POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Espion du Daesh "ISIS" parle à un journaliste-reporter irakien



Le serment imposé aux enrôlés : Qui est prêt à être martyr ?


lundi 21 décembre 2015
par Rebel Kazimir


Intitulé « confessions d’un espion du Daesh », la série d’articles que signe Gilgamesh Nabeel, est à scruter. C’est la première fois qu’un journaliste de type reporter de terrain et tellement proche de son sujet, s’aventure à présenter un des agents de la sécurité secrète du pseudo-Etat Islamique. Pour les deux premiers textes déjà diffusés, des indications méritent d’être connues. Tant pour les citoyens de la région concernée que pour leurs armées, ainsi qu’aux pays qui sont visés par la nébuleuse criminelle alimentée, par d’autres islamistes, d’hommes et de femmes rêvant d’accéder au paradis par l’effraction de mourir en kamikazes.

Voir en ligne : Nos articles sur Irak et Syrie.


Géographie de l’Etat Islamique dans une région... par Populi-Scoop

L’homme plaide, sans vergogne, avoir entraîné plusieurs dizaines de djihadistes et est présenté par son interlocuteur, qui dit le connaître depuis des années, comme un syrien. Il prétend avoir appartenu à l’appareil des services ultrasecrets de l’organisation terroriste qui a proclamé avoir fondé l’Etat-Islamique, un refuge aux fous d’un combat de barbarie affirmant une civilisation cruelle.

Nos derniers articles qui suivent le début de la fin d’un sanctuaire...
- Les fronts de guerre du Daesh tracés par les villes libérées en Irak et en Syrie.
- Le pétrole irakien siphonné par l’alliance sacrée : ISIS-Turquie
- La nouvelle menace « CBRN » du commando islamiste en Europe
- Augmentation des arrestations aux Etats-Unis pour appartenance au Daesh

Anonyme et désigné par un pseudonyme d’islamiste, l’interviewé ne donne pas, à ce stade de ces deux discussions relatées par les premiers sujets, de primauté, mais connait bien de quoi il parle. Cependant de forts détails sur les méandres confidentiels, de ce qui est l’ennemi de plusieurs armées du Monde, commencent à apparaître et méritent d’être décryptés.

Dans la première partie, c’est le portrait de l’homme présenté avec le surnom d’Abu-Khaled qui est dressé. L’essentiel de son parcours, les moyens utilisés comme les contacts anciens via Skype ou bien finalement une rencontre en Turquie, est dépeint afin de savoir à qui on a affaire.

Dans la seconde partie, parue aujourd’hui en matinée après l’initiale datant de la veille, il est aussi repris que certains journalistes d’investigation ont déjà révélé : la collusion entre les anciens dirigeants de l’armée ainsi que du Baâth irakiens avec les islamo-terroristes.

Islamistes modérés et islamistes masqués.

Le sanctuaire de criminels religieux sur les territoires à cheval entre les Syrie et l’Irak et qui devient éphémère, depuis la promesse de le démanteler associe nombreux du Monde, est impénétrable. Ce qui laisse place aux spéculations, Abu-Khaled indique aussi que des agents des services anciens secrets de Saddam ont repris du service dans ce qui est désignée dans les médias outre-Atlantique par « ISIS ».

Selon les premières révélations, les recrues déterminées à se faire exploser sont d’emblée séparés des autres nouveaux arrivants qui déferlent, dit Abu-Khaled, de tous les horizons du Monde. C’est lors des premiers cours théologiques, prodigués aux nouveaux enrôlés que la question est posée : qui est prêt à être martyr ?

Il précise que pendant l’année 2014 et début 2015, des centaines d’islamistes se présentaient quotidiennement pour rejoindre les rangs des combattants de l’Etat islamique. Alors que ces derniers mois, depuis l’été dernier, ils ne sont que quelques dizaines. Ce qui, insiste-t-il, pousse l’organisation terroriste d’exploiter toutes les cellules et les loups solitaires positionnés au sein même des pays ennemis.

Son constat, avec l’exemple du jeune australien Jack Bilardi qui s’est fait exploser en Irak à 18 ans, est un conditionnement. La construction d’une secte basée le sacrifice suprême de l’adepte. L’adhésion du combattant est conditionnée par la promesse d’être Kamikaze. Ils peuvent reconduits dans leur pays, comme l’australien qui a choisi de se faire exploser ici.

Si les anciens du régime de Saddam ont été maintes fois révélés, par des rapports de presse, être en connivence avec les terroristes en Irak, ce syrien nous apprend que ceux qui passent en premier, pour finir en s’explosant, sont d’abord les blessés du Daesh. Ceux qui ont survécus dans les combats, mais gravement handicapés après des blessures sont envoyés sur les casernements et les postes de contrôles, avec des ceintures qui peuvent détruire des zones entières.

إعترافات أحد جواسيس داعش – الجزء الأول

Gilgamesh Nabeel : Gilgamesh Nabeel est un essayiste et interprète irakien, expert indépendant vivant en Turquie. Il écrit des articles et des sujets politiques sur le Moyen-Orient, l’éducation, l’art, la littérature et les droits des femmes. Il collabore avec des magazines et des sites Web tels que Al-Fanar d’Irak. Il gère des pages Facebook actives sur l’art, les monuments et le patrimoine mondial. Il dirige les archives archéologiques du regretté Dr Behnam Abu-Sof. Il est diplômé en médecine générale et en chirurgie de la Faculté de médecine de Qasr al-Aini de l’université du Caire.

Voici l’article, 1ère partie de « confessions d’un espion du Daesh » en langue arabe ICI

Répondre à cet article