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Prédation du népotisme en Algérie, fuie par ses jeunes, audacieux et doués

Prédation du népotisme en Algérie, fuie par ses jeunes, audacieux et doués

Pays entre « Pardon » sous condition et rupture générationnelle.

mardi 13 janvier 2026, par Djamel Damien Boucheref

L’analyse de la crise de confiance profonde qui secoue l’Algérie, en mettant en lumière le contraste frappant entre le discours officiel de « réconciliation » et la réalité vécue par la jeunesse, se résume en une opposition récalcitrante et des bureaucrates incongrus. La liberté sous condition advient en menace de répressions futures pour ceux qui refusent le silence. La jeunesse déçue qui rejette un modèle de société archaïque et paternaliste. La dénonciation est sans détour pour l’accaparement des richesses et des postes clés par les dirigeants et leurs descendants, au détriment de la méritocratie. La contestation politique est une demande de justice sociale et économique totale.

Alors que le pouvoir algérien multiplie les appels à la « réconciliation » et propose le pardon aux voix dissidentes, une fracture béante se creuse. Derrière les discours officiels de main tendue, la jeunesse algérienne perçoit un rappel à l’ordre autoritaire. Pour cette génération, le problème n’est pas le manque de clémence, mais un modèle de société verrouillé par la corruption et la prédation des richesses.

  • Liberté d’expression en Algérie : Un droit sous condition de silence

Le récent message du président Tebboune, évoquant la possibilité d’un pardon pour les Algériens établis à l’étranger ou les opposants à condition de ne plus « récidiver », sonne pour beaucoup comme un aveu de fermeture. En Algérie, l’opposition est aujourd’hui un exercice de haute voltige. Pour les jeunes, la liberté d’expression n’est pas une faveur octroyée par le haut, mais un droit constitutionnel souvent bafoué.

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Cette proposition de « pardon » est perçue par la société civile comme une injonction au silence. « Ne plus récidiver » revient à dire : ne plus critiquer, ne plus manifester, ne plus rêver d’un changement structurel. La jeunesse se retrouve ainsi face à un dilemme cruel : le mutisme pour survivre ou l’exil pour exister.

  • Corruption et prédation : Le système des « héritiers » dénoncé

Les jeunes Algériens ne se reconnaissent plus dans le modèle de société que les dirigeants actuels s’efforcent de maintenir. Ils voient un système qui tourne sur lui-même, incapable de se réformer et déconnecté des réalités du XXIe siècle.
Cette déception est profonde. Elle touche au cœur du contrat social. Les jeunes aspirent à une méritocratie, à une ouverture culturelle et à une justice indépendante. Au lieu de cela, ils font face à un paternalisme politique qui les traite comme des mineurs éternels, à qui l’on dicte ce qui est bon pour le pays tout en ignorant leurs aspirations profondes.

  • La confiscation des richesses et des postes par l’élite

Le point de rupture le plus critique reste la gestion des ressources nationales. Pour la jeunesse, l’Algérie est un pays riche dont la population est maintenue dans la précarité. Le sentiment d’injustice est exacerbé par la perception d’une « prédation » systématique des postes stratégiques et des richesses par une élite dirigeante et ses descendants.

Le népotisme est devenu le principal obstacle à l’avenir des jeunes diplômés. Pendant que les fils et filles du système accèdent sans effort aux fonctions de prestige et aux leviers économiques, la jeunesse talentueuse, issue des classes populaires, se heurte au mur du chômage ou est contrainte de prendre les "barques de la mort" (Harragas).

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Ce que dénoncent les opposants, c’est cette transformation de l’État en une propriété privée où les richesses du sous-sol et les opportunités d’affaires sont captées par une caste. La lutte contre la corruption, souvent affichée par le pouvoir, est perçue comme une opération de communication ou un règlement de comptes interne, tant qu’elle ne s’attaque pas aux fondements mêmes de ce système de privilèges.

  • Vers une rupture définitive entre le pouvoir et les jeunes Algériens

Le dialogue proposé par le sommet de l’État ne pourra aboutir tant qu’il ne traitera pas les causes profondes de la colère. La jeunesse algérienne ne demande pas d’être « pardonnée » pour ses opinions. Elle demande des comptes sur la gestion des deniers publics, elle demande la fin de l’impunité pour les prédateurs de l’économie, et surtout, elle demande le droit de participer à la construction de son pays sans crainte de répression.

L’avenir de l’Algérie ne se jouera pas dans des promesses de clémence sous conditions, mais dans la capacité du pouvoir à céder la place à une véritable transition démocratique où la naissance ne détermine plus le destin des citoyens.

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