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2024, record des calamités météorologiques, climat en colère.
L’ONU atteste 150 catastrophes climatiques « sans précédent » ont frappé le monde en 2024.
dimanche 23 mars 2025, par
Les émissions mondiales de carbone continuent d’augmenter, ce qui aura des impacts encore pires et ce que nous avons montré dans nos articles. La Terre, déjà plongée dans la crise climatique, vit ce cycle des 10 années les plus chaudes jamais enregistrées et toutes sont au cours de la dernière décennie. Le rapport de l’OMM indique la calamité enregistrée pour la première fois.
Si l’urgence climatique n’est pas alarmante chez les businessmen, l’année 2024 rappelle qu’une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes a marqué cette période (2024) et l’évoquer soulève un regard urgent sur les causes directes qui les déclenchent. Les gouvernements, les entreprises et les citoyens sont appelés à redoubler d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et fatalement s’adapter aux impacts inévitables de la mutation du climat.
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Un rapport de l’ONU, de son agence OMM (copie à consulter), relate 151 événements météorologiques extrêmes et sans précédent qui ont eu lieu en 2024. S’ils sont pires que tous ceux jamais enregistrés dans le Monde, il y a une alarmante évolution des conditions climatiques en mesure de produire tant de puissantes catastrophes, semant des misères aux humains et tuant ou blessant plus.
La crise climatique que certains politiciens de haut rang, tel Trump des USA, réfutent, en dépit de ses effets dévastateurs, a un bilan. L’année 2024 a été jalonnée des dizaines de vagues de chaleur, d’inondations et de tempêtes sans précédent à travers le monde, selon l’Organisation météorologique mondiale des Nations Unies.
La gestion des États manque des outils de prévention et les responsables ne sont pas conscients de la fréquence des calamités météorologiques. Seule la moitié des pays disposent de systèmes d’alerte précoce adéquats. Or les investissements dans les services de météo, hydrauliques et climatologiques sont plus importants que jamais.
Et pourquoi donc l’ONU publie son document d’analyse ? La secrétaire générale de l’OMM, le professeur Celeste Saulo, a déclaré que le rapport était un signal d’alarme sur les risques croissants pour les vies et les moyens de subsistance. « En réponse, l’OMM et la communauté mondiale intensifient leurs efforts pour renforcer les systèmes d’alerte précoce et les services climatologiques afin d’aider la société à être plus résiliente face aux phénomènes météorologiques extrêmes », a-t-elle déclaré.
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« Le réchauffement climatique se poursuit sans relâche, exactement comme prévu depuis les années 1980, [et] des millions de personnes en subissent de plus en plus les conséquences », a déclaré le professeur Stefan Rahmstorf, de l’Institut pour le climat de Potsdam en Allemagne. « Nous ne pouvons arrêter la tendance au réchauffement qu’en sortant rapidement des combustibles fossiles. »
« Nous avons les solutions, mais ce qui nous arrête, ce sont les campagnes de désinformation et le pouvoir de lobbying de l’industrie des combustibles fossiles », a ajouté M. Rahmstorf. « Ignorer la réalité, nier les lois de la physique et faire taire les scientifiques ne peut que causer du tort, et les gens ordinaires en paieront le prix. »
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Certains décideurs doutent du réchauffement climatique qui se poursuit sans relâche. Les prévisions depuis les années 1980, alors que des millions de personnes en subissent de plus en plus les conséquences, sont les preuves. La déclaration du professeur Stefan Rahmstorf, de l’Institut de Potsdam pour le climat en Allemagne, apporte un éclairage déjà réclamé : « Nous ne pouvons arrêter la tendance au réchauffement qu’en sortant rapidement des combustibles fossiles. »
- Depuis des décennies, la fonte des glaces, au niveau des pôles et des hauts reliefs, a pour conséquence l’élévation du niveau de la mer, qui avec le temps est plus ressentie que jamais. Elle s’est accélérée et menace les communautés côtières et les infrastructures. Des études récentes ont montré une accélération de la perte de glace en Antarctique et au Groenland.
- Les vagues de chaleur extrêmes qui frappent de nombreuses régions du monde ont battu les records, avec des températures dépassant les normales saisonnières. Elles ont entraîné des incendies de forêt, des problèmes de santé et des pertes de récoltes. En Asie, en Europe et en Amérique du Nord, des températures inconnues sont signalées.
- Les incendies de forêt dévastateurs ont frappé et ravagé de vastes étendues de terres habillées de végétaux, en particulier dans les régions sujettes à la sécheresse. Ils ont entraîné des pertes humaines, des dégâts matériels et une pollution atmosphérique importante. Ce qui accentue le stress déjà déclenché. Le Canada a connu un début de saison des feux particulièrement précoce et violent, avec des incendies hors de contrôle.
- Les inondations et tempêtes ont causé des dégâts considérables dans de nombreuses régions du monde. Ces événements ont été exacerbés par l’élévation du niveau de la mer et l’intensification des précipitations. Les pluies diluviennes ont provoqué des catastrophes en Afrique de l’Est, déplaçant des milliers de personnes. Ces tempêtes violentes ont frappé les côtes atlantiques, entraînant des inondations côtières et des dommages aux infrastructures. On estime à 300 millions de personnes qui ont déménagé en 2024 à cause de la montée des eaux.
- La sécheresse engendre pénurie d’eau dans de nombreuses régions du monde, affectant l’agriculture, l’industrie et l’approvisionnement en eau potable. Des régions entières d’Amérique du Sud sont confrontées à une sécheresse prolongée, mettant en péril les récoltes et l’élevage. D’autres régions, comme en Ide, souffre de soif.
Les calamités météorologiques ne sont pas naturelles. Scientifiquement dénombrées et analysées, tous les indices, de leur origine, restent l’activité humaine, qui est aussi politique. Elle les provoque d’une manière décalée dans le temps. Les USA, sous Trump, alimentent une escalade favorisant le "climatoscepticisme". Cette tendance, avec le nombre croissant de catastrophes météorologiques, s’aggrave.
Voir en ligne : Climat et catastrophe
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