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Rendre l’âme septuagénaire, c’est l’déal !



Mourir, c’est la loi d’ici-bas !


jeudi 23 août 2012


La loi de la terre et du ciel !

Mourir, c’est ne plus appartenir à ce monde, c’est ne plus être sur terre, c’est retourner à l’état de néant ’où l’on était déjà venu… Tout ce qui est né est destiné au dépérissement, à la décrépitude et à la ruine.


Dieu seul vaincra l’éternité…lui seul restera présent sur la terre et ne disparaîtra jamais. Donc si Dieu ne mourra pas, c’est qu’il n’appartient pas à la communauté des vivants. Il n’est pas d’essence humaine, c’est qu’il ne peut pas avoir la faculté de percevoir,de sentir notre présence, d’entendre notre voix et d’exaucer nos doléances et nos vœux…

Alors si Dieu n’est pas de la race des vivants, il doit être une ombre,un fantôme évanescent, un mythe que l’on ne peut ni toucher ni voir, quelque chose qui existe dans l’espace vaporeux, dans l’esprit de l’homme, mais qui n’existe pas dans la réalité, donc Dieu n’est qu’une création de l’homme, comme un rêve qu’il entretient à l’aise et qui le protège…

Or, naître, vivre et vieillir lentement, progressivement, jusqu’au dernier stade de la vie. Avec le temps notre corps se désagrège, se ratatine, se flétrit, s’amenuise graduellement pour devenir au bout du compte chétif, anémique, prêt à s’éteindre une fois pour toutes dans les affres de la pourriture..

Tout a une fin et notre être de vivant et fort, passe au trépas. Mais il est toujours préférable que la camarde arrive pendant que l’on est encore debout…

Mourir vieillard, décrépi, valétudinaire et même parfois cul-de-jatte, pellagre ou podagre, c’est la mort la plus pénible qui ait jamais été… Or voir chaque jour autour de moi des vieillards mort-vivants, se trainant péniblement, une canne tordue à la main, cherchant difficilement leurs chemins, tentant d’épuiser jusqu’au dernier instant le plaisir de vivre, fut-ce même avec douleur et beaucoup de souffrances, voilà ce qui m’afflige vivement.

Certes la vieillesse est respectable et doit être respectée plus que tout autre chose en ce bas monde. Mais la vieillesse a des bornes déjà assignées par les lois de la nature… La vieillesse n’a plus d’avenir… Son avenir est derrière elle dans le cœur du passé… dans le cœur de ce qui est fini et révolu..

Pourtant la vieillesse d’aujourd’hui, c’est la garantie, la base sur laquelle s’est édifié l’avenir de la génération que nous voyons affluer autour de nous… La jeunesse a de l’avenir mais la vieillesse n’en a plus… l’avenir de la jeunesse réside ainsi dans les temps futurs alors que l’avenir de la vieillesse est dans les temps passés où a déjà vu le jour la jeunesse…

Donc mourir, pour la vieillesse, est un acte sublime, car il consacre toute une vie déjà révolue. Une vie pleine de déboires, de joies, d’infortunes et de bonheur…

Mourir est un acte de courage, de bravoure et de dignité… mourir c’est la synthèse ou le couronnement d’une vie d’agitations, de combats, de tiraillements, de pleurs et d’éclats de rire…

Dès lors être enseveli dans le linceul de l’oubli, au moment opportun, sans se résigner à attendre ainsi une mort lente et douloureuse. Je crois que c’est la meilleure solution à la vie… L’homme brave et téméraire, doit partir dans l’au-delà avec un cœur encore palpitant de vie, pour qu’il puisse se mettre à l’aise au sein du sépulcre… et dormir du dernier sommeil..

Voir Youscribe/drmohamedsellam

msellam83@yahoo.com

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