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L’aide étrangère, octroyée par les pays riches, son usage dévoyé.
L’accueil des exilés aspire une partie du budget de la solidarité extérieure.
dimanche 6 avril 2025, par
L’aide étrangère (souvent dite aide au développement) est dépensée dans le pays qui l’attribue principalement pour accueillir des réfugiés venant de l’étranger. Bien qu’il puisse sembler inapproprié d’inscrire parmi les frais intérieurs le budget d’aide étrangère, il y a des arguments raisonnables pour les trouver dans cette rubrique. Répondre aux besoins humanitaires urgents de citoyens immigrants qui sont déplacés de force, avec l’argent pouvait servir dans leur pays quand les conditions le permettent.
Les dernières perturbations des relations entre l’Algérie et la France ont exhibé un discours revenant dans les rapports continuels, à savoir une prétendue aide fournie par l’ancienne métropole coloniale à ses départements et territoires devenus indépendants. Une part surprenante de ce qui est présenté comme de l’aide vers l’extérieur n’est pas envoyée à l’étranger, mais dépensée sur place.
LE PLUS GRAND ACTE DE SOLIDARITÉ DE 2010, avec des personnes de 40 nationalités.
Les budgets d’aide étrangère dans les pays riches peuvent inclure, d’ailleurs bien souvent, les coûts d’accueil des réfugiés, certaines bourses d’études pour les étudiants étrangers et certains frais administratifs dépensés au niveau national.
Des dépenses intérieures sont déclarées par les pays à l’OCDE, qui suit et mesure les allocations d’aide étrangère, de sorte qu’elles sont incluses dans les chiffres d’aide largement cités pour des pays tiers. Elles servent dans le traitement des arrivants secourus à l’étranger.
Quand ses lignes budgétaires sont dépensées localement, c’est vraiment un gaspillage et un détournement de rubrique des finances publiques. Car elles étaient destinées, avec prétentions de soutien, à des assistances au bénéfice de l’extérieur. Ce changement de contexte pour des dépenses nommément indiquées doit être expliqué.
On peut y penser dans l’emploi de l’aide, apportée à un pays qui vit une crise humanitaire ou une autre calamité, est un apport de solidarité. Il y a plusieurs façons de contribuer : dont envoyer de l’argent et des ressources au pays lui-même. Ou bien dépenser de l’argent pour protéger les réfugiés qui ont dû fuir de désastreuses conditions. Les deux sont précieux et valent la peine d’être faits.
Concrètement, en 2023, 22 % de l’aide étrangère a été dépensée dans les pays riches donateurs. Il s’agit d’une année record, tant en termes absolus que relatifs. Les dépenses intérieures ont plus que triplé, passant de 14 milliards de dollars à 48 milliards de dollars depuis 2010. La part de l’aide totale est passée de 10 % à 22 %.
La population birmane est la plus charitable du monde>
- • L’aide publique au développement (APD) est l’aide accordée aux pays et territoires figurant sur la liste des bénéficiaires du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE et aux institutions multilatérales de développement. Pour être considérée comme de l’APD, l’aide doit servir au développement économique et au bien-être des pays bénéficiaires et prendre la forme d’une subvention ou d’un prêt à des conditions favorables.
- • L’APD n’inclut pas l’aide militaire, à l’exception du coût de l’utilisation des forces armées pour acheminer l’aide humanitaire. Il exclut également les dépenses de maintien de la paix, à moins qu’elles ne soient étroitement liées au développement.
- • L’aide "intra-donateurs" prend en compte les sous-catégories suivantes de l’APD : bourses d’études et frais d’études dans les pays donateurs, coûts administratifs non inclus ailleurs, sensibilisation au développement et réfugiés dans les pays donateurs
- • Les données sont présentées sous forme de décaissements nets. Il s’agit de l’aide finalement accordée et est différente des engagements, qui ne sont que de l’aide promise. Il s’agit de montants nets, car toute rentrée d’argent (comme les remboursements de prêts ou les intérêts) a été soustraite de l’argent sortant (comme les nouvelles subventions ou les prêts).
Au cours des années 2010 et de la guerre civile syrienne, se sont élevées ces prévisions financières aussi pour l’Italie. Alors que la France n’était pas assez ouverte aux accueils de réfugiés. Les pays riches donateurs dépensent aujourd’hui plus de 20 % de leur aide, déclarée à l’origine pour l’étranger, au niveau national. Cependant, les tendances varient d’un pays à l’autre. La France a eu des dépenses relativement stables, contrairement à l’Allemagne et ses autres voisins.
Voir en ligne : Solidarité et aides
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