque dtre bafoue dit un dmocrate algrien trs prsent sur le Web avec ses sites et blogs. Sinon la jeunesse prendra le large en boat-people et se rvoltera ds quun match de football soit prtexte rajoute-t-il, comme ce fut le cas dernirement Oran et dans dautres villes pour des motifs bien moindres.

Il trs significatif de rappeler que lors de la commmoration du 1er novembre, en cette anne 2008, monsieur Liamine Zeroual na pas t vu parmi les convives de Bouteflika recevant les anciens prsidents qui taient trois :

Benbela Image hberge par servimg.com(premier prsident de lAlgrie indpendante)

Chadli Bendjedid Image hberge par servimg.com(lhomme du grand dtournement conomique)

et Ali Kafi Image hberge par servimg.com(celui qui croyait rester vie)

CET ARTICLE SE VEUT UN APPEL AU RETOUR DE Mr. LIAMINE ZEROUAL  : Signer la ptition -ICI- la fin de cet article.

(1) (islamiste du FLN actuel parce que au sein de lhistorique FLN ces intgristes nexistaient pas ou priaient dans les mosques pour que les Fellagas soient mis en chec)

Signer la ptition -ICI- la fin de cet article.

Lien vers la ptition PRDA sur le Web : petition

Ou bien pour signer la ptition PRDA : Signer la petition

LA PETITION PROPOSEE, CI-APRES, N’EST PAS DEFINITIVE.

LE TEXTE FINAL SERA COMPOSE DES COMMENTAIRES LAISSES PAR LES SIGNATAIRES.

UN LECTEUR NOUS A PROPOSE DE METTRE CE LIEN.
IL S’AGIT D’UN GROUPE DE DISCUSSION SUR YAHOO- QUI PORTE CE NOM —> Cliquez sur lien pour visiter

"P.R.D.A." : Pacte Pour une Rvolution Dmocratique en Algrie

Nous avons consult son projet, nous l’avons jug crdible et intressant.
Nous lui accordons notre aide

Cliquez sur lien pour visiter

"P.R.D.A." : Pacte Pour une Rvolution Dmocratique en Algrie

S'inscrire p_r_d_a

Assist par fr.groups.yahoo.com

CET ARTICLE SE VEUT UN APPEL AU RETOUR DE Mr. LIAMINE ZEROUAL  : Signer la ptition -ICI- la fin de cet article.

Participer notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui aprs Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et la personnalit du prochain prsident. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enqutes. Vous tes invit vous inscrire nos panels. Merci si vous participez.


Voir en ligne : Signer la ptition pour Zeroual.

Messages

  • Objectifs fondamentaux de la Rvolution Algrienne.

    Objectifs Fondamentaux de notre Rvolution.

    Par Mohamed Larbi Ben M’hidi

    (Article paru dans El Moudjahid n2 Fin juillet 1956)

    La rvolution du 1er Novembre 1954 est l’expression d’une volont populaire irrsistible pour la libert et l’indpendance.

    Le peuple Algrien reprend une autre fois les armes pour chasser l’occupant imprialiste, pour se donner comme forme de gouvernement une Rpublique Dmocratique et sociale pour un systme socialiste comportant notamment des rformes agraires profondes et rvolutionnaires, pour une vie morale et matrielle dcente, pour la paix au Maghreb.

    Le peuple algrien est fermement dcid, compte tenu de ses dboires et ses expriences passes se dbarrasser jamais de tout culte de la personne et le messalisme en est une des formes les plus primitives, les plus ractionnaires, les plus dgradantes.

    Le peuple Algrien est rsolu faire de la Direction collective dans un centralisme dmocratique la loi qui rgira dsormais dans la discipline chacun en tous, du F.L.N l’outil qui cimentera l’unit de la nation algrienne, de btir un avenir florissant pour tous les Algriens dans l’galit et la justice.

    Le Peuple Algrien, dans sa lutte de libration nationale et
    d’mancipation, compte sur le soutien indfectible des peuples frres Maghrbins, sur la solidarit agissante des arabes, sur l’amiti des Afro-Asiatiques, sur la sympathie du peuple franais des dmocrates et progressistes du monde.

    La victoire des peuples maghrbins consacrant l’galit de tous leurs enfants sans distinction aucune si ce n’est le mrite est un facteur puissant d’quilibre et de paix dans le bassin mditerranen.

