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Fin 2025, le chômage aux USA sur une courbe ascendante depuis mai.
Le modèle qui fait Trump devant les épreuves systémiques.
lundi 22 décembre 2025, par
Le nombre de chômeurs s’élevait à 7,8 millions, un chiffre quasi inchangé par rapport à septembre, tandis que le niveau d’emploi est resté globalement stable. Le taux d’activité est demeuré quasiment inchangé à 62,5 %, reflétant une population active globalement stable. Le taux de chômage U-6, plus large, qui inclut les personnes découragées et celles travaillant à temps partiel pour des raisons économiques, a augmenté en novembre, reflétant une forte hausse du travail à temps partiel involontaire.
En novembre 2025, le chômage américain a grimpé à 4,6%, dépassant les attentes du marché et atteignant un sommet inégalé depuis septembre 2021. Il « n’a cessé d’augmenter depuis mai », rapporte le Washington Post, en cette fin d’année à qui est dû l’opportun bilan. Le système Trump est dit déjà vacillant. Désactivant les engagements de faire mieux que par le passé, le trublion locataire de la Maison Blanche évite un tel sujet comme celui du dossier Epstein qui le secoue.
Conséquences de la guerre commerciale sino-américaine, effets collatéraux graves.
L’année 2025 a été marquée par une morosité économique persistante, avec une "hésitation à embaucher et une réticence à remplacer les travailleurs qui partent". Le marché du travail américain a connu des difficultés importantes en 2025, avec une dégradation progressive tout au long de l’année. Bien que les licenciements ne soient pas massifs, cette rareté montre que le marché du travail est lacéré de fissures importantes après plusieurs années de croissance soutenue.
Tous secteurs confondus, l’industrie a chuté de 134 000 places, tandis que le nombre d’employés du secteur technologique, pourtant en plein boom d’innovation, a diminué de plus de 6 800. Le nouveau scénario introduit par l’IA (Intelligence Artificielle) dépasse celui du dernier qui a été plébiscité de la « data science », après l’explosion de celui de la programmation d’applications.
Malgré une baisse des offres d’emploi en novembre, les entreprises ont continué à recruter pour des spécialités. La demande étant encore forte pour les profils d’ingénierie et de support technique. L’IA s’impose rapidement comme une compétence essentielle : selon une analyse de CompTIA, 41 % des offres d’emploi actives concernent des postes liés à l’IA ou requièrent des compétences dans ce domaine.
Les chiffres de l’emploi pour les prochains mois restent imprévisibles, car les données d’un seul mois pourraient ne pas donner une image complète. Mais l’indéniable impact de l’IA variera probablement, selon les secteurs et les emplois, déclarent plusieurs observateurs. Les développeurs et les traducteurs, par exemple, pourraient en ressentir maintenant les effets bien plus tôt que d’autres professions, ont-ils souligné.
En 20 ans de guerre, les Etats-Unis dépensent 6.400 milliards et font 801.000 victimes.
Les 141 000 suppressions (tous secteurs confondus) de postes depuis le début de l’année, soit une hausse de 17 % par rapport à la même période l’an dernier, selon le cabinet de reclassement Challenger, Gray & Christmas, sont comptabilisés comme non pourvus. Parallèlement, les géants de la tech comme Google, Microsoft, Meta et Amazon ont annoncé des investissements pouvant atteindre 375 milliards de dollars dans l’infrastructure d’intelligence artificielle cette année.
Les réactions pleuvent de toutes parts, alors que la clôture de l’exercice 2025 sonne en période animée de fêtes qui sont méritées et acquises par les réussites. Le président de la Réserve fédérale, Jerome H. Powell, avait récemment suggéré que les chiffres de l’emploi fédéral pourraient être surestimés. C’est plutôt inquiétant, quand on tente de convaincre que la vérité est autre.
Le taux de chômage ressort à 4,6% de la population active, contre 4,5% attendus. On est un peu au-dessus des 4,4% estimés sur 2026 par la Fed lors de ses derniers « dot plots » du 10 décembre. Mais le Bureau des statistiques du travail (BLS) avait lui-même averti que l’enquête auprès des ménages, utilisée pour calculer le taux de chômage, serait affectée pendant plusieurs mois par les répercussions de la fermeture des services gouvernementaux. Les salaires n’ont augmenté que de 0,1% sur un mois (consensus +0,3%).
| Période | Emplois créés | Taux de chômage | Observations |
| Novembre 2025 | Faible | 4,6% | Plus haut depuis 4 ans |
| Août 2025 | 22 000 | 4,3% | Très en dessous des attentes |
| Juin 2025 | -33 000 (privé) | 4,2% | Première destruction depuis des années |
| Février 2025 | 151 000 | 4,1% | Premiers signes de fragilité |
Chiffres clés
Novembre 2025 (données les plus récentes) :
• Taux de chômage : 4,6%, au plus haut depuis 4 ans
• Faibles créations de postes avec une décélération des salaires
• Les salaires n’ont progressé que de 0,1%, bien en deçà des attentes
Août 2025 :
• Seulement 22 000 emplois créés, très en dessous des attentes de 75 000
• Taux de chômage : 4,3%[4]
Juin 2025 - un tournant :
• 33 000 emplois détruits dans le secteur privé, première destruction d’emplois depuis plusieurs années
• Secteurs touchés : services aux entreprises, éducation, santé, services financiers
Février 2025 :
• 151 000 emplois créés, en dessous des attentes (160 000)
• Taux de chômage à 4,1%
Les chiffres d chômage aux États-Unis ont atteint son plus haut niveau en près de quatre ans. Un ralentissement progressif qui s’est poursuivi tout au long de 2025. Le taux est passé de 4,0% à 4,6% sur l’exercice qui tire à sa fin. C’est en Juin 2025 qu’un tournant marquant a été enregistré, avec la première destruction d’emplois privés depuis plusieurs années. En ricochet, la hausse des salaires ralentit significativement. L’hésitation à embaucher est forte mais peu de licenciements. L’économie reste morose et stable à la fois, sans décrochage, positif ou négatif
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