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Matières fécales à l’origine des probiotiques.
Produits au caca épuré soignent, en reconstituant le microbiome altéré.
mardi 15 juillet 2025, par
Les probiotiques, admis parmi les produits pharmaceutiques, sont composés de micro-organismes vivants bénéfiques, surtout les Lactobacillus et les Bifidobacterium… Généralement, ils sont intégrés dans les compléments alimentaires, les médicaments gastro-intestinaux et les produits dermatologiques, plus souvent pour eczéma et acné. Ils ont été autorisés selon des cadres réglementaires des pays…
Un traitement médical à partir des matières fécales n’était pas tellement expliqué aux malades qui prennent leurs médicaments généralement pour s’aider à lutter contre les diarrhées persistantes. Actuellement, les probiotiques sont d’un apport inestimable, voire comme une mode, pour soigner les grandes difficultés intestinales, surtout à des fins de reconstitution du microbiome. Mais quand on sait qu’ils sont faits du « caca », l’intrigue esquisse curiosité.
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L’intérêt pour le microbiome et l’utilisation des probiotiques ainsi que des matières fécales en thérapeutique a une histoire étonnamment ancienne, mais leur reconnaissance scientifique s’est précisée au fil du XXe siècle et plutôt au XXIe siècle. Dans l’Antiquité, les médecins chinois utilisaient une préparation appelée « soupe jaune » (Huang Tang) à base de matières fécales pour traiter les diarrhées sévères, une pratique dont les vestiges ramènent au 4e siècle.
Au XIXe siècle, Louis Pasteur explore le rôle des microbes, au sein même leur foyer, et y accorde son constat dans la fermentation et les maladies. En 1907, Élie Metchnikoff, biologiste russe, prix Nobel, suggère que la consommation de bactéries lactiques (yaourt) pourrait prolonger la vie, ce qui est première théorie moderne des probiotiques. Lors des années 1950–60, fut l’introduction du terme probiotique (opposés aux antibiotiques). Et les années 2000–2010, les avancées majeures ont été réalisées dans le séquençage ADN et l’explosion des recherches sur le microbiome humain.
En 2013, des médecins motivés ont voulu créer une pilule à base de caca et une banque de selles en sollicitant la FDA (institution autorisant la commercialisation des médicaments aux USA) pour un premier usage. La FDA a examiné la transplantation fécale et a estimé qu’il s’agissait de produits biologiques et qu’elle devait donc la superviser. Le premier document d’orientation a été publié en 2013. Tout allait bien et les gastroentérologues ont utilisé des matières fécales provenant d’une banque de selles à but non lucratif.
En 1958, une infection causée par une petite bactérie appelée Clostridium difficile (C. diff) qui provoquait des diarrhées n’a pas pu être traitée par les méthodes conventionnelles telles que les antibiotiques, ce qui a conduit le Dr Eiseman, chirurgien colorectal, à administrer à ses deux patients des matières fécales par lavement. Ces procédures ont relancé tout le processus en envisageant la transplantation fécale comme méthode de traitement du C. diff lorsque tous les autres traitements ont échoué.
L’humanité appréhende le microbe qui ne lui a jamais inspiré confiance. Et le mot a des connotations. L’une de ces dernières est afférente à la petitesse d’un être auquel colle la vocation d’être nuisible. Cette phobie mondiale s’estompe depuis quelque temps, mais la crainte demeure. Les scientifiques ont découvert que l’élimination de certaines bactéries est une suppression qui est à l’origine du processus de maladies à l’écueil lourd pour les humains.
Si l’intérêt pour le microbiome semble être récent, il en demeure que la putréfaction qu’il recèle était souvent appréciée quand la digestion des nutriments et pour sa portée sur l’énergie et santé occasionnées pour l’organisme. Comme dirait facultativement le chercheur qui évalue la présence de plus d’un kilogramme de divers germes vivants et agités dans les intestins, les habitants du corps le font vivre pour leur propre pérennité.
Le sentiment de dégoût peut être source de piété.
La réussite de la transplantation fécale, appelée transplantation de microbiote fécal (TMF), dans quelques cas de maladie de Crohn, d’autisme, de Parkinson, d’Alzheimer et d’alopécie areata a permis de réduire des souffrances. Elle consiste à transférer les selles d’un donneur sain dans l’intestin d’un patient, afin de restaurer un microbiote pour équilibrer cette fonction chez des personnes dont la flore intestinale est altérée, notamment en cas d’infections récidivantes à Clostridium difficile.
La transplantation fécale prenait son essor et les gastroentérologues étaient ravis d’ajouter une option thérapeutique supplémentaire pour les patients. Le processus a été rebaptisé de transplantation fécale à transplantation de microbiote intestinal, voire à « refloralisation ». Malgré des résultats prometteurs, les gastroentérologues ont également constaté des effets secondaires et des décès. Un registre a été créé pour suivre tous ces cas. Le traitement des selles a été perfectionné pour le rendre plus sûr.
Ce qu’intitule la scientifique, Dr Sabine Hazan, « le scoop du caca », dans sa publication de 2024, est un questionnement fondamental comme le « principe de précaution. Elle explique, nous passons des antibiotiques aux produits biologiques et aux pilules pour le (et du caca), on doit s’interroger sur les tourments à venir. La pilule magique de pharmacie sera-t-elle la réponse, ou causera-t-elle des problèmes plus graves ?
Il est un peu difficile d’innover lorsque l’Amérique des affaires ralentit les progrès de la science pour accélérer les profits, car cette chercheuse travaille au pays de l’oncle Sam et nous avons signalé l’austérité. La quête de réponses mène à la thérapeutique. Pour obtenir une guérison, il faut comprendre le microbiome pour lui trouver un remède. Pour y parvenir, il faut innover et sortir des sentiers battus.
Parmi les nouveaux soins ’microbiotiques’, les nouvelles thérapies pour les transits intestinaux diarrhéiques persistants. Des sociétés développent des capsules de microbiote standardisé, issues de matières fécales purifiées. Rarement listées explicitement dans les pharmacopées classiques et reste encadrées comme traitement biologique ou comme produit à usage médical, dans un cadre strict.
Voir en ligne : Santé et médicaments
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