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En Libye, la solution des élections face à la menace islamiste et au problème Khalifa Haftar

En Libye, la solution des élections face à la menace islamiste et au problème Khalifa Haftar

L’Égypte, l’Algérie et la Tunisie exigent 2 votes en Libye, pour endiguer islamisme périlleux et toxicité à l’est

samedi 23 mai 2026, par Djamel Damien Boucheref

Le Caire, 21 mai 2026 – Réunis en urgence, les trois pays voisins de la Libye ont exigé, jeudi, la tenue immédiate d’élections pour éviter l’effondrement total d’un État déjà coupé en deux. Derrière les mots diplomatiques, une peur grandissante : la résurgence des groupes islamistes et l’intransigeance de Khalifa Haftar, dont les manœuvres menacent la stabilité de toute l’Afrique du Nord. Ces voisins refusent qu’à leurs frontières demeurent une instabilité dont les acteurs ne se gêneront pas de percuter leurs actions au-delà des confins du pays.

L’Égypte, l’Algérie et la Tunisie tapent du poing sur la table, concernant le black-out en Libye. Lors d’une réunion tripartite au Caire, les trois pays voisins, du fief d’une panne politique, ont exigé la tenue immédiate d’élections présidentielles et législatives. Mais derrière ce langage diplomatique, l’urgence est réelle : la prolifération silencieuse et omniprésente de la menace islamiste. Une nébulosité qui inquiète, tout comme l’attitude de Khalifa Haftar, un chef de guerre qui dérange, pour ses positions et relations clivantes, désormais autant ses pays frontaliers que le pouvoir officiel à Tripoli.

Un sursaut diplomatique face à un pays coupé en deux

C’est un appel pressant à débloquer une situation qui n’a que trop duré. Réunis jeudi 21 mai 2026 au Caire dans le cadre du « Mécanisme tripartite des pays voisins sur la Libye », les ministres des Affaires étrangères égyptien, algérien et tunisien ont publié une déclaration commune sans équivoque.

Leur objectif ? Accélérer le processus politique sous l’égide de l’ONU pour organiser des élections présidentielles et parlementaires simultanées. La Libye est embourbée dans une division politique profonde depuis 2022, déchirée entre l’administration d’Abdul Hamid Dbeibeh, reconnue par la communauté internationale et basée à Tripoli, et le gouvernement parallèle d’Osama Hammad, retranché à Benghazi avec le soutien du Parlement de l’Est.