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La pénibilité infligée au monde du travail par la crise du climat.

La pénibilité infligée au monde du travail par la crise du climat.

Les salariés, dans la canicule et les intempéries, aspirent à la protection.

lundi 25 août 2025, par Rebel Kazimir

Nous associons à tous les lanceurs d’alerte qui songent à assurer la sécurité des travailleurs et pérenniser la prospérité des entreprises, notre voix, pour montrer au public le risque que les employeurs et les législateurs doivent prendre plus au sérieux. Il faut trouver des moyens, comme instituer des lois, pour s’adapter à un monde qui se réchauffe. De ce fait, porter une attention particulière aux groupes qui pourraient être plus vulnérables que d’autres, face à la catastrophe prouvée scientifiquement du réchauffement climatique...

Cet article rappelle les fortes chaleurs comme principale cause de mortalité liée aux conditions météorologiques dans le Monde. Les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, les enfants et les êtres âgés qui ne peuvent pas réguler leur température corporelle centrale aussi efficacement telle que le fait une santé fraiche et laborieuse des juvéniles. Le danger pour les sujets, des catégories jugées plus vulnérables, est omniprésent.

40% d’électricité verte en 2024, escorte la croissance de la demande.

Le changement climatique est une nouvelle incidence sur le monde des travailleurs, rajoutant une pénibilité généralisée à toutes les corporations. Il est en train de remodeler des métiers qui ont des besoins, des conditions adéquates pour être exercés dans de bonnes circonstances et telles que vivre sous le soleil brûlant. Que peuvent-ils faire, sauf à continuer de tenter de rattraper le retard à mesure que le mercure augmente ?

Plus de 2,4 milliards de personnes dans le monde, soit 71 pour cent de la population active, souffrent de stress thermique sur le lieu de travail, selon les estimations de l’OIT. Chaque année, 22,85 millions d’accidents du travail et 18 970 décès sont liés à une chaleur excessive au travail.

Un rapport (ci-bas), rendu public pour ce sujet par cette organisation, indique également que la productivité des travailleurs chute de 2 à 3 % à chaque augmentation de degré au-dessus de 20 degrés Celsius de la température du globe humide, une mesure qui prend en compte l’humidité et d’autres facteurs environnementaux.

La planète Terre est dans un cycle contraire du glaciaire qu’elle a connue. Les températures record établissent déjà de nouvelles normes pour les personnes sur le lieu de travail. L’année dernière a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, mais peut-être pas pour longtemps, car la pollution liée au réchauffement de la planète continue d’augmenter. La dernière décennie, de 2015 à 2024, a par ailleurs été la plus chaude jamais enregistrée.

Changement climatique et stress thermique sur le lieu de travail
Environ la moitié de la population mondiale souffre des conséquences néfastes des températures élevées.

La plus grande décision que les entreprises et les responsables politiques peuvent prendre est de réduire les émissions de combustibles fossiles à l’origine du réchauffement climatique. Mais concrètement, les syndicats des travailleurs se préoccupent de considérations, celles en rapport avec les pénibilités du contexte que de la tâche professionnelle qu’ils effectuent, plusieurs fois revendiquées et négociées depuis des décennies…

Aux États-Unis, l’administration Biden a proposé, l’année dernière, de nouvelles protections pour les travailleurs, dans le but de prévenir les maladies et les décès liés à la chaleur. Elle propose qu’avec un indice de chaleur de 90F (30 degrés centigrades) ou plus déclencherait des pauses de 15 minutes toutes les deux heures pour certains travaux, par exemple.

Au Japon, Tokyo passe à la semaine de 4 jours de travail.

Les législateurs du pays de l’oncle Sam peuvent lancer le travail d’amender les textes, en introduisant des politiques qui normalisent des types de solutions qui allègent l’exercice de travail. Ils devront aussi surveiller et voir si les mesures proposées survivront au programme de déréglementation du gouvernement de Trump.

Les employeurs doivent prévoir des pauses plus longues ou plus fréquentes, quand elles sont nécessaires à la continuité du travail. Ils peuvent reconsidérer l’isolement des uniformes et réaménager les lieux de travail, pour garder les travailleurs au frais. Ils doivent également avoir des plans sur ce qu’il faut faire en cas d’urgence liée à la chaleur.

L’OMM et l’OMS (Organisation Mondiale de Météorologie et de Santé) insistent sur la nécessité d’accroître l’éducation et la sensibilisation au stress thermique sur le lieu de travail. Les mesures préventives comprennent le renforcement des systèmes d’alerte aux vagues de chaleur, similaires aux avertissements que les gens pourraient recevoir avant d’autres catastrophes environnementales.

Sans une meilleure prise en charge des conditions de travail, avec des orientations politiques ardues pour préserver les salariés des aléas climatiques devenus torrides, un blocage surviendra, des maladies plus invasives frapperont et des projets ralentissent…

Le stress thermique est d’ores et déjà l’un des risques professionnels les plus dévastateurs de notre époque. Il saccage des territoires en réduisant la végétation, multipliant les catastrophes et détruisant des espèces, avec une météo de plus en insupportable.


Voir en ligne : Climat et travailleurs

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