    Cette victoire permettra d’tablir des alliances solides notamment avec le peuple franais dans sa lutte contre le fascisme et pour la dmocratie, et en plus elle sera un rempart puissant anti-imprialiste en Afrique.

    La nation Algrienne poursuivra victorieusement sa marche, pour l’indpendance nationale, pour dtruire jamais le colonialisme rtrograde et faire triompher les liberts humaines dans l’quilibre et la fraternit universelle.

    Mohamed larbi Ben M’hidi

  • Opinion :

    Non un troisime quinquennat

    par Rachid Benyelles

    Dans les semaines qui avaient suivi sa dsignation la tte de lEtat, M. Bouteflika, ulcr par les critiques exprimes tant lintrieur qu lextrieur du pays quant aux conditions scandaleuses dans lesquelles il avait t port au pouvoir, menaait tout propos de rentrer chez lui en laissant les Algriens leur mdiocrit. Cela, jusquau jour o des voix, excdes par tant dimpudence, se sont leves pour lui dire chiche !. Depuis, il nest plus jamais revenu sur ce sujet.

    Aprs avoir pass un premier quinquennat sillonner la plante et une grande partie du second lutter contre une maladie qui le contraint suspendre toute activit des mois durant, une maladie qui, en juger par les rares et brves apparitions tlvises, le met dans un tat dpuisement extrme, le voil maintenant, malgr ce lourd handicap, quil se prpare un troisime quinquennat. Ce nest dailleurs pas une surprise car lide de quitter un jour le pouvoir auquel il a accd par les moyens que lon sait, ne lui a tout simplement jamais effleur lesprit. A linstar de beaucoup dautres potentats, ailleurs dans le monde, il a toujours voulu tre un prsident vie. La seule question pour lui tait celle de choisir le moment opportun pour annoncer le changement dune Constitution qui limite le nombre de mandats deux. Nanmoins, et en prvision de cette annonce, il avait, et depuis quelque temps dj, charg des sous-traitants de prparer le terrain en jouant le rle de rabatteurs. Sil ne sest pas montr press de procder ce changement, cest quil savait que, dans le rgime qui est le sien, les modifications envisages ne constituent quune formalit que les Institutions de sa Rpublique expdieront sur un simple claquement des doigts, quand bien mme ces modifications portent sur un aspect fondamental du texte, celui sur lequel tait fond lespoir de lalternance au pouvoir, ce qui tait une avance dmocratique considrable.

    Hlas, la dmocratie et lalternance ne font pas partie du lexique de lAlgrie de M. Bouteflika, tout comme dailleurs, de celui de toutes les contres arabes qui, sans exception aucune, demeurent diriges par des rgimes autocratiques, quils soient dessence monarchique ou rpublicaine.

    Encore que, la diffrence de lAlgrie de M. Bouteflika, ces pays, mme rfractaires la dmocratie et totalement infods aux grandes puissances occidentales, comme cest aujourdhui le cas pour la plupart dentre eux, peuvent nanmoins se prvaloir de ralisations qui font plir denvie nos concitoyens. Ceci est particulirement vrai pour les ptromonarchies du Golfe qui, en moins dun demi-sicle, ont su doter leurs pays dinfrastructures sociales et conomiques des plus modernes, transformer en profondeur leur socit et faire de bdouins nomades et incultes, des citadins mancips parmi lesquels on compte nombre de managers denvergure internationale. Ces Etats ont su mener des politiques de dveloppement dont les retombes profitent largement leur population, comme ils ont eu lintelligence de penser laprs-ptrole et aux nouvelles gnrations en diversifiant leurs investissements, ce qui a permis certains dentre eux de gnrer des revenus suprieurs ceux des hydrocarbures.

    Plus proches de nous, le Maroc et la Tunisie avec lesquels nous partageons des frontires, des origines, une culture et une histoire communes ainsi quun espace territorial aux caractristiques gographiques identiques, sont parvenus de bien meilleurs rsultats, sans pour autant disposer de nos ressources naturelles et de notre formidable manne ptrolire. Il suffit de rappeler que le PIB per capita de la petite Tunisie dpasse largement le ntre.

