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Affaires ICC-Services : il n’y a rien à reprocher au Président Boni Yayi




jeudi 22 juillet 2010
par Elias


Certains compatriotes ont tôt fait de rendre responsable le Chef de l’Etat dans la nébuleuse affaire de placement d’argent devenue désormais ‘’affaire ICC-Services’’. Mais la vérité est que dans cette affaire, il y a une chronologie des faits qui prouve la bonne foi du Président Boni Yayi.

En réalité voici cette chronologie des faits :

En août 2009, la BCEAO s’est rendu compte d’importants flux anormaux d’argent dans certains de ses Etats membres que sont le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo. Aussitôt toutes les agences nationales ont été alertées et c’est ainsi que le Directeur national Bénin de la BCEAO a convoqué les responsables de ICC-Services et consorts qui n’avaient pas répondu à l’appel. Un deuxième appel lancé en janvier 2010 est toujours resté sans suite ; et c’est alors que le Directeur National de la Bceao s’est résolu à saisir le Ministre des Finances.

Une fois informé, trois possibilités s’offraient au Ministre des Finances pour le règlement de la situation : Primo, le Ministre pouvait informer le Président de la République pour les suites à donner à la saisine du Directeur National de la Bceao ; Secundo, le Ministre pouvait directement agir en décidant de fermer ces institutions illégales de placement d’argent ; Et tertio, le Ministre avait la possibilité d’emprunter la voie judiciaire. Le ministre a jugé opportun d’emprunter la voie judiciaire en saisissant le Ministre de la justice. Le Ministre de la justice à son tour a transmis le dossier au Procureur Général près la Cour d’Appel de Cotonou en vue de mettre un terme aux agissements peu orthodoxes des institutions financières illégalement installées sur le territoire béninois.

Mais contre toute attente, le Procureur Général a fait main basse sur le dossier en ne donnant aucune suite à l’affaire.

Face à cette tergiversation du Procureur, le Ministre des Finances a saisi son homologue de l’Intérieur Armand Zinzindohoué qui a estimé qu’il n’y avait pas trouble à l’ordre public et par conséquent, son Ministère n’avait pas compétence à mettre un terme aux activités des ces institutions.

Percevant toujours le danger, le Ministre des Finances a instruit son collaborateur chargé des affaires de microfinance en la personne de Grégoire Ahizimé aux fins de lui faire des propositions concrètes. Monsieur Ahizimé à son tour a bloqué le dossier.

C’est enfin face à cette confusion, que le Ministre des Finances s’est décidé à transmettre le dossier à la Présidence de la République et principalement au Conseiller Technique à l’Economie du Chef de l’Etat Monsieur Jonas Gbian. Ce dernier découvrant pour la première fois ce dossier l’a traité et retourné au sieur Grégoire Ahizimé au Ministère des Finances ignorant que ce dernier l’avait entre temps bloqué.

Ici, il importe de dire que le conseiller Gbian a voulu attendre que le dossier soit clarifié et que toutes les zones d’ombre soient levées avant d’informer le Président de la République.

On en était là quand ICC-Services s’est retrouvée en cessation de paiement et c’est alors que les échos sont parvenus au Président de la République le Docteur Boni Yayi.

Immédiatement informé, le Chef de l’Etat à ordonné la fermeture de toutes les institutions illégales de placement d’argent et le blocage de tous leurs comptes bancaires.

Mieux, le Président a décidé de porter l’affaire devant la place publique en convoquant tous les responsables de ICC-Services au Palais de la Présidence de la République et en mettant en place un comité de crise, un comité de suivi et une commission d’enquête judiciaire.

Par ailleurs, c’est pour la première fois dans l’histoire politique du Bénin, qu’un Chef de l’Etat décide de livrer ses proches à la justice et de donner les instructions pour que tous ceux qui sont impliqués, qu’ils soient parents, amis, collaborateurs, etc, soient écoutés par les services compétents et au besoin soient mis aux arrêts.

A la lumière de ce qui précède comment peut-on encore douter de la bonne foi du Président Boni Yayi ? Le faire après toutes les actions de ce dernier dans ce dossier s’apparenterait soit à de la méchanceté gratuite, soit à une ignorance inexcusable.

Toutefois, il faut noter l’esprit de compréhension de la majorité des Béninois qui ont compris que dans cette affaire ICC-Services, il n’y a pas de la place pour la politique ni pour la démagogie.

Le président Boni Yayi a joué et continue de jouer sa partition ; reste que le pouvoir judiciaire le moment venu assume la sienne.

Pamphile EGBADE

Tél : (+229)95 47 13 22 Cotonou (Bénin)