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Au service de qui sera le gardien du pétrole en Libye ?



Haftar face au morcellement tribal des Libyens


mercredi 12 février 2020
par Azouz Benhocine


Ecouter l’article. Le point de vue que l’officier libyen Khalifa Haftar ait réussi à rassembler une armée, sur les décombres des troupes de l’ancien régime qu’il connaît bien, augure que c’est pour l’élimination de l’anarchie. Les milices restantes des révoltés contre Kadhafi et les intrusions des islamo-terroristes sèment la terreur, cependant elle s’avère être toléré par le gouvernement de Saraj qui a l’empreinte de la pseudo communauté internationale qui est à l’origine du chaos.

Voir en ligne : Notre dossier Libye

Avec l’assaut commencé depuis des mois pour conquérir la capitale Tripoli, les troupes de l’ancien officier de Kadhafi et duquel il a pris ses distances, s’est ouvert un nouvel épisode de la déstabilisation de la Libye. D’abord parce qu’une partie de la population locale ne souhaite pas cette offensive, ni la victoire d’un militaire qui lui compte terminer avec le désordre.

- Aux portes d’Algérie, les islamistes s’investissent en Libye. dimanche 22 décembre 2019

A l’exception de l’Egypte, les deux pays voisins de l’ouest (Algérie) et du nord (Tunisie) ne sont pas déterminés, non pas par intérêts mais par manque de résolution. Des diplomaties molles et de flagrantes incompétences en matière de gestion de crises, les deux pays qui semblent bien partagé une entente consolidée. Ils réagissent en subissant les faits et sans perspectives de les influencer.

Les seules troupes étrangères qui ont fait et font encore incursion en Libye sont de l’OTAN. Au début, sous la houlette de Sarkozy pour éliminer Kadhafi, sur le point d’écraser la révolte du peuple par un bain de sang. Et actuellement, avec la Turquie qui a remplacé l’Arabie Saoudite pour l’implication des islamistes dans la géostratégie des forces qui interviennent souvent dans le Monde.

Il est quasiment impossible d’empêcher les ingérences où qu’elles peuvent exister. Sans si une prompte intervention comme celle, des Etats-Unis, faite contre l’armée irakienne qui a été en invasion du Koweït. Pour le cas de Libye, via Ankara membre de l’OTAN et ayant déjà contribuer au maintien de Bashar et à la destruction de la Syrie, Erdogan accomplit le même stratagème.

L’Algérie et la Tunis, impuissante, disent clairement qu’elles n’envisageraient aucun l’implication, visible et à grande échelle, de troupes étrangères en Libye. Mais elles ne peuvent empêcher la satisfaction de la demande du gouvernement Saraj qui justifie la présence turque qui s’effectuent avec des mercenaires venus des terres de l’islam.

-  Commanditées, par le gouvernement de Saraj, des ingérences étrangères en Libye 29 juin 2019

Les deux pays voisins ne peuvent, même s’ils le désirent afin de ne subir les séquelles collatérales, limiter l’aggravation de la situation en Libye. Alger et Tunis refusent la victoire du maréchal Haftar, car elle a pour conséquences le déferlement des, Libyens qui se sont opposés au vieux militaire, sur leur territoire. Mais aussi, ces voisins ne peuvent pas contrecarrer l’avancée venue de Benghazi.

L’urgence que redoutent nombreux pays de la région du nord-est africain et même du Sahel, est celle de la reprise des complots que l’Otan, via les manœuvres d’Ankara, viennent multiplier le chaos qui dure depuis 2011. Les ressources pétrolières de la Libye poussent nombreux Etats, comme la Turquie, de mettre leur nez dans un conflit, certes interne, mais fomenté par des agissements inopinés et venant de l’extérieur.

Le voisinage comme l’Algérie et la Tunisie qui peuvent aussi avoir des ambitions économiques avec un partenaire stabilisé, cherchent une solution dite de dialogue, mais qui ne peut être encadré. L’Egypte de son côté, très conséquente avec ses visées, devance tout l’environnement géographique en misant sur Haftar, qui au regard des violences haletantes depuis 2011, pour une solution d’imposer l’ordre par l’emprise d’une armée forte pour limiter le « démocratisme » tribal.

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