    Il faut tre dune parfaite mauvaise foi ou dun chauvinisme aveugle pour ne pas reconnatre que les deux pays voisins, sans atteindre les prouesses des dragons asiatiques, ont pris une trs nette avance sur nous. Outre lordre et la scurit quils ont russi instaurer durablement et srement, nos voisins peuvent se targuer davoir des services publics qui fonctionnent correctement, des villes propres, accueillantes et bien gres ; des pays o la cration artistique est plus fconde, les activits culturelles bien plus intenses, un systme denseignement plus performant, un rseau bancaire rpondant aux normes internationales, une agriculture florissante, des filires industrielles bien cibles qui exportent des produits finis de qualit, une industrie du mdicament couvrant la quasi-totalit de leurs besoins, un secteur touristique qui rapporte des milliards de dollars et cre des emplois par millions, des cadres de valeur qui, pour ceux, nombreux, forms dans les grandes coles trangres, retournent chez eux pour y vivre, y travailler et participer leffort de dveloppement, une main doeuvre qualifie et laborieuse, un rseau autoroutier que nous navons pas encore, des transports ariens et ferroviaires de bien meilleure qualit, des entreprises dtudes et de ralisations leur permettant de prendre en charge les grands chantiers par eux-mmes et par leurs propres moyens, etc.

    Il nest pas jusquau domaine sportif o leurs rsultats ne sont pas suprieurs. En fait, dans ce domaine comme dans tous les autres, lAlgrie de M. Bouteflika a connu une rgression acclre, pour ne pas dire une dgnrescence. Cela tient, pour lessentiel, la qualit du chef et ce quon appelle aujourdhui la gouvernance. Or lAlgrie de M. Bouteflika se distingue prcisment par la mal gouvernance ou plus exactement, par la non gouvernance. Elle est abandonne elle-mme, drivant sans cap et sans destination, frmissant aux seules pulsions du Prince et son bon vouloir.

    LHistoire enseigne que la grandeur ou la dcadence des nations dpendent de manire dterminante de la qualit de leurs dirigeants, de leur personnalit, leur clairvoyance, leur capacit de travail, leur sens de lorganisation, lambition quils nourrissent pour leur pays. Ceux-l peuvent tout aussi bien transformer un pays arrir et misrable en un pays prospre et puissant comme ce fut le cas, par exemple, en Russie sous Pierre le Grand, soit au contraire, le terrasser et faire, dune superpuissance mondiale, un pays de second ordre, comme cela sest produit avec Gorbatchev au cours de son relatif bref passage la tte de lex-Union sovitique. Il aura fallu un Bismarck pour forger lunit et la puissance de lAllemagne moderne et un Hitler pour la prcipiter dans un cataclysme pouvantable. Et les exemples de ce genre foisonnent dans le monde.

    A lvidence, M. Bouteflika nappartient pas la catgorie dun Pierre le Grand, dun Bismarck, ou mme dun H. Boumedine, le regrett Prsident sous laile protectrice duquel il a pourtant fait sa carrire politique.

    Au cours des dix annes passes la tte de lEtat, le bilan de M. Bouteflika, nen dplaise ses courtisans, est malheureusement catastrophique comme on peut en juger travers, dabord, les deux chantiers prioritaires quil stait flatt de mener terme au tout dbut de son premier quinquennat, savoir la restauration de limage de marque de lAlgrie lextrieur et le rtablissement de la paix et de la scurit lintrieur.

    Aprs avoir t coute et respecte de longues annes durant, particulirement en Afrique et au Moyen-Orient, la voix de lAlgrie ne porte gure plus loin aujourdhui que le mur denceinte dEl Mouradia et ce, malgr les reniements, les gages dallgeance et lagitation diplomatique effrne dploye tout au long du premier quinquennat.

    Sil fut un temps o lAlgrie jouait un rle moteur dans le monde arabe, force est aujourdhui de constater quelle ne pse plus rien. Jamais depuis lindpendance, son poids dans le concert des nations naura t aussi insignifiant. Finie lpoque o les chefs dEtat trangers, leurs missaires et les dlgations de toute nature se succdaient dans la capitale pour consulter ses dirigeants et obtenir leur soutien !

    Traits comme des pestifrs, nos concitoyens nont jamais t autant humilis pour obtenir un visa et aussi mal accueillis ltranger, particulirement dans certains pays dits frres o ils sont malmens et parfois agresss sans que cela ne provoque la moindre raction officielle. Jamais ces pays, leurs dirigeants et leurs populations nont montr aussi peu de considration lgard de lAlgrie quils peroivent, comme partout ailleurs dans le monde, comme un modle de gchis, de mal gouvernance, de magouilles lectorales, de rpression aveugle, de fermeture tout progrs politique, conomique et culturel.

