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Dernières polémiques de l’islam en France.



Marine Le Pen et la mosquée de Strasbourg dans le grand débat passionnel.


dimanche 12 décembre 2010
par jaco


Nouvelles polémiques autour de l’Islam de France, deux à la fois. Elles viennent encore questionner le processus d’assimilation d’une communauté fortement attachée à sa religion et son armada de rites. Et traduire la difficulté d’adaptabilité de la révélation ramenée aux terriens par le message de Mohamed, aux mœurs occidentales où les valeurs sociales sont ailleurs, soumises au dogme du christianisme, et géographiquement sous d’autres cieux divins.

Les propos de Marine Le Pen à propos des prières sur le trottoir qui offusquent même nombreux musulmans, écœurés, qui refusent de voir ou de participer à ce genre de spectacle de rue dégradant. Et l’autorisation de l’édification d’un minaret avec le chantier de la mosquée de la ville de Strasbourg, où il est question des 17 millions pris sur le denier public pour un Etat laïc. Ces deux sujets relèvent du grand débat de l’intégration, de personnes dans le moule républicain, qui emprunte souvent des chemins sinueux qui, par le passé, sont allés vers la burqa après avoir d’abord croisé le foulard.

Pour la première controverse raciste, car émise par l’extrême-droite qui s’habille d’un étroit patriotisme traduisant la « peur de l’autre », elle a mis en rappel le fascisme dont elle est, dans la perception des français et la conscience collective, la tenante et la représentante officielle. Il faut reconnaître, par ailleurs, que nombreux musulmans ne désirent pas prier sur les trottoirs où s’achalande la marchandise et pissent abondamment les toutous de la race canine. Marine Le Pen montrant une image renouvelée du parti hérité de son père, ne cesse de monter dans les médias avec les pointes de téléspectateurs devant leurs télés lors de ses passages, et raflant la vedette à Gollnisch prétendant à diriger le FN. La fille Le Pen est loin d’être la seule à tenir un discours d’exclusion ou de suspicion à l’égard des Musulmans


Musulmans occupent des rues du 18ème à Paris
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Et pour le second sujet, qui concerne une cité abritant les eurocrates, l’Etat s’inscrit ainsi dans le combat de l’islam des caves, pour ne pas dire celui à portée de l’extrémisme. De la place de la mosquée de Strasbourg dans les décors urbains de cette ville, indéniable qu’un message sera émis. La manière dont il sera perçu et déchiffré, fait la marque de tolérance et du vivre-ensemble que prônent les citoyens épris d’une éthique sociale. Et ce sont les 17 millions d’€ du financement de toute la construction qui requièrent les attentions puisque la laïcité se permet tant de flexibilité, afin de parer à l’égarement des pratiquants dans le fanatisme. Cet islam acclimaté aux mœurs occidentales espère être à la pointe, pour sauver les préceptes de ce culte de la déchéance. Pourra-t-il changer la lecture obscurantiste fortement répandue…


La Grande mosquée de Strasbourg
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La mosquée de Strasbourg ouvrira ses portes l’été prochain, prévue sans minaret, peut avoir le sien si la communauté le souhaite, selon l’autorisation de la collectivité locale qui est à majorité socialiste. D’un grand reflet architectural, la culminante élévation de l’édifice équivaut au clocher de l’église qui abrite le. Ne sera pas ainsi plus représentative du culte qu’elle couve, dans une ville où l’activité continentale est présente. Pour rappel, la mosquée de Paris qui date des années 1920 a eu son minaret qui n’a jamais réveillé les démons xénophobes. Au contraire le rayonnement de tolérance, y compris sa contribution dite des « justes » qui a consisté à sauver des juifs de la déportation pendant la seconde mondiale, sont parmi les vertus de la présence du lieu que de son rayonnement.

La majorité présidentielle réagit.

Le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé :<< C’est exactement les mêmes techniques que son père, les mêmes amalgames et il faut bien le dire les mêmes propos ». « J’ai toujours considéré le Front national comme un danger majeur pour notre famille politique comme pour la France », sur iTélé

Jean-François Lamour, député UMP de Paris : « Le naturel revient au galop et on voit bien que derrière une façade peut-être plus respectable au début il y a réellement un fond de xénophobie qui s’exprime au travers de ce genre de dérapages. »

Luc Chatel, ministre de l’Education nationale : « On a eu trop l’habitude par le passé avec Jean-Marie Le Pen t’entendre ce type de propos qui sont inacceptables ». « C’est la démonstration qu’à ceux qui pensaient qu’elle n’était pas exactement la copie conforme de son père elle apporte la démonstration inverse ».

Les critiques au sein de l’opposition

La première secrétaire du PS, Martine Aubry : « Je voulais dire combien j’ai été choquée par ces paroles touchant les personnes qui prient effectivement à Marseille... »

Numéro 2 du PS, Harlem Désir : « On est au delà de toute indignité. On nous avait fait croire à un moment que sous son visage avenant, Marine Le Pen allait permettre un tournant du Front national, qu’elle avait peut-être rompu avec l’extrémisme, le racisme et l’antisémitisme de son père. »

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon : « Voici le vrai visage de l’extrême droite française, qui n’a changé en rien et Marine Le Pen est aujourd’hui aussi dangereuse que Jean-Marie Le Pen ».

Le député socialiste, Arnaud Montebourg : « Cette déclaration est une injure à ceux qui, arabes, africains, musulmans ou non, sont morts pour la France, ceux-là même qui ont libéré le territoire national pendant que votre père, madame le Pen, trouvait des circonstances atténuantes à l’occupation nazie ».

La secrétaire nationale d’Europe Écologie, Cécile Duflot : « … évidemment pas plus light que son père ». Elle « attise les peurs et les haines .../... et utilise des ressorts racistes… »

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent : « En comparant les prières de rue des musulmans à l’Occupation pendant la Seconde Guerre mondiale, Marine Le Pen déplace les frontières de l’ignoble ». Il a réclamé samedi sa condamnation par la justice.