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Vertigineuse chute du prix du pétrole, inconnue depuis 2021.

Vertigineuse chute du prix du pétrole, inconnue depuis 2021.

Le contexte saisonnier augure que l’Algérie soit impactée.

jeudi 13 mars 2025, par Djamel Damien Boucheref

L’économie algérienne est dépendante de la rente pétrolière. Ce qui fait une surveillance vigilante s’opère, sans interruption par les responsables, pour cette unique ressource. La baisse du prix du baril s’est déclenchée avec début 2025. Après trois mois, elle reste persistante vers le bas le tarif. L’hiver tire à sa fin au nord et les stocks n’ont jamais été autant saturés. En plus, l’OPEP se plie à la libération de la production, sous la pression des États-Unis que Trump n’a cessé d’exiger dès son arrivée.

L’OPEP a décidé de ne plus adopter les réductions volontaires de la production de pétrole à partir du 1er avril 2025, ce qui est espéré par ses membres. La chute du prix du baril s’est déclenchée dès mi-janvier 2025, elle dure sans répit. Les préconisations étaient en l’air, signalées ici et là. Mais la consommation, en dépit d’une légère augmentation, n’est guère friande, du fait des stocks entassés par les pays clients.

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Les membres de l’Organisation réaffirment ainsi leur décision de procéder à un retour progressif et souple aux ajustements volontaires de 2,2 millions de barils par jour. Est-ce suffisant ? Alors les prix du pétrole et du gaz ont continué leur chute, après l’assouplissement du contrôle de la production par les pays de l’OPEP. Ce qui met des difficultés pour les pays moyennement producteurs, comme l’Algérie qui subsistent grâce à cette ressource.

L’annonce date du 3 mars, alors que la chute des prix lui est antérieure et a été débutée dès janvier, confirme la tendance. Le baril de Brent est tombé sous les 70 dollars avec le troisième mois de l’année. Le prix du gaz s’est rabaissé à près de 42 dollars le MWh. Immédiatement, la baisse de rentabilité de nombreux projets gaziers a été ressentie, affectant les recettes en devises de ces nations dépendantes de la rente des hydrocarbures.

En Algérie, les devises étrangères de cette manne protègent le pouvoir d’achat, d’autant qu’une partie des produits essentiels sont importés. Et les ambitions de croissance économique sont financées des ventes des hydrocarbures. Alors l’angoisse que crée la chute du prix du baril, taraude les positions acquises et perturbent les prévisions budgétaires.

Pour les avis connaisseurs, moins de 65$ le baril, l’Algérie se tournera vers ses réserves financières qui tournent autour de 70 milliards. La conjoncture s’apparente à une fatalité. Ni l’OPEP ni l’organisation élargie ne songent à réduire la production, du moins pour l’instant. Habituellement, des tractations diplomatiques entre les pays membres réussissaient à serrer les vannes.

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L’un des indicateurs de la situation algérienne en vertu du prix du pétrole, l’impact sur la baisse des prix du taux de change du dinar par rapport à celui du marché parallèle. Cette distorsion pourrait s’amplifier. Le taux de change officiel de l’euro au début du mois de mars 2025 était de 135 dinars, et celui du marché parallèle de 250 dinars, soit une différence de plus de 85 %. Depuis la chute de Bouteflika, l’écart n’a pas cessé de s’évaser.

Production par jour
Pays Nombre barils de pétrole par jour
États-Unis 13 millions
Russie 11 millions
Arabie saoudite 11 millions
Algérie 911 000

La production énergétique a chuté en 2024 à 98,41 milliards de mètres cubes de gaz, contre 105,24 milliards en 2023. Les revenus de Sonatrach sont passés de 60 milliards de dollars en 2022 à 50 milliards de dollars en 2023, et probablement à 44 milliards de dollars en 2024, lorsque le prix moyen se situait entre 75 et 77 dollars le baril. Ces chutes auront inévitablement un impact sur l’équilibre financier.

Le déficit budgétaire est passé de 30 milliards de dollars en 2022 à 46 milliards de dollars en 2024 et devrait atteindre 63 milliards de dollars sur des dépenses totales de 128 milliards de dollars en 2025. Si les recettes s’amenuisent du fait du marché pétrolier, les pays comme l’Algérie s’attendent à surmonter des difficultés qui alarment d’ors et déjà !

Selon l’expert algérien Abderrahman Mebtoul : "... une planification stratégique et une plus grande rigueur sont nécessaires. L’État doit montrer l’exemple. Des stratégies d’adaptation sont nécessaires pour configurer une économie puissante et efficiente face aux profonds bouleversements que connaît le monde aujourd’hui".

Pour consulter, en temps réel, le prix du pétrole sur le marché boursier mondial.

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Voir en ligne : Algérie + SONATRACH

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