    Classe par Transparency international, un organisme de lONU, parmi les pays les plus corrompus de la plante, loin derrire les pays voisins du Maghreb, lAlgrie affiche aussi les plus mauvais rsultats en matire de dveloppement humain et de libert dexpression.

    De quel succs M. Bouteflika et ses encenseurs peuvent-ils se prvaloir lorsque les gouvernements des grandes puissances recommandent leurs ressortissants dviter notre pays et ceux, trs peu nombreux qui y rsident encore, de le quitter ? De quel rsultat peuvent-ils se prvaloir lorsque le peu dentreprises trangres prsentes en Algrie ne prennent aucun risque et se limitent louverture de simples comptoirs commerciaux ?

    Quelle image de lAlgrie peuvent-ils donner lextrieur lorsque lintrieur, des nues de mendiants et de mendiantes, tranant leurs enfants en bas ge, assaillent les passants, squattent les marchs et les rues des villes et villages du pays ou lorsque des milliers de jeunes et moins jeunes Algriens (les harraga), pousss par le dsespoir, tentent, au pril de leur vie, de traverser la Mditerrane bord dembarcations de fortune pour rompre avec un pays qui ne leur offre plus aucune perspective ? Limage extrieure de lAlgrie sur laquelle M. Bouteflika se disait tellement attach, sort-elle grandie par cet exode qui a pris des proportions qui portent atteinte la dignit nationale ?

    M. Bouteflika aurait t bien mieux inspir sil avait consacr un peu de son temps restaurer limage de lAlgrie auprs des Algriens tout dabord, en les retenant chez eux, en leur donnant confiance en leur pays et en leurs dirigeants.

    Pour ce qui est du rtablissement de la paix et de la scurit, lautre chantier prioritaire de M. Bouteflika, il suffit de jeter un coup doeil sur la presse quotidienne pour constater que cet objectif est loin davoir t atteint. En effet, il ne se passe pas un jour sans quun vnement li au terrorisme ne soit signal non seulement dans les fiefs o les groupes arms navaient jamais dpos les armes, mais galement dans des rgions que lon disait pacifies. Malgr le dcuplement des effectifs des forces de scurit tous corps confondus et lallocation de budgets exorbitants, le terrorisme na pas t vaincu. La situation nest certes plus celle des premires annes quatre-vingt-dix, mais la paix et la scurit sont loin dtre rtablies. Par contre, sous le rgne de M. Bouteflika, un phnomne nouveau, inconnu jusqualors dans la rgion, est apparu, celui des attentats kamikazes.

    Au plan politique, tous les acquis dmocratiques doctobre 1988 ont t balays au cours de la dernire dcennie. Ltat durgence a t maintenu et ses dispositions les plus restrictives ont t renforces seule fin dinterdire les manifestations et runions publiques. La vie politique a t rduite nant et les Institutions du pays, ou ce qui en tient lieu, ont t marginalises et traites avec un mpris comme cela ne stait jamais produit auparavant.

    Les quelques partis politiques autoriss activer ne sont que des coquilles vides. Aucune organisation politique, mme lorsquelle a rigoureusement rempli les exigences fixes par la loi na t agre. Toujours par le mme fait du prince. Les syndicats libres, pourtant largement reprsentatifs de leurs corporations, ne sont pas reconnus et leurs dirigeants font lobjet de mesures coercitives scandaleuses. Leurs revendications appuyes par des grves pourtant trs largement suivies, sont superbement ignores.

    La libert dexpression a t musele ; les journalistes qui osent porter un jugement critique sur les pratiques du rgime sont jets en prison sous divers prtextes. Les innombrables meutes, qui clatent rgulirement travers lensemble du pays, sont rprimes avec la plus grande brutalit.

    Le rgime de M. Bouteflika ne se montre performant que lorsquil sagit de briser des manifestations, renier les droits de lhomme et les liberts fondamentales ou susciter la zizanie et la discorde dans les rangs des organisations et partis politiques qui refusent de jouer le rle de satellites du systme.

    Par ailleurs, et pour complaire aux Occidentaux, le rgime de M. Bouteflika a fait siger lAlgrie lOrganisation des pays francophones alors que la France refuse toujours de faire amende honorable pour les crimes quelle a commis dans notre pays, comme il accept de la faire adhrer lUnion pour la Mditerrane au ct dIsral. Ce mme rgime a tiss des liens suspects, pour ne pas dire, contre nature, avec lOtan, une organisation qui nous rappelle des souvenirs douloureux.

