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La Russie réalisera une centrale nucléaire au Niger...
Pour exploiter l’uranium sur place et non l’exporter en matière 1ère.
mercredi 24 septembre 2025, par
Les richesses minières de la région du Sahel attisent les convoitises des puissances aspirant à les exploiter, voire les accaparer. La concurrence entre les États-Unis, la France et la Russie qui tous tentent de nouer des liens solides avec les juntes militaires par le commerce, s’exacerbe. Le Sahel concentre des ressources stratégiques cruciales : le Mali produit de l’or et du lithium, le Niger de l’uranium et le Burkina Faso de l’or.
Le continent africain est le théâtre majeur de la compétition géopolitique mondiale. La présence russe au Sahel ne se limite donc pas à l’extraction minière, mais s’étend à une stratégie d’influence globale combinant coopération technologique, formation et infrastructure. Souvent, les rapports anciens avec les pays occidentaux sont considérés néocoloniaux et non concluants, la quête de partenaires plus protecteurs est plus engageante.
L’uranium algérien, une énergie presque méconnue !
La présence de la Russie en Afrique dans ce qui est la coopération est une substitution aux anciens partenaires dont la France comme principal acteur et coopérant avec nombreuses nations. La percée du pays sous le règne de Poutine, dans des régions du Monde décolonisées qui sont restées dépendantes des anciennes métropoles, transforme la configuration géopolitique ancienne.
Voici, l’enjeu que nous tentons d’expliquer se situe aux convoitises des pays étrangers qui sont avides de disposer de telles matières premières. Le Niger a produit 3 527 tonnes d’uranium en 2023, soit 6,3% de la production mondiale, ce qui en fait un acteur clé du marché mondial. Après le coup d’État de juillet 2023, le pays a opéré un basculement stratégique majeur en se détournant de la France vers la Russie.
Au Niger, comme avec d’autres nations africaines, la Russie a assimilé que l’atmosphère d’expansion du terrorisme politico-islamiste, surgissant sous néocolonialisme occidental, devait pousser au changement des paradigmes relationnels. Aucun ne peut dire à quoi ressembleront concrètement les propositions de Moscou pour un partenariat scientifique nucléaire, si c’est pour la production d’électricité ou bien l’armement ?
Les coups d’État ne manquent pas dans ces pays d’où est délogée la présence française surtout. Les juntes remplacent d’autres militaires ou bureaucrates qui jouent même la carte révolutionnaire et indépendantiste. Ce qui semble maintenant la détermination, à mettre fin à l’ère de l’exploitation minière française de l’uranium au Niger, est aussi bien considéré dans les pays voisins comme le Mali et le Burkina Faso.
URANIUM IRANIEN : dialogue ou discorde ?

« Notre tâche n’est pas simplement de participer à l’exploitation minière de l’uranium. Nous devons créer tout un système pour le développement de l’énergie atomique pacifique au Niger », a déclaré, le 28 juillet dernier, le ministre russe de l’Énergie Sergueï Tsivilev lors d’une visite à Niamey. C’est que ces nations sous-développées cherchent des revenus à partir des richesses naturelles, notamment du sous-sol.
La centrale nucléaire au Niger que la Russie envisage de construire est apprêtée par la nature, car elle se fera dans un pays riche en uranium. Ce vaste État aride au bord du désert du Sahara qui importe la plupart de son électricité, est totalement justifiée, voire logique. Le concept est pratique et pourrait se reproduire dans la région. C’est en fonction de la tentative de Moscou qui a avantagé géopolitique sur les nations occidentales en Afrique.
Dans les pays du sahel, de nouvelles législations minières obligent les investisseurs étrangers à confier des rôles plus importants aux partenaires commerciaux locaux. Ces directives visent à ce qu’une partie de la production soit raffinée localement, en conservant davantage la valeur ajoutée dans l’économie nationale. Comme les emplois et les bénéfices soient bénéfiques aux populations autochtones.
Pour l’exploitation française de l’uranium au Niger, pendant plus de cinq décennies, Orano - qui jusqu’en 2018 était connu sous le nom d’Areva, a extrait pour alimenter la filière nucléaire qui est au cœur de la stratégie énergétique française. L’entreprise publique française s’approvisionne désormais principalement au Canada et au Kazakhstan et a des projets en cours de développement en Mongolie et en Ouzbékistan.
La Russie profite du sentiment de rancune que les Nigériens cultivent l’hypothèse que les entreprises françaises bénéficient en exploitant leurs richesses. Alors qu’ils, comme nombreux africains, devraient se contenter de rester indéfiniment un fournisseur de minéraux bruts, sans espérer jamais passer à un niveau plus industrialisé. Les régimes militaires nigérians alliés avec ceux du Mali et du Burkina Faso voisins ont vision souverainiste africaine à leur plus grande exportation de l’or surtout.
La France se trouve balayée du secteur minerai en Afrique, suite au partenariat russo-nigérien. Une rupture qui marque la fin d’une présence française historique dans l’uranium, avec la nationalisation des sites précédemment exploités par Orano (ex-Areva). L’approche dépasse la simple extraction minière, depuis juillet 2025 un accord de coopération nucléaire civile avec le Niger, incluant des plans pour construire des centrales nucléaires et non seule l’extraction.

Voir en ligne : Niger & Sahel

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