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L’alerte du GIEC sur l’effet de l’alimentation sur le changement climatique.

L’exploitation des terres répond à une demande exagérée de la viande dans la nourriture

vendredi 9 août 2019, par Azouz Benhocine

L’occupation des sols, par les entités capitalistes par rapport aux autres espèces que celle humaine et en défaveur des habitants originels, comme les autochtones du Brésil, est dénoncée par le récent rapport de l’ONU, publié jeudi 8 août 2019, par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), créé en 1988 et qui qui regroupe actuellement 195 Etats.

Le document a permis à l’organisation internationale de lancer, encore une fois, une nouvelle alerte sur le changement climatique. D’emblée, il est plus que nécessaire de redire la phrase concluant ce rapport : « … un cadeau supplémentaire de la nature est limité. Celui déjà donné ne va pas durer toujours. »

L’idée essentielle de ce compte-rendu, second d’une série de rapports spéciaux, est qu’il est vital d’inverser les ravages causés par notre système alimentaire actuel sur les écosystèmes et les communautés du monde entier. Elaboré sous la direction scientifique de trois groupes de travail, son intitulé est « Changement climatique et terres émergées. »

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Et c’est bien autour des terres agricoles, que le GIEC désigne en « terres émergées » et qui sont une ressource fondamentale, que l’enjeu de survie d’une partie de l’humanité se dessine maintenant. Les forêts et les exploitations agricoles éliminent les gaz à effet de serre de l’atmosphère, mais cet avantage ne perdurera que si les humains utilisent les sols de manière durable.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du GIEC
GENÈVE, le 8 août – Les terres émergées sont déjà soumises à la pression croissante des activités
humaines, à laquelle s’ajoute le changement climatique. Elles sont soumises aux pressions des êtres humains et du changement climatique, mais
elles sont aussi un élément de la solution.

Partant du constat que le système alimentaire est déjà stressé pour certaines régions et populations du Monde, le changement climatique pourrait mettre en péril la sécurité de nutrition. Les espaces destinées aux emblavures céréalières vont avoir des diminutions des rendements. Des aliments, tels que le blé, pourraient devenir moins nutritifs du fait du dépérissement des terres. Ce qui commence déjà d’être ressenti.

Mais d’autres dommages, dus au dégel du pergélisol, pourraient mettre en péril les infrastructures, voire l’écroulement des ponts et même des habitations dans les régions habituellement très froides. La pénurie d’eau pourrait devenir un problème urgent dans les zones sèches où les populations luttent quotidiennement contre la soif.

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Dans un communiqué de Reyes Tirado, chercheur principal aux Greenpeace Research Laboratories, basé à l’Université d’Exeter, il est fait appel, tel une autre alerte : «  Après des décennies de surconsommation, notre société doit passer à une agriculture saine, écologique et à base de plantes...  ». Il est temps de faire les bons choix pour la planète.

Ce genre de nouveaux est inspiré de nouveaux paradigmes scientifiques. Ce qui nécessiterait des changements, sacrificiels et de grande volonté ainsi qu’à grande échelle, dans l’alimentation de la population. Bien que réduire considérablement le nombre d’animaux d’élevage puisse avoir des effets importants en réduisant les émissions de plusieurs milliards de tonnes, c’est aux commandes que détient l’humain que l’initiative revient en premier lieu.

Une quantité importante d’émissions agricoles provient du bétail, principalement des rotations du bétail. En outre, alors que tous les sols émettent de l’oxyde nitreux, les sols des exploitations émettent souvent des niveaux plus élevés en raison de l’azote ajouté sous forme de fumier, d’engrais ou d’autres matériaux. Ce mode de production obéit à une demande qu’il principalement assécher.


Voir en ligne : Notre dossier : changement climatique

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