    Dans les autres secteurs, le bilan de M. Bouteflika nest, hlas, pas plus brillant. Ainsi en est-il de lagriculture o, malgr les sommes faramineuses distribues tort et travers pour, soi-disant, soutenir la production, nombre de produits de premire ncessit restent hors de porte de la bourse des mnages modestes lorsquils ne disparaissent pas tout simplement des tals linstar de la pomme de terre qui a fait lobjet dimportations aussi massives quintempestives. Aucun des pays de la rgion naffiche une dpendance alimentaire aussi prononce et la situation ne fait quempirer.

    Au cours de la dcennie coule, lAlgrie a enfl de manire anarchique, au mpris des rgles durbanisme les plus lmentaires. Dune densit urbaine dmentielle, des cits dortoirs mergent aux quatre coins du pays. Elles sont construites grands frais et dans la prcipitation par des entreprises trangres venues des horizons les plus lointains sans quil ne leur soit demand de recruter et de former ne serait-ce que de simples maons algriens. Dfigures, hideuses, malodorantes, nos villes qui croulent sous les ordures, sont un concentr de mauvais got, un terreau propice au dveloppement de la dlinquance, de la drogue, de la grande criminalit et de la contestation sociale.

    LAlgrie est limage de la dcharge de Oued Smar qui, maintenue lintrieur du tissu urbain de la capitale en dpit des impratifs pressants de son transfert, est devenue, tout au long de cette dcennie, une montagne pele qui ne cesse de slever dans lindiffrence totale des dirigeants.

    En matire de sant, il fut un temps o lAlgrie tait lavant-garde des pays maghrbins. Des tudiants de tout le continent taient forms dans nos universits et des patients de toute nationalit taient soigns dans nos tablissements hospitaliers. Aujourdhui, la situation sest inverse. Lorsquils veulent des soins de qualit, les agents du pouvoir en place et ceux de nos concitoyens qui en ont les moyens, sont obligs daller dans les pays voisins.

    Alors que dans ces mmes pays, les besoins en mdicaments sont couverts plus de 80 % par la production locale, lAlgrie de M. Bouteflika importe pour prs de un milliard de dollars de produits pharmaceutiques, de partout, y compris de micro Etats tels que la Jordanie. Une poigne de gros importateurs se partagent ce march juteux en bnficiant de facilites surprenantes.

    LAlgrie ne produit presque plus rien et importe presque tout, aussi bien les produits manufacturs, gnralement de bas de gamme et de contrefaon, que les produits alimentaires. Au cours de la dcennie coule, le secteur productif national public ou priv, de dimension pourtant extrmement modeste compar celui des tout petits pays dEurope, a t dmantel pour faire place nette aux importateurs. Dans cette Algrie, il ny a pas de place pour un secteur productif crateur de richesses et demplois durables. Les entreprises publiques, grabataires pour la plupart dentre elles, ont t maintenues en ltat, ni privatises ni assainies, la grande satisfaction des importateurs.

    LAlgrie de M. Bouteflika est celle des scandales financiers, de laffaire dite Khalifa et des banques publiques, des dtournements massifs entranant des milliards de dollars de prjudice pour le pays, de lconomie informelle dominante ; celle des salaires misrables des enseignants et autres fonctionnaires, du chmage, de la misre et des bidonvilles ; celle de la corruption institutionnalise, dune bureaucratie touffante, des meutes rptition. Un pays livr la voracit de quelques affairistes et lapptit insatiable des coteries locales. Sil fallait qualifier la dcennie de M. Bouteflika, ce nest certainement pas par la couleur quil faut la distinguer des prcdentes, mais par lodeur. Une odeur nausabonde, celle de la corruption, des scandales financiers, de limmobilisme, des magouilles lectorales, du pourrissement.

    Malgr ce bilan dsastreux et les alas lis son tat de sant, M. Bouteflika projette de se maintenir au pouvoir. A 72 ans et gravement diminu par la maladie, il veut un troisime quinquennat quil terminera, si Dieu lui prte vie, 77 ans, cest--dire en vieillard dans lacception universelle du terme. Cest le pire flau qui puisse frapper le pays !

