Accueil > Humanité > Monde, actualité internationale, politique, relations, diplomatie, affaires (…) > Politique, France, francophonie, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique, monde (…) > nationale, fait politique, une et première page, médias, actualité, pays, (…) > Le FMI observe une incurable léthargie économique en Algérie.
Le FMI observe une incurable léthargie économique en Algérie.
Une gouvernance agrippée à la rente opère avec une fiscalité caricaturale.
lundi 7 juillet 2025, par
La croissance économique de 2024 en Algérie a été de 3,6 %, ralentie par les quotas OPEP+ conjugués à la chute des prix du baril du pétrole, alors que le gouvernement a établi un budget avec une préconisation positive de 5%. L’année 2023, a réalisé facilement ses 4,1 %. La production incluse dans le PIB qui est dans la principale orientation de la politique économique, dite hors hydrocarbures, a connu une croissance robuste à 4,2 % qui reste encore à améliorer.
30 juin 2025 : Communiqué du FMI
Dans leur bilan dressé à l’issue du travail des experts du FMI en Algérie, il est clairement fait appel à la transformation économique, menant à une croissance inclusive et durable. Laquelle s’appuie sur des fondations fiscales et monétaires robustes qui n’ont jamais été solidement fixées, car le pays rentier offre des largesses, en cadeau aux parasitaires, comme les contrebandiers des cabas devenus importateurs. Alors que le gouffre est fait de privilèges servis aux prédateurs campant les rouages étatiques et les cercles pseudo-économiques.
Février 2023 : Le FMI avise l’Algérie : l’inflation due à la rente dispatchée en monnaie incontrôlable.
L’Argentine rembourse en Yuan de Chine un emprunt du FMI.
Dirigés par M. Charalambos Tsangarides, les délégués du Fonds Monétaire International (FMI) qui se sont rendus à Alger du 16 au 30 juin pour mener la mission de consultations avec l’Algérie au titre de l’article IV de 2025, restent sceptiques. Contrairement à l’enthousiasme vanté par les dirigeants du pays et leurs colporteurs d’un nationalisme fanfaronnant, l’essor et l’émergence, l’effort ultime est loin d’être fait.
Avec précision de l’économétrie où chaque travail est mesuré puis évalué avec rigueur, l’Algérie subit la volatilité des prix des hydrocarbures, une vulnérabilité conjuguée avec l’effet sur le réchauffement climatique antinomique avec sa principale ressource. Se rajoutent moult pressions géopolitiques et commerciales, qui sont traités par une bureaucratie incompétente, mais accrochée aux centres de décisions. Celle qui en interne crée des liens risqués entre l’État, les entreprises publiques et les banques. Alors que la dépendance excessive aux incitations fiscales s’effectue avec injustice entre les catégories du tissu social indisposées par les disparités.
Les perspectives à court terme de l’économie algérienne restent globalement positives malgré l’incertitude mondiale, celle où l’environnement s’adonne une impitoyable concurrence et poursuit uniquement les intérêts. Le FMI signale des vulnérabilités budgétaires qui sont élevées, ce qui relève du domaine de cette instance monétaire qui a un regard inexpugnable sur les ressources réelles des pétrodollars qui font l’économie algérienne.
Les constats engendrent des directives, lesquelles sont en rapport avec la gestion des revenus et qui sont suffisants en Algérie, mais utilisés d’une manière conduite par la bacchanale qui a régné depuis 1962, en ruinant l’agriculture avec le plus grand saccage du vignoble. Les Algériens vivent avec d’intenables fluctuations des prix inflationnistes. Si la viande est une denrée devenue inaccessible à bien nombreux ménages, la pomme de terre coûte souvent les ongles de mains des ménagères.
L’urgence d’un équilibre budgétaire progressif afin de renforcer la résilience des finances et reconstituer les marges de manœuvre est utile déclarent les équipes du FMI, composées de fonctionnaires technocrates, qui ont exprimé leurs conclusions préliminaires lors de la fin de leur visite, comme elles le font pour tous les pays. Ces orientations ne relèvent pas du conseil d’administrations de l’instance financière auquel est destiné le rapport final.
Décembre 2023 : Algérie : le FMI voit l’inflation ancrée et des réformes improvisées.
Le FMI appuie, d’un crédit de 4.5 milliards, l’économie du Maroc.
Tandis que la politique monétaire doit rester axée sur la stabilité, voire solidarité, des prix, dont le coût du dinar qui n’est pas indexé sur les réalités, les décideurs semblent désarmés par leur gouvernance noircie de leur impuissance. Une plus grande flexibilité du taux de change renforcerait la capacité de l’économie à absorber les chocs externes, notamment ceux liés aux prix des hydrocarbures. Une plus grande flexibilité des taux de change renforcerait la potentialité de l’économie à absorber les chocs extérieurs, y compris les prix des hydrocarbures, indique le FMI.
Des cadres politiques renforcés, ainsi que des réformes visant à améliorer la résilience budgétaire, à diversifier l’économie et à promouvoir l’investissement privé, sont essentiels pour stimuler la croissance et créer des emplois à moyen terme.
Clairement le FMI salue :
- Application de la Loi monétaire et bancaire de 2023
- Création d’une unité de surveillance des entreprises publiques
- Avancées sur la transparence budgétaire et la réforme des marchés publics
- Guichet unique pour faciliter l’accès au foncier et l’investissement
- Harmonisation des exportations et promotion du commerce en ligne
- Renforcement du cadre de lutte contre le blanchiment (LBC/FT)
Le contexte macroéconomique est globalement acceptable, les recettes des hydrocarbures tiennent la barre des grands équilibres, en dépit d’une désarticulation interne due aux carences du management centralisé. L’inflation de 2023, de 9,3 %, a été jugulée en 2024, passant à 4 %, grâce à la baisse des prix alimentaires, tel qu’opéré au niveau mondial après la covid-19. La balance courante est rebasculée en déficit en 2024, provoqué par une baisse de la production et des prix du gaz quand des découvertes de nouveaux gisements (Brésil, Égypte…) sont vérifiés…
Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.
Voir en ligne : Algérie & FMI
Un message, un commentaire ?
Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Populi-Scoop

