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G-35 à La Haye : L’heure des sanctions contre Israël a-t-elle sonné ?

G-35 à La Haye : L’heure des sanctions contre Israël a-t-elle sonné ?

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dimanche 8 mars 2026, par Gros Emile

Face à l’escalade du conflit israélo-palestinien et aux accusations de crimes de guerre à Gaza, une coalition internationale d’États se mobilise. Coprésidé par l’Afrique du Sud et la Colombie, le Groupe de La Haye a convoqué une réunion d’urgence le 4 mars 2026 afin de coordonner des actions politiques, économiques et juridiques visant à faire respecter le droit international.

Une réunion internationale d’urgence à La Haye, siège de plusieurs institutions majeures du droit international, le 4 mars 2026, a été consacrée à la situation en Palestine. Chose qui devait déplaire aux criminels de guerre, derrière un génocide revanchard en réponse à l’acte, du 7 octobre 2024, commis en résistance au colonialisme.

L’initiative, portée par l’Afrique du Sud et la Colombie, vise à coordonner des actions gouvernementales concrètes face à ce que plusieurs États et organisations internationales qualifient de violations graves du droit international humanitaire dans la guerre menée dans la bande de Gaza.

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Selon les organisateurs, 35 pays d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et d’Europe ont confirmé leur participation. Parmi eux figurent notamment la Chine, le Brésil, le Chili, Cuba, l’Uruguay, l’Espagne, la Suisse, la Suède, le Danemark, la Norvège, l’Égypte, la Malaisie, l’Indonésie, le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Algérie ou encore la Tunisie.

La rencontre se déroule en présence d’ambassadeurs accrédités auprès de deux institutions centrales du droit international : la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale.
La rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, a également annoncé sa participation, appelant à un « multilatéralisme décolonisé fondé sur des droits universels » et à une mobilisation plus large des États.

Un groupe créé en pleine guerre à Gaza
Le Groupe de La Haye a été créé en janvier 2025 au plus fort de la guerre à Gaza, dans le but de coordonner des réponses gouvernementales concrètes contre l’impunité des crimes internationaux. Cette coalition diplomatique cherche à passer d’une phase de déclarations politiques à des mesures juridiques et économiques tangibles.

Depuis sa création, le groupe a déjà organisé plusieurs réunions internationales, notamment à Bogota, New York et de nouveau à La Haye. L’objectif affiché est clair : préserver l’intégrité du système juridique international et renforcer les mécanismes permettant de poursuivre les responsables de crimes de guerre.

Vers des sanctions économiques et militaires ?
Parmi les mesures étudiées ou déjà mises en œuvre par certains États participants figurent :

  • • l’interdiction des exportations d’armes ou de technologies à double usage vers Israël,
  • • le refus de transiter des armes israéliennes dans les ports nationaux,
  • • l’interdiction pour les navires sous pavillon national de transporter des armes vers Israël,
  • • la révision des contrats publics pour éviter le financement indirect de l’occupation des territoires palestiniens,
  • • la poursuite judiciaire des crimes internationaux grâce au principe de compétence universelle.

La réunion du 4 mars doit notamment évaluer l’application de ces mesures et discuter de nouvelles initiatives visant à renforcer la coopération judiciaire internationale contre les crimes de guerre.

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Une diplomatie mondiale aux stratégies multiples
Dans les milieux diplomatiques, la participation de certains États attire l’attention. Des pays comme le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Égypte ou l’Indonésie participent également à d’autres initiatives diplomatiques soutenues par le président américain Donald Trump, notamment un projet informel souvent surnommé « Conseil de la paix ».

Les analystes parlent dans ce cas de « multi-track diplomacy », une stratégie diplomatique à plusieurs voies qui permet aux États de diversifier leurs alliances et de maintenir une marge de manœuvre stratégique dans un contexte international fortement polarisé.

La société civile mobilisée à Amsterdam
Parallèlement à la réunion intergouvernementale, la société civile internationale organise un Congrès des peuples le 7 mars à Amsterdam.

Intitulé « La Nakba n’a jamais pris fin », cet événement entend soutenir les initiatives diplomatiques du Groupe de La Haye et renforcer la mobilisation internationale en faveur des droits du peuple palestinien.

Plusieurs personnalités internationales sont attendues, notamment la militante écologiste Greta Thunberg, la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese et l’ancien dirigeant du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn.

Un test pour le droit international
Au-delà de la question palestinienne, la réunion du Groupe de La Haye est perçue par de nombreux observateurs comme un test majeur pour l’efficacité du droit international face aux crises contemporaines.
Dans un monde marqué par la fragmentation géopolitique, la capacité des États à coordonner des sanctions juridiques, économiques et diplomatiques pourrait déterminer la crédibilité future des institutions internationales chargées de juger les crimes de guerre.

Mots-clés : CIJ, CPI, Groupe de La Haye, Droit international humanitaire, Compétence universelle, Impunité et Crimes de guerre, Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale de l’ONU,


Voir en ligne : Impunité - CPI - Israël

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