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Ressusciter le gène d’une plante, présumé utile pour les médicaments.
Rétablir l’effet de mutation d’un végétal, c’est savoir le passé de son existence.
mercredi 7 mai 2025, par
L’usage des plantes comme matière première, ou bien directement composants, de médicaments, est une vieille pratique du savoir humain. Les végétaux ont été à l’origine d’innombrables innovations dans la découverte et le développement de nouveaux traitements médicaux. Les scientifiques, de ce domaine de la chimie, constatent un récent virage vers des composés synthétisés par l’homme qui s’avèrent moins efficaces que l’utilisation du processus d’évolution naturel d’une plante.
Les trois principaux règnes dont sont extraits les médicaments sont l’animal, le terrestre et celui des végétaux. Principalement, ce dernier est très prolifique pour fournir et être la matière première essentielle servant à concevoir et fabriquer des produits de pharmacopée. Et cette classe subit, avec le temps et les interventions sur sa régénération, les incidences transformant ses propriétés.
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Les plantes jouent un rôle crucial dans la fabrication de médicaments grâce à leurs gènes et composés "bioactifs". Environ 25 % des médicaments modernes proviennent directement ou indirectement des plantes. Dernièrement, le vaccin "Covifenz" contre la COVID-19, en est l’exemple. L’agriculture moléculaire permet de produire des médicaments à partir de plantes génétiquement modifiées, comme ce tabac cité dans cet article.
Les plantes les plus utilisées sont le pavot somnifère (Papaver somniferum), source de la morphine et de la codéine. Le quinquina (Cinchona), qui contient la quinine utilisée contre le paludisme. L’if (Taxus), dont les "taxanes" sont utilisés en chimiothérapie. L’arnica (Arnica montana), employée pour ses propriétés anti-inflammatoires. Et le tabac (Nicotiana), qui est utilisé dans la production de vaccins grâce à l’agriculture moléculaire.
On savait que l’évolution du génome est comme obligatoire, suite aux incidences conséquences de l’environnement. La mutation s’effectue plus souvent, à travers des générations, pendant des siècles. Quand des chercheurs mettent la main pour ressusciter un gène éteint dans les plantes, ayant des implications majeures pour le développement de médicaments, le jeu en vaut la chandelle.
Le professeur Jing-Ke Weng a appliqué une nouvelle méthode appelée résurrection de gènes moléculaires pour réparer un gène défunt trouvé dans la plante de tabac de coyote, appelée « Nicotiana » et connu pour avoir alimenté le calumet fumé par les amérindiens. Ce gène code, avec le génie de la chimie mijotée par les herbes, pour faire le peptide cyclique de la protéine de cette plante.
Constitués de courtes chaînes d’acides aminés, les peptides périodiques sont très petits et presque faits sur mesure pour être utilisés dans le développement des soins et des produits de santé. Les molécules des plantes dites « peptides » sont une opportunité pour réaliser des médicaments. Notamment quand elles sont cycliques, n’apparaissant qu’à des stades et périodes de développement du végétal.
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Ce dernier matériau peut être utilisé dans de nouveaux traitements contre le cancer, le développement d’antibiotiques et la protection contre les insectes pour les cultures, d’où l’intérêt de le faire revivre à nouveau, à l’heure où la chimie dans son ensemble traduit, dans les labos, de nouvelles matières. La recherche a été publiée dans PNAS.
« Tout le style de vie des plantes est d’être un très bon chimiste », explique Weng. « Ce sont des maîtres de la chimie. Ils doivent évoluer pour produire autant de composés que leurs langues uniques pour communiquer avec le monde extérieur.… C’est un exemple que nous découvrons ici. » Ce professeur est à la tête l’Institut pour l’interface homme-plante (IPHI) et professeur de chimie, de biologie chimique et de bio-ingénierie à...
Depuis 2023 à ce poste, en 2024, son laboratoire a commencé une collaboration avec Bayer Crop Science et ils utilisent des peptides cycliques pour développer des traits anti-insectes dans les cultures de maïs et de haricots. La facilité avec laquelle ils peuvent être facilement codés et transplantés dans les cultures de leur usine hôte d’origine est une nouvelle approche pour construire la résilience des cultures dans un climat changeant.
Ce travail explique, tout en illustrant comment l’archéologie génomique peut révéler des capacités de biosynthèse perdues, l’intérêt d’anciennes vertus. Il met en évidence la dynamique évolutive des produits naturels à base de peptides végétaux et leurs applications potentielles dans la découverte de médicaments et le développement de cultures biotechnologiques.
Voici quelques plantes médicinales couramment utilisées dans la fabrication de médicaments. Ces plantes sont souvent transformées en extraits, huiles essentielles ou comprimés pour une utilisation médicale. :
- • Aloe vera : Utilisé pour ses propriétés cicatrisantes et apaisantes sur la peau.
- • Camomille (Matricaria chamomilla) : Employée pour ses effets calmants et digestifs.
- • Menthe poivrée (Mentha × piperita) : Aide à soulager les troubles digestifs et les maux de tête.
- • Thym (Thymus vulgaris) : Connu pour ses propriétés antibactériennes et expectorantes.
- • Arnica (Arnica montana) : Utilisé en application locale pour soulager les douleurs musculaires et les ecchymoses.
- • Gingembre (Zingiber officinale) : Employé pour ses effets anti-nauséeux et anti-inflammatoires.
- • Valériane (Valeriana officinalis) : Utilisée pour traiter les troubles du sommeil et l’anxiété.
Voir en ligne : Science, recherche, médecine, pharmacopée ou médicament
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