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La "division 30" formée par les Etats-Unis en Syrie kidnappée par Enusra



Par où le chaos dans les pays arabes devait être déclenché


samedi 1er août 2015
par Azouz Benhocine


Le programme de la formation militaire, des rebelles syriens, qui devait commençait en fin 2011 en Jordanie et en Turquie, s’était fixé 5000 hommes uniquement pour la 1ère année de révolte, avec possibilité de le continuer au-delà. Finalement après 4 années, ils ne sont que quelques dizaines, puisqu’il était impossible aux Etats-Unis, aux pays occidentaux et arabes qui l’ont créé, de savoir si les personnes recrutées allient le terrorisme, voire même à l’époque Al-Qaïda. Puis le Daesh est là pour changer la donne.

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie

L’instruction militaire a été carrément abandonnée, après que 54 personnes ont été formées en un an d’entraînement. Elles ont été regroupées dans une unité appelée la « division 30 » et mises sous le commandement d’un ancien officier, le colonel Nadim Al-Hassan, déserteur de l’armée syrienne. Puis lâchées dans la nature pour la lutte armée comme le régime du baâth, elles ont erré et participé à quelques combats, sans jamais faire des éclats ni de mobilisation.

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Selon diverses sources syriennes, dont le communiqué de l’encadrement de « la division 30 » d’infanterie, la faction de rebelles qui activait depuis deux années, a été enlevée dans une zone nord de la province d’Alep, mercredi 29 juillet, par Djabhat Enusra. Le command et ses compagnons ont été kidnappés par leurs rivaux d’Enusra, qui depuis l’été 2014, date de commencement des frappes de l’alliance dirigée par les USA, tentait de faire valoir qu’elle combattait le Daesh, afin d’être épargnée par les frappes.

La déclaration des éléments de cette unité n’a pas précisé le nombre de combattants maintenant détenus par les terroristes. Alors qu’un rapport publié le lendemain, jeudi, par l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme ainsi qu’un réseau de militants présent sur le terrain, ont divulgué que le nombre des otages est de 7 personnes, alors que les réseaux sociaux du Net révèle qu’il s’agit de 18. Finalement les ravisseurs eux-mêmes ont revendiqué cet enlèvement, le même jour aussi.

D’après l’Observatoire, basé à Londres mais néanmoins l’une des sources d’informations de ce qui se déroule en Syrie, les combattants ont été enlevés sur unr chemin de retour d’une réunion près de la ville d’Azaz, au nord de la ville d’Alep. La rencontre visait à coordonner les actions de la division 30 les autres factions. En commençant par une opération militaire, commanditée par les maîtres américains, contre l’Etat islamique en Irak et le Levant (Isil) dans la région d’Alep et avec le soutien de la coalition internationale.

Depuis le mois de mai de l’année 2015, l’armée américaine a relancé ce programme d’entraînement afin de créer une « nouvelle force syrienne » en mesure de tenir tête aux djihadistes, d’où le changement d’orientation qui originellement devait être chargée de combattre du régime d’Al-Assad. Là aussi, la plupart des candidats ont été jugés inaptes et encore le projet a été abandonné. Le Pentagone a déclaré jeudi, tout en se disant au courant des informations sur cet enlèvement, qu’aucun membre de la « nouvelle force syrienne » n’avait été capturé, mais les ravisseurs ont libéré leur déclaration disant le contraire.

Suivant leur itinéraire, les hommes enlevés avaient traversé la frontière turquie-Syrie il ya un peu plus de deux semaines. Selon des sources de l’opposition qui ont diffusé des images illustrant les camions Toyota de la Division 30, sur le passage de la frontière à Bab Al-Salameh. Les ravisseurs d’Enusra qui ont supplié la coalition menée par les USA pour un partenariat contre Daesh, disent que l’unité 30 augment les capacités techniques pour aiguillonner des frappes aériennes de la coalition sur le terrain.

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