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Siné, devant le tribunal de Lyon, la LICRA rétroactive avec une chronique antérieure concernant le voile musulman.



Entre sous-fifres de Bonaparte et partisans des criminels de guerre, l’affaire Siné élucide les dérives de mise-au-pas de la presse écrite quand les médias publics sont sous la coupe asphyxiante de l’hyper-président.


mardi 27 janvier 2009
par Rebel Kazimir


La veille, le lundi 26 janvier, l’affaire a commencé avec le traitement d’une plainte auprès du tribunal de Paris. Cette fois portée par le concerné-même de ce jugement à Lyon, contre le journaliste Claude Askolovitch. Celui que l’opinion considère comme le principal instigateur de l’attaque envers Siné, le caricaturiste âgé de 80 ans, poursuivi pour incitation au racisme et à l’antisémitisme avec cette action jugée ce mardi 27 janvier. Askolovitch a interpellé, lors d’un passage sur TF1, le directeur de Charlie-Hebdo, comme un véritable coup de pieds sous-table, pour la chronique mise en cause.

Voir en ligne : Le site de SINE-HEBDO : le journal satirique créé par Siné.

L’affaire Siné, caricaturiste des plus anciens journalistes de Charlie-Hebdo accusé d’incitation à la haine raciale, faute de lui reprocher un acte antisémite avéré, suite à la publication, en juillet 2008, d’une chronique sur l’éventuel conversion au judaïsme, après mariage, du fils du président de la république avec la fille du commerçant Darty. Elle continue par le traitement de la plainte de la LICRA auprès du tribunal de grande instance de Lyon, sur plainte de la LICRA qui trouve une attaque aux femmes musulmane portant datant de juin.

Dans la pertinence de l’acte d’accusation, il est clairement question d’incitation. Comme si un faiseur d’opinion et professionnel jusqu’aux bouts des doigts, pousserait à la haine comme tout autre créateur d’idée faite, et dont le talent est versé à la satire doit être limité. Il serait dangereux pour le système rampant.

La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) masquant le bœuf d’une brindille de paille se distingue, par l’association de l’affaire Jean Sarkozy à une autre antérieure, du mois de juin, sur les femmes musulmanes voilées. Si les juges n’y voient rien de cette mise-en-scène, nous aurons droit à cacher notre bœuf par du vent.

Image hébergée par servimg.com

Jean Sarkozy, homme public du fait de son statut d’élu dans la même localité de la banlieue huppée de Paris et aussi de sa parenté dont il use pour son ascension et sa médiatisation, fait l’objet de nombreux sujets dans la presse, surtout people. Il en veut donc que de celle qui caresse au sen du poil. Même s’il n’a pas beaucoup réagi à l’article incriminé, laissant aux cercles sectaires de prendre en main une protection du mal et du mlauvais (à la limite de l’abjecte) dans l’esprit des citoyens et que toutes les presses ont mission de proclamer. Il n’a point, par son relatif silence, démenti les insinuations de l’article. Les médias trouvent un personnage dans le sillage et la coloration Bling-Bling du père dont la forte présence médiatique n’a jamais autant été relayée à l’égard d’un président français. Les retombés, outre le suivi de l’ex et de l’actuelle épouse, ont droit certainement de s’étaler quand, de prêt ou de loin, plane l’ombre de Sarko !

LE BLOG DE SINé

La veille, le lundi 26 janvier, cette même affaire a commencé avec la plainte auprès du tribunal de Paris. Cette fois portée par le concerné-même du jugement de Lyon, contre le journaliste Claude Askolovitch. Celui que l’opinion considère comme le principal instigateur de l’attaque envers Siné, âgé de 80 ans, pour antisémitisme. Askolovitch a interpellé, lors d’un passage sur TF1, le directeur de Charlie-Hebdo, comme un véritable coup de pieds sous-table, pour le sujet mis en cause.

Et c’est l’oreille consciente et bien placée, du directeur de Charlie-Hebdo, qui ne rate jamais l’occasion de présenter l’Islam radical comme seule variante de la dernière et monolithique des révélations qu’a connues l’humanité à travers la prophétie de Mohamed. D’ailleurs, il eut largement l’opportunité de reprendre en France les scandaleuses avec leurs entières affabulations manipulatrices, les caricatures danoises présentant le prophète des musulmans comme un criminel et un terroriste. Une chance inouïe de revendiquer la liberté d’expression, celle qu’il a tordue en licenciant Maurice Sinet du journal dont il a été membre et de ses premiers employés de rédaction avant que ce décideur prenne la direction.

Phillip Val Image hébergée par servimg.com, islamophobe notoire qui fait ouvertement usage de l’ambigüité entre les communs des musulmans et les fanatiques affidés aux Djihadistes, tient beaucoup à mettre au devant le judaïsme en protection du colonialisme sioniste. Alimentant ainsi une confusion/collusion, dans la compréhension de la société français de l’intraitable conflit du Proche-Orient au profit de l’injuste spoliation du peuple palestinien de sa terre.

Le contexte dangereux qui se prête à un bonapartisme, où les medias et en l’occurrence la presse, sont censés passer à l’inaction et en boîtes à résonnance du guide suprême et sa suite… Donne le tournis à une gauche, disons-le comme aiment le préciser les censeurs « l’extrême-gauche », qui, si elle se prononce sur le conflit dit « israélo-palestinien » alors qu’il bel-et-bien d’une colonisation spoliatrice du peuple palestinien de sa patrie, l’antisémitisme est banalement brandi. Alors que beaucoup de juifs de France refusent, sans qu’on leur donne parole, d’être vus comme criminels de guerre et des tueurs d’enfants et de femmes désarmés sous des prétextes de tunnels, plutôt nourriciers, servant aux armes artisinales du Hamas.

Siné restera un anticolonialiste qui fera encore du bruit… A l’heure des crimes de Gaza.

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