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Chalghoumi vecteur de désolation pour les musulmans de France



Les médias et les cercles politiques imposent un faux dévot !


jeudi 12 mai 2016
par Hugo Mastréo


C’est avec un succinct message qu’une femme, apparemment musulmane d’après son acte, demande à un imam trop médiatisé en France, de cesser de ridiculiser les musulmans sur la place publique. Sa pétition créée depuis quelques semaines a atteint 38 127 signatures, sur la plateforme Change.org. Elle est adressée outre à l’intéressé, mais surtout aux médias et aux musulmans. Son texte en entier suit ci-après, il est écrit pour interpeller tous, telle une délivrance du grand silence collectif…

Voir en ligne : Notre dossier : ISLAM

Le ridicule, après l’élection du maire dit "musulman" de Londres. Il n’est pas le seul à prétendre...

Leila Bala

Pour signer la pétition de Leila BALA : ICI.

Comme beaucoup de français de confession musulmane, j’en ai assez d’être représentée par Hassan Chalghoumi, connu pour être l’imam de la mosquée de Drancy. Nous sommes beaucoup à ne lui trouver aucune légitimité. Ses prestations cathodiques ne rendent service à personne : ni aux musulmans qu’il ne cesse de dénigrer, ni à nos compatriotes puisqu’il ne fait qu’accentuer le fossé qui se creuse entre les différentes communautés. Nous aimerions donc que les médias cessent de l’inviter. Et qu’Hassen Chalghoumi arrête de parler au nom des musulmans.

Alors, si toi aussi, tu n’en peux plus d’Hassan Chalghoumi, signe cette pétition.

Leila BALA de Toulouse, en France, s’adresse aussi bien aux internautes qui partagent le sentiment de désolation que sème cet Imam, plus souvent controversé et pris pour un érudit de bas niveau, qu’à l’ensemble des Français dont la révulsion, de l’image écornée de l’islam, est semble-t-il majoritaire.

Né à Tunis en 1972, d’un père algérien et d’une mère tunisienne, Hassen Chalghoumi officie à Drancy, en banlieue parisienne, comme président de l’association culturelle des musulmans qui gère la mosquée Al-Nour dont il est l’un des imams. Son parcours est révélateur des pérégrinations auxquels s’adonnent les islamistes en général.

Dans ses déclarations et de son nègre, un certain Farid Hannach, il a d’abord été inquiété par le régime de Ben Ali en Tunisie dès les années 1990. Delà, il s’est installé en France. Et d’où ses premiers voyages ont été en Syrie puis en Turquie. Puis il rejoint Lahore au Pakistan, où sont décédés Oussama Benladen le Taliban Omar, pour une formation théologique du mouvement « Tabligh » (missionnaire de prédication).

L’activité des missionnaires prédicateurs du « Tabligh » est devenue, en quelques décennies, l’étendard islamiste qui incite aux comportements développés à l’échelle du monde entier, comme la tradition vestimentaire. Des branches décentralisées, se disant pacifiques et apolitiques, ont des prêcheurs marchant en groupe de nationalités différentes pour faire du porte-à-porte (al-jawla, la « tournée ») afin de répandre les idées du tablîgh (la « proclamation »).

Imposés par les médias et une classe politique française homogène qui quête des interlocuteurs chez les musulmans, Chalghoumi fait « l’arabe de service » en représentant une communauté qui ne demande point d’autre citoyenneté que celle justement de la laïcité qui exclut l’entrance religieuse dans la vie publique. Pour Pascal Boniface, directeur de l’IRIS : « … l’action de Chalghoumi est contre-productive, et que, loin de combattre le préjugé d’un islam radical et intolérant, il le conforte puissamment. »

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