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#NuitDebout : un viral besoin d’action aspire à canaliser les volontés



La gauche révoltée de politique socialiste qui n’est pas sienne.


mercredi 6 avril 2016
par Rebel Kazimir


La réforme du code du travail en France n’était, pourtant, pas dans les promesses de campagne du président. Le casse-tête de la croissance du chômage admettait aux socialistes du gouvernement de chercher d’aider les entreprises. Mr François Hollande prend la totale responsabilité du projet, encore inabouti, de réduire la « restructuration de la relation contractuelle du travail », au contentement des processus de management pour favoriser l’autorité des recruteurs.

Voir en ligne : Notre dossier : FRANCE

Pratiquement c’est une manifestation immobile qui est à 7ème nuitée successive, d’occupation de la Place de la république de la capitale Paris. Le mouvement s’est étendu dès mardi à une vingtaine de villes en province, où des milliers de "révoltés" se regroupent sur des lieux symboliques. Il fédère, en l’absence totale de perspective politique. Une protestation qui gonfle, animée par une orientation d’une gauche autonome qui ne demande que converger avec ses similaires.

Notre article sur ces manifestations.
- Le printemps français n’a pas que la loi du travail à corriger

La concession faite aux employeurs consiste à « mettre la pression » sur les personnels, avec la redoutable légèreté de la convention de l’emploi. C’est l’élément directement déclencheur de #NuitDebout. Les manifestants du 31 mars décident de passer la nuit dehors, un mouvement social se tricote. Il se traduit avec une contestation, d’ailleurs attendue par prédilection jalonnée de faits.

L’approbation générale de rester sur place, le 31 mars a lancé quelque chose qui s’engouffre dans, non le mal-être, mais bien plus. Converger les luttes dispersées, qu’il s’agisse de celle contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, des ouvriers de Goodyear, des profs contre la réforme des collèges et bien plus large collection de revendications sociales.

« La convergence des luttes » (ICI le site-Web), tel est le nom-slogan du site internet qui appelle, dans le fond et la forme, à se détourner des clivages identitaires prônés par Manuel Valls. Pour certaines opinions, c’est cette quête de regrouper les luttes dispersées dans un même canal qui commence à planter les repères. Mais qui sont ces marques qui tentent de faire plier la gouvernance ?

Mars des lycéens dans une tension policière qui a animé la politique identitaire.

Des syndicalistes, des militants et des intellectuels recherchaient une alliance, « Leur faire peur », était 23 février, le mot de colère d’une rencontre publique organisée à la Bourse du travail... Lundi 29 février, dans un café d’un quartier de l’est parisien, cinq commissions sont créées par un petit groupe d’étudiants de Science-po. La logistique est mise en place…

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Nous sommes, un collectif informel, réunis autour de la dynamique du film « merci Patron » et de l’équipe du journal Fakir. Composé d’intermittents, de syndicalistes et de citoyens engagés, déterminés à nous unir pour faire entendre notre ras le bol de la politique gouvernementale, politique qui n’a de cesse de réduire nos droits sociaux, au seul profit des intérêts du patronat. Ainsi se déclare la liaison cardinale à ce printemps de France.

D’emblée, il faut rajouter qu’une riposte policière contre les lycéens s’est invitée au "projet loi de travail". Le gouvernement planchait, en vain pendants 4 mois, sur la déchéance de la nationalité, s’est remis finalement à l’avis de l’ex ministre Taubira. Il n’y a pas de complexité dans cette confrontation politique et sociale, les dirigeants ont viré de bord, donnant à leur gauche, d’inscrire un sillon.

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