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Au Japon , un moteur tournant à l’ammoniac dépourvu de CO²

Au Japon , un moteur tournant à l’ammoniac dépourvu de CO²

Quad une nouvelle énergie est conçue, les lobbys du pétrole s’énervent.

mercredi 25 juin 2025, par Gros Emile

L’ammoniac est l’un des produits des plus répandus qui existent, même dans l’atmosphère, en faible quantité, suite aux réactions chimiques naturelles. Les sols en sont pourvus à foison, comme matière organique en décomposition des résidus végétaux et excréments des animaux. Il provient aussi des émissions volcaniques et des océans et zones humides, à l’issue des activités microbiennes.

L’ammoniac (NH₃) est parmi les produits qui limitent les émissions de CO², aujourd’hui considérés comme obligatoirement des perspectives et possibilités diverses de changement dans les moyens de transport. Il est un vecteur énergétique prometteur pour la transition écologique, sa confirmation tient du nouveau moteur de voiture réalisé au Japon, pays qui l’essaye déjà en combustion dans des centrales électriques.

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Carburant alternatif offrant une autre chance, car cette matière peut brûler dans des moteurs ou des turbines à gaz sans émettre de CO₂, du fait qu’il est dépourvu de carbone. Il est plus facile à transporter que l’hydrogène pur et peut servir de réservoir chimique d’énergie. Dans le transport maritime, sa densité énergétique élevée en fait un candidat sérieux pour remplacer les carburants fossiles dans les navires qui sont en quantité remplaçant d’autres charges.

Le transport, voire précisément le déplacement des humains et de leurs moyens d’existence, reste une préoccupation majeure. L’automobile est la révolution qui a fait des sentiers, piétinés par la marche pendant des millénaires, des routes puis des circuits enchevêtrés et à longue distance. Ce qui est certainement la révolution dont la motorisation est passée de l’animal de somme à la haute technologie où les énergies de locomotion sont les richesses tant courtisées.

Le géant japonais de l’automobile, Toyota créé en 1926, a récemment innové avec un moteur pouvant donner aux technologies automobiles un autre destin. Cette mécanique, qui ne nécessite ni essence ni électricité, est l’une des grandes curiosités en 2025, de quoi faire du centenaire de l’entreprise un exemple de management.

Pourtant, derrière cette avancée se cache une problématique inattendue liée à l’utilisation de l’ammoniac, une substance ancienne et aux propriétés complexes dont de faire bouger les éléments. La composition chimique est d’azote et d’hydrogène. Le mot « ammoniac » se rapporte à un sel du dieu égyptien Amon, récolté dans le désert libyen par les anciens, d’où le nom « sel d’Amon »…

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Le moteur, d’une originalité inattendue pour son fonctionnement à l’ammoniac, se distingue par l’absence totale d’essence, d’électricité, voire d’hydrogène, des énergies avec lesquelles on considère leurs effets soit lors de leur fabrication, extraction ou même mise en vente. L’ammoniac pourrait offrir une alternative viable dans le cadre de la transition énergétique, alors que peu conventionnel avec les profits et les modes de transport largement adoptés.

L’une des molécules les plus fascinantes qu’a connu l’humanité, synthétisée industriellement pour la première fois en 1909 par Fritz Haber, puis produit à grande échelle grâce au procédé Haber-Bosch dès 1913. Ce procédé a révolutionné l’agriculture en permettant la fabrication massive d’engrais azotés. Et il rentre dans bien nombreuses compositions de produits industriels de divers usages.

La mobilisation des scientifiques pour répondre au réchauffement climatique est une quête effrénée pour des solutions alternatives aux carburants fossiles. Le contexte multiplie ces dernières. Alors que l’électricité et les batteries semblent être le choix de prédilection pour de nombreux constructeurs, Toyota et son partenaire chinois GAC Motor ont décidé de miser sur l’ammoniac.

Cet élément est habituellement utilisé dans l’industrie pour produire des engrais, des explosifs ou encore dans la réfrigération. Son exploitation comme carburant dans l’automobile soulève des questionnements. Contrôler son odeur et sa toxicité dans un véhicule est primordial ? C’est un enjeu majeur que Toyota devra résoudre et espérer une adoption de ses produits, ce qui généralise cet usage dans cette industrie.

L’autre problématique du plan économique que suscite l’adoption de ce moteur nécessiterait d’importants changements. Il serait essentiel de développer de nouvelles infrastructures pour produire et distribuer l’ammoniac à grande échelle. Cela représente un défi de taille, mais également une opportunité pour réutiliser des moteurs thermiques existants.

Pour réduire l’empreinte carbone de ce secteur destiné à plusieurs domaines, à laquelle incitent les scientifiques qui alertent sur le changement climatique, les projets d’énergie alternative se multiplient. La production de l’ammoniac vert, à partir d’hydrogène renouvelable, est déjà présente en Australie, Arabie saoudite, Égypte, Namibie, Chili et l’Égypte en est en forte croissance dans ce créneau.


Voir en ligne : Energie, transport et changement climatique

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