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BERNARD TAPIE, UN ENTREPRENEUR DANS LE COLLIMATEUR.



Qu’il est difficile d’être Tapie… D’être un balieusard parmi les charognads.


jeudi 11 septembre 2008
par Damien Djamel Bouch’Raf


Si un jour tu réussis et de rien, on se demanderait : comment tu es parvenu ?

Démonstration de force de Bernard Tapie devant la commission parlementaire ce 10 septembre 2008. L’homme est poursuivi, après moult harcèlements, par plus les politicards qui sont à la tête de partis politiques décadents...

N’est-ce-pas une façon de se redorer des blasons de charognards ? Prêts à sauter sur ceux qu’ils pensent avoir...


Aux non-voyants cet article est vocalisé, écouter la version phonétique en MP3.

Bernard était venu, manches retroussés, de son département 93 rafler quelques monnaies, comme le font d’autres cols blancs en se taillant les ongles.

Quand il a plongé dans le business, son col était celui que son propre père avait porté ! Quel mal à cela ? Les mamans disent souvent aux fils de porter la chemise du père, à moins que la frangine s’en serve. Et aussi tous les habits longtemps lavés par des mains laborieuses et avec le savon neutre marseillais qui rendent, ces deux : geste et moyen, leurs tissus aussi doux que la soie.

Bernard Tapie, banlieusard et ancien ministre de la politique de la ville, est une gueule qui sert de modèle à beaucoup de jeunes français, pour une réussite assumée comme par l’audace d’un titan. Ce monsieur mérite de bien meilleur hommage.

Le crédo de Barnard Tapie :

Un patron français, un affairiste né sous la charmante étoile de savoir comptabiliser l’argent. Et même compter la probabilité de sa propre durée de vie.

Quand il se défendit devant la commission parlementaire ce 10 septembre 2008, une âme parlait aux bons entendeurs. En toute humilité, il expliqua qu’il avait choisi la juridiction qui lui fait gagner plus rapidement 285 millions d’€, avant qu’il ne rejoigne ceux qui dorment à jamais dans l’au-delà. L’affaire, dit-il, a commencé quand j’avais 50 ans. J’ai 65. Les avocats, mesure-t-il avec le raffinement du calculateur dont les neurones font par moult opérations et logique… (Uniquement la logique !), prédisent…

Comprendre : bien plus de cent ans de bureaucratie juridique ! Pour qu’une affaire ait son épilogue.

L’homme continue de dégager une verve de batteur, que ni le gâteux Bill Gates ou le truand Pablo Escobar (le colombien) ne peuvent lui être comparé. Le premier était né sous une belle étoile aussi et en plus : le père de Bill Gates gagnait bien plus de 1 million de dollars par jour. Et le narcotrafiquant colombien soumit aux autorités de son pays d’effacer la dette au temps où sa patrie était accablée par le FMI et la banque mondiale, finalement il a été tué par...

Le père de Bernard Tapie était un ouvrier d’usine. Malmené à plusieurs reprises… Bernard pour son bateau, sa société de montres (Lip) et la marque du trèfle (Adidas), le-voilà devant les élus du peuple.

Si un jour un jaloux s’en réjouisse que Tapie ait été traité, de tous les noms, de la manière d’un mauvais garçon, il a intérêt de rempiler sa « connericratie ». Ce jaloux voit toujours un pugnace, un gagnant qui a droit à l’une des plus belles biographies. Tapie est une utopie, un mythe, un géant, un homme et une épopée vivante.

Devant la commission, ce mercredi 10 septembre 2008, deux hommes politiques : le centriste Bayrou et le socialiste Hollande se sont tus. Ils avaient fait des vagues il y a quelques jours. Comme ils ont l’habitude de traîner les gens dans la boue et même, outrageusement, ceux qu’ils trahissent très souvent et à chaque tournant… Devant les médias, et les pires

… Parce qu’ils, les bafoués comme Tapie, leur réservaient de l’égard et se font trahir.

Mais comme périclitent leurs partis politiques respectifs, ils sont restés dans le mutisme hypocrite des politicards de seconde espèce. Pourtant ils avaient crié au scandale et mis tous les médias qui leur offrent des projecteurs à faire briller de vieilles casseroles… Derrière l’affaire du siècle.

Bernard risquait de les affronter, de leur montrer qu’un homme issu des quartiers pauvres a la rage dans le cœur. Celle qui a la luminosité d’un feu de sauvageon qui brûlerait toutes les pailles dans les ventres des véreux… Et des politicards.

D’autres parlementaires vivaient, le même-jour, un problème de conscience. Honnêtes élus du peuple, ils sont considérés dépassés… Comme devant un cas de conscience !

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