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Algérie : opposition dévoyée par l’opportunisme des aventuriers.

Algérie : opposition dévoyée par l’opportunisme des aventuriers.

Des menteurs, flibustiers et politicards survivent par la connivence avec le néonationalisme dévot.

dimanche 29 juin 2025, par Djamel Damien Boucheref

Le second mandat de Tebboune avance alors que la débandade dans laquelle est plongée l’opposition ne montre aucune lueur de mise à niveau. Demeurant divisée entre racoleurs accolés au règne de la doxa nationaliste, d’une part. Et d’autre part, de farouches détracteurs n’ayant que la haine, le mensonge et la délation à exposer aux citoyens qui, en contrepartie, les desservent. Le pouvoir (le régime ou le système) n’a pas de projet ardu et original que celui de gruger la rente de la filière énergétique, alors que la modernisation et les égalités s’annihilent.

Les exécrables obédiences qui ont émergé après octobre 1988 en Algérie, ont fermé l’horizon à la société qu’ils ambitionnaient la diriger. En apprenant à la population que les clandestins qui, en même temps, s’opposaient au parti unique et influençaient les orientations progressistes de Boumediene, en les soutenant, de véreux politicards ont maintenu le système et ont aussi importé l’islamo-terrorisme.

L’Algérie cède aux associés étrangers 80% de l’exploitation minière.

Les militants, de l’opposition d’Algérie de 2025, se considèrent experts du modèle que leur patrie a longtemps produit, celui de la décolonisation et d’une société idéale basée sur l’intransigeance pour le néocolonialisme et la lutte anti-impérialiste. Ce nationalisme traverse de fond en comble les tissus politiques superposés qui tapissent un champ hostile à la floraison et hostile à la diversité modernisée.

Nombreux des activistes qui se mobilisent en contestant les bureaucrates, de seconde autocratie, qui ont succédé aux nationalistes partis avec leur première république, tergiversent avec leur appréhension de la violence islamiste. Ils imposent la nouvelle théologie qui les pousse à une logique de démocratie intégrale, gratifiant l’expression pour tous, y compris pour ceux qui jurent par la terreur sacralisée…

La félonie des bureaucrates, succédant à Bouteflika, chargés du management des affaires issues de la rente énergétique...

En dépit de la « décennie noire » survenue après la chute du pouvoir communiste en Afghanistan et qui a été bravée par la population et particulièrement les femmes de leur bled, leur trahison demeure. Ils survivent en connivence avec le « fascislamisme » en s’accrochant à une existence de lécheurs de babouches et sous-fifres de ceux qu’ils qualifient de conservateurs, afin de le laver des pires qu’a connus l’humanité.

Ils sont aussi des fervents commentateurs de la cause palestinienne. Et se voient de chevronnés connaisseurs de la crise libyenne. Ils s’autocongratulent d’être de meilleurs éclaireurs sur le régime iranien, puisant leurs lumières de la diplomatie d’intermédiaire de la prise d’otages de l’ambassade américaine après l’accès de Khomeini au pouvoir et sans jamais citer les droits des iraniennes soumises à l’obligation du foulard.

Avec l’avènement d’une nouvelle culture des médias numériques, les politiciens se détournent du « fait accompli militaro-bureaucratique », avec lequel une pléiade de responsables, disant sauver le pays de l’anarchie, gouverne. Ils font une opposition qui n’a aucune crédibilité et est surtout d’alternative concrète avec un personnel de confiance qui ne va entrainer l’Algérie dans la débandade et l’incertitude.

Cause de mobilisation générale en Algérie : gouvernance en échec.

Est-ce que les opposants qui se disent démocrates protègent et vénèrent les institutions de leur pays ? Les appareils d’une fragilité frileuse et juvénile, de la « nation en formation », sont dans la perspective de puissance publique. Mais souvent leur management est soumis au diktat régionaliste et clanique. Aussi bien l’armée que les structures administratives exigent déférence et ne l’acquièrent que quand elles servent la citoyenneté.

... ils distribuent postes de travail, sièges d’élus et différents pactoles aux serviles auxiliaires du nationalisme décadent qui se poursuit après le "hirak" de 2019.

Parmi les institutions en totale perdition en Algérie, la constitution du pays qui colporte un projet de société différent à chaque fois de sa réécriture. Alors que la pression des forces rétrogrades menaçantes ceux qui ne soumettent pas à leur vision décadente, ils ont la morbidité aux fonds de commerce usurpés dont la mémoire, la langue arabe, la religion et même la science.

La justice en Algérie n’est pas dévoyée par les opposants. Mais les pseudos nationalistes agglutinés pour accaparer la rente alimentée en milliards de dollars par les hydrocarbures, ont recruté les magistrats qui ne gênent pas aussi de se faire servir des pots-de-vin. Dans ces cas, le meilleur bakchich est la promotion professionnelle, en servant le gouvernant qui sert et dispatche les gros salaires.

Mais la pire indécence est la mise en place des assemblées élues qui passent par des élections auxquelles la société civile n’a aucun contrôle. Parmi cette dernière, les militants politiques qui ne maîtrisent pas le processus électoral dont ils ne voient que les embuches qui les entravent et leur mettent des difficultés s’ils participent.

Parmi les paradoxes de l’opinion algérienne, la mutation du nationalisme révolutionnaire en une doctrine réactionnaire, lunatique, paranoïa et décadente. Elle subsiste du prestige de mémoire comme les politiciens, journalistes et intellectuels qui évitent la critique.

Le multipartisme existe bien en Algérie, mais il est sous surveillance de l’armée. Telle la constitution qui interdit les partis religieux, mais les islamistes sont admis, en dépit de l’hécatombe de la décennie noire dont les auteurs jurent par la charia d’Allah. Ils sont présents dans le champ compétitif et aspirent à prendre le pouvoir, en brandissant des valeurs, constantes, traditions et identités venues toutes d’Orient.

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