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L’Algérie cède aux associés étrangers 80% de l’exploitation minière.

Bradage par une politique de rente, loin des productions innovantes.

mercredi 18 juin 2025, par Djamel Damien Boucheref

L’Algérie révise sa politique d’investissement dans les secteurs stratégiques, en particulier les mines. Les experts se déclarent égarés dans les tâtonnements des dirigeants de ce vaste pays d’Afrique du Nord. Nouvelle réorientation pour l’apport étranger dans les investissements intervient comme un changement de cap, avec une avidité de vouloir puiser les richesses du sous-sol, sans tenir compte du contexte global de transition énergétique et de pression climatique.

L’Algérie reste un pays clients de bien des matières dont les produits miniers notamment les métaux qui ont un fort raffinement et affinage. Les autorités ont promulgué une législation pour simplifier le processus d’investissement, pour renforcer les industries extractives et afin de réduire la dépendance du pays à l’égard d’importations coûteuses d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.

Les industries extractives en Algérie, un crime écologique à ciel ouvert.

Dans les projets industriels communs, le code des investissements d’Algérie tient encore au principe 49/51%, dans les secteurs dits stratégiques dont faisaient partie les mines. Cette bascule, dans cette dernière filière, au bénéfice du promoteur national pour son association avec ses partenaires étrangers a sauté, selon plusieurs sources. Les causes exactes ne sont pas avouées, notre analyse clarifie les dessous de la décision.

L’Algérie a adopté une loi permettant aux entreprises étrangères de détenir jusqu’à 80 % des projets miniers afin, dit-on, de diversifier son économie. Le pays prévoit d’exploiter ses réserves de phosphate, de minerai de fer, de plomb et de zinc pour accroître, d’assurer l’approvisionnement des industries locales qui tentent de décoller, mais ambitionne des exportations de ces minéraux.

Les domaines assujettis à la règle du 49-51%, selon la Loi de Finances Complémentaire pour 2020, sont de l’exploitation du domaine minier national, on en met fin. Toute ressource souterraine ou superficielle relevant d’une activité extractive en surface ou sous terre, à l’exclusion des carrières de produits non minéraux, obéit à cette règle qui va prendre ce changement et aller jusqu’à 80 au projet d’un investisseur étranger.

Le texte de la nouvelle législation est arrivé l’étape dernière de son étude par les instances électives. Le projet de loi est maintenant transmis au Sénat. Une chambre blindée d’incompétence, qui conteste rarement les décisions du gouvernement. Aussi, comme d’habitude, les approbations sont prises sans de vrais débats et études expertes. La boite à lettre de la chambre basse, l’APN (Assemblée Populaire Nationale) acquiesce sans même une lecture ardue ou contestation pseudo-nationaliste.

3è partie : les minerais de l’avenir, qui en possède et les maîtrise ?

L’information a été produite, le 16 juin 2025, jour du vote au Sénat algérien, par le site Web de la chaîne TV américaine, Bloomberg, spécialisée en sujets de bourse et le monde des affaires, dont les actualités économiques diffusées sont des plus pertinentes au Monde. Le lendemain, 17 juin, la TV algérienne et l’agence de presse diffusèrent la couverture de cinq contrats avec des partenaires étrangers pour l’exploration et l’exploitation de pétrole dans le Sahara.

En vertu de la nouvelle loi, déjà approuvée à l’Assemblée nationale, les entreprises pourront obtenir un seul permis d’exploitation minière valide pour une période maximale de 30 ans, couvrant à la fois les activités d’exploration et d’extraction.

Il s’agit d’actualiser les règlements et textes régissant l’exploitation du domaine minier et ressource souterraine ou superficielle. À savoir l’industrie qui a trait aux activités extractives en surface ou sous terre et précisément à l’exclusion des carrières de produits non minéraux.

Le renforcement du secteur minier pourrait aider l’Algérie à réduire sa dépendance, de longue date, au pétrole. Les recettes des énergies fossiles représentent actuellement plus des trois quarts des exportations et environ la moitié des recettes publiques, laissant le pays très exposé aux marchés aléatoires et instables.

Minerais pour énergie moins polluante, remplacent les sources fossiles.

L’Algérie présume une croissance pour 2025 de +5%, le Fonds Monétaire International prévoit 3,5 %. Le gouvernement aspire à diversifier ses sources de revenus et à attirer davantage d’investissements privés. D’où cette nouvelle mesure qui reste liée aux ressources du sous-sol, mais perçue comme positive, car en dehors des hydrocarbures, exposées aux fluctuations des prix mondiaux de l’énergie.

L’Algérie s’efforce de développer d’importantes réserves de phosphate, de minerai de fer, de plomb et de zinc, pour sortir d’une rente menacée par les problèmes climatiques. L’un des principaux fournisseurs de gaz naturel de l’Europe, le pays a un voisinage de pays riches en minerais comme le Maroc, producteur de phosphate et le Mali, exportateur d’or.

Grand marchand de gaz, le plus vaste pays d’Afrique cherche à se doter de projets dans l’économie post-carbone tout en capitalisant toujours sur son sous-sol. C’est encore l’argument de diversifier son économie que l’Algérie adopte une loi accordant aux entreprises étrangères de détenir jusqu’à 80 % des projets miniers.

Ses ressources stratégiques sont de plus en plus convoitées pour servir de matières premières aux industries vertes (batteries, énergies renouvelables). Grand marchand de gaz, le vaste pays d’Afrique cherche surtout à se doter de projets, voire de nouvelles filières de rentes que les responsables enjoignent à l’économie post-carbone tout en capitalisant toujours et encore sur son sous-sol.

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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