    Malgr cela, il se trouve encore quelques citoyens pour continuer dire que M. Bouteflika est un moindre mal et quil est la seule personne en mesure de diriger le pays une ide que cultivent et entretiennent grands frais les officines du rgime. Quelle injure pour lAlgrie qui compte, grce Dieu, des milliers et des milliers dhommes et de femmes de qualit parmi lesquelles des centaines runissent les conditions pour faire un bien meilleur prsident, tant en termes de comptence, de capacit de travail que dambition pour le pays et de disponibilit servir lAlgrie et non leur image personnelle.

    Pour empcher le viol qui se prpare, on ne peut malheureusement compter ni sur le dsaveu des dirigeants des dmocraties occidentales qui soutiennent bras-le-corps un rgime qui prserve leurs intrts bien compris, ni sur des manifestations, mme pacifiques, interdites au titre de ltat durgence. La moindre tentative de passer outre serait rprime dans le sang et dans le silence complice des institutions occidentales si promptes par ailleurs dnoncer le moindre cart dans les pays qui osent afficher des vellits dindpendance.

    Peut-on pour autant, au nom dun rapport des forces physiques aussi crasant, accepter le fait accompli, abdiquer et se taire ?

  • DCLARATION DU CCDR

    Viol de la mmoire rvolutionnaire !

    Lescalade latteinte des liberts se poursuit par un pouvoir qui pousse lextrme sa politique lente et insidieuse drosion, de grignotage, pour engager lAlgrie dans la voie de lintolrance et de la rgression. Billonnant de plus en plus les liberts dexpression avec des procs continus contre la presse, rprimant les liberts dopinion, de conscience et de culte par des procs inquisitoires dun autre ge et des condamnations inadmissibles, le pouvoir a ainsi bafou, sans tat dme, la Constitution.

    Scandale sans prcdent, aprs celui de la loi fondamentale, cest au viol de la mmoire rvolutionnaire que le pouvoir procde, en faisant obligation dune demande pralable aux organisateurs de la crmonie la mmoire des chouhada, Henri Maillot et Maurice Laban, au cimetire dEl- Madania. Sous la pression, notamment mdiatique, il finit par autoriser le recueillement en exigeant une minute de silence sans discours, comme lont affirm les organisateurs outrs ! Pourquoi cette discrimination ? Le pouvoir pousse-t-il linquisition jusque dans les tombes des hros de la Rvolution ? Aprs avoir instaur deux collges chez les moudjahidine, il veut en faire de mme pour les chouhada. Ce qui confirme son approche rductrice et mutilante de lhistoire de notre pays. Aprs sa politique insense de division rgionaliste et culturelle, le pouvoir sengage de plus en plus dans la dangereuse voie de la rupture de la cohsion sociale, en portant atteinte la mmoire de celles et de ceux qui donnrent leur vie non pour une cause religieuse, mais pour lindpendance de leur pays : lAlgrie ! Sans parler de la nouvelle politique des centres de rtention annonce par le pouvoir, en lve docile et soumis, faisant fi de limage de marque de lAlgrie rvolutionnaire, vivante dans la mmoire profonde africaine. LAlgrie ne peut oublier Frantz Fanon. Au cimetire, ils furent trs nombreux celles et ceux, toutes confessions confondues, unis dans le mme recueillement dans un climat empreint de grande motion, au pied de la tombe des deux martyrs de la Rvolution. En fait, ces atteintes aux espaces de toutes les liberts, la dclaration outrecuidante du chef du gouvernement remisant au placard une Constitution adopte par le peuple souverain, et cette agression la mmoire rvolutionnaire, sont autant de manuvres politiciennes annonciatrices dun glissement vers une rpublique thocratique. En son temps, lAssemble constituante en 1963, lors du dbat sur le code de la nationalit, labb Brenger avait dj tir la sonnette dalarme avec une phrase prmonitoire : Je dplore de voir lAlgrie sengager dans lHistoire reculons !

    Alger le 5.6.08

    Le Bureau national du CCDR


L'éditeur de POPULI-SCOOP publie vos ouvrages.L'éditeur de POPULI-SCOOP publie vos ouvrages.logo


Populi-Scoop lancera prochainement une formule de rémunération des ses rédacteurs. Inscrivez-vous via le formulaire de CONTACT.
Prenez des e-books gratuits.Offre
Vous inscrire sur ce site

L’espace privé de ce site est ouvert aux visiteurs, après inscription. Une fois enregistré, vous pourrez consulter les articles en cours de rédaction, proposer des articles et participer à tous les forums.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.