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L’Europe vassale dans la communication technologique des States.

L’Europe vassale dans la communication technologique des States.

L’hostilité idéologique, envers la Chine et la Russie, à l’épreuve des intérêts.

dimanche 25 mai 2025, par Rebel Kazimir

La présentation de l’Europe comme moins encline, à sortir du dessous du parapluie américain, est visiblement un état dû à l’emprise de l’influence des USA dans plusieurs domaines et surtout des nouvelles technologies liées à l’informatique et ses appareillages. C’est en défense qu’apparait clairement cette réflexion du retard en Europe. Et quand ce décalage montre le niveau de la Chine, ou même du Japon, en déficit des équipements des nouveaux médias d’internet, l’UE se trouve vassale des puissances.

La modique culture d’entreprise lui évite de prendre des risques. Aussi des lois du travail rigides, prétextant la protection des salariés. Des réglementations bureaucratiques étouffantes, basées sur des lourdeurs. Le réservoir de capital-risque restreint à l’emprunt bancaire, loin des investissements d’entreprises dynamiques et amovibles. Et la croissance économique stagnante est conjuguée pour une démographie tenant à ses médiocres privilèges.

Notre précédent article : Les pays occidentaux au tournant historique menant au fascisme.

Dans notre précédent sujet, nous avons alerté sur le tournant pris en occident qui mène nombreux pays vers le fascisme, à cause d’un nationalisme excessivement décadent. L’atmosphère trainant l’ensemble communautaire en déchéance, que certains analystes désignent humblement en vieillissement, est démontré par l’impuissance d’arrêter une guerre sur le vieux continent.

Après avoir largement raté la première révolution numérique, l’Europe semble sur le point de passer à côté de la prochaine vague. Les États-Unis et la Chine, qui regorgent de capital-risque et de financement gouvernemental, dépensent massivement dans l’IA et d’autres technologies qui promettent d’augmenter la productivité et le niveau de vie. Les citoyens, du continent qui a été le berceau de la révolution industrielle, renouent avec les angoisses des guerres et les crises insoutenables, surtout qu’ils n’ont plus rien à esclavager, spolier et à coloniser.

C’est en matière de technologie que l’UE semble patauger dans une léthargie qui la prive des outils qu’accaparent les nations tenues pour des leaders en matière d’innovation. La comparaison se fait par rapport aux États-Unis qui surprennent ouvertement les Européens, avec les décisions des taxes douanières, n’épargnant les produits ainsi que les politiques de défense qui rejettent les couvertures d’alliance.

Trump reprend de vieux codes et dogmes de son pays pour les libertés.

Les habitants de l’Europe se sentent délaissés par le grand empire qui, par le passé, paraissait leur offrir l’idée inébranlable, maintenant en désuétude, d’être la communauté internationale, sans le reste du Monde. Or les vieilles recettes peuvent avoir la vie dure, laissant croire que l’alliance stratégique, alors qu’elle vraisemblablement factice, des pays occidentaux n’a pas assuré la pérennité du modèle.

Rapport Draghi : un guide autant stratégique que diplomatique pour l’Europe
Document de Schuman Paper n°767 publié 4 novembre 2024

Le rapport Draghi, de septembre 2024, est un excellent travail qui a diagnostiqué le secteur technologique européen, le jugeant à la traîne. Il a exhorté les gouvernements à dépenser plus d’argent public pour stimuler le secteur, passant à côté du fait que c’était l’argent privé qui était absent.

C’était un à la fois un appel et un audit accordé au rassemblement de 27 nations dont il a dirigé la plus haute instance et l’administration qui en est responsable. Très probablement en raison de la réglementation et d’autres problèmes, comme le manque d’initiative ou de finances. Mais surtout en raison des politiques suivies à l’encontre d’une mondialisation tronquée, qui élève les frontières, ou bien les retirent, au gré des capitalismes, qui sans profits sont immotivés.

Une autre voix a expliqué le retard. Au cours des 50 dernières années, les États-Unis ont créé, à partir de zéro, 241 entreprises avec une capitalisation boursière de plus de 10 milliards de dollars, tandis que l’Europe n’en a créé que 14, selon les calculs d’Andrew McAfee, chercheur principal à la MIT Sloan School of Management et cofondateur de la start-up d’IA Workhelix.

Seules quatre des 50 plus grandes entreprises technologiques du monde sont européennes. Cette donnée reflète que l’Europe ayant une population plus importante et des niveaux d’éducation similaires à ceux des États-Unis et elle représente 21 % de la production économique mondiale. Nonobstant, aucune des 10 premières entreprises investissant dans l’informatique quantique ne se trouve en Europe.

Le secteur technologique européen à la traîne, alors se pose la question de la fiabilité des partenariats avec les alliés dits naturels. L’Europe est dépourvue de substituts, sur son territoire, à Amazon, Meta et Google. Une souveraineté fatiguée devant le grand protecteur des USA. Ce camouflet, à la fois culturel et économique, fait son entière dépendance de moyens d’outre-Atlantique où la politique commerciale se durcit désormais. Quand les intérêts aveuglent les nationalismes, que faire ?


Voir en ligne : USA - Europe et technologie

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