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Trump étend l’austérité au budget de la recherche scientifique.

Trump étend l’austérité au budget de la recherche scientifique.

La dette publique ronge des secteurs de leadership et non la prospérité.

mercredi 12 mars 2025, par Hugo Mastréo

Le prétexte aux réductions de financements, pour la recherche scientifique aux États-Unis, qui ont provoqué des manifestations, est l’économie sur les dépenses afin de juguler la faramineuse dette publique. Les coupes budgétaires affectent la recherche dans son ensemble et ne se limitent pas à l’informatique. Ce domaine, de premier plan de la compétition géopolitique, pour dominer le développement de l’intelligence artificielle et d’autres technologies, est exposé aux mêmes effets.

Depuis des décennies, les investissements de la National Science Foundation "NSF"américaine dans l’intelligence artificielle ont conduit à des découvertes et des innovations qui ont des répercussions tangibles et durables sur la vie de millions de personnes. Ces acquis contribuent à transformer les capacités futures en matière d’interaction homme-machine, d’éducation, de science, de résolution de problèmes et de secteurs tels que l’informatique et la santé.

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Pourtant, le président Trump a été à l’origine du lancement des travaux sur l’IA au National Institute of Standards and Technology (NIST) au cours de son premier mandat. Mais il décrète l’austérité. Les réactions et doléances se multiplient de la part des acteurs de technologie. Software and Information Industry Association, TechNet, Americans for Responsible Innovation (ARI) et le Center for Data Innovation de l’ITIF figuraient parmi les signataires, d’une lettre de réclamation.

En outre, la pression s’accentue alors qu’ARI a envoyé une lettre séparée, datée de la première semaine mars 2025, à Lutnick et au tsar de l’IA de la Maison-Blanche, David Sacks, exprimant son soutien au NIST, à la National AI Research Resource et à l’AI Safety Institute.

L’administration Trump a déclaré, pour justifier sa politique, que ses austérités budgétaires, généralement effectuées par l’appareil de supervision appelé « Département de l’efficacité gouvernementale » d’Elon Musk, ont pour objectif la lutte contre le gaspillage et l’inefficacité. Ces mesures sont nécessaires pour s’attaquer à la dette du pays, tel l’argument pour les légitimer.

Les talents dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) et de l’intelligence artificielle (IA) sont déjà rares aux États-Unis. Les coupes budgétaires risquent d’aggraver le problème, tel est le constat unanime des observateurs. Ces derniers constatent aussi que les émigrants, que la grande nation des 50 États attire, comblent le vide des postes de recherche.

Aux États-Unis, la science et la technologie se chevauchent et ont le même statut quand il s’agit des travaux qui élaborent des conceptions, en suivant des travaux d’étude. Le financement consacré à la recherche est important non seulement en raison des résultats qu’il génère, mais aussi du fait du soutien qu’il apporte à l’atout clé de toute « course » scientifique : le talent.

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Les voies qui permettent aux jeunes talents d’intégrer les grandes entreprises technologiques et les startups, provient dans de nombreux cas des subventions de la NSF (National Science Fondation) qui a licencié 170 employés le mois dernier (février 2025). Ce qui permet à toute une série de talents informatiques d’intégrer ultérieurement des entreprises technologiques américaines.

Les États-Unis abritent des laboratoires industriels de premier plan qui mènent de nombreuses recherches internes en informatique, mais ils quêtent généralement un impact à court terme. La NSF, en revanche, finance des travaux ou des études à haut risque, en phase de démarrage, dans des domaines que l’industrie n’a pas intérêt à les soutenir, mais auquel elle s’inscrit ultérieurement.

Près de la moitié des salariés de la NSF ont été réintégrés la semaine dernière, après qu’un juge fédéral a demandé au Bureau de gestion du personnel d’annuler sa directive aux agences de licencier les employés en période d’essai. Ces tractations, comme les protestations à tous les niveaux, tentent de tenir face à la déferlante d’un gouvernement qui ne manque de justificatifs et d’autorité.

Les agences du domaine des sciences, doivent soumettre des plans à la Maison-Blanche d’ici mi-mars 2025, afin de désigner les départements qui doivent rogner leurs dépenses, en désignant les postes de travail qui seront fermés et en décrivant les missions professionnelles qui pourraient être supprimées.

Dans le même temps, la NSF, qui consacre la majeure partie de son budget au financement de la recherche dans les universités et autres institutions et qui a déjà été frappée par une réduction budgétaire l’année dernière, pourrait voir son financement encore plus réduit.

Les agences fédérales réagissent aux décisions d’austérité budgétaires qui sèment le chaos au sein des cercles technologues et scientifiques. Les répercussions sur les universités et l’impact le secteur privé qui recèle les principaux partenaires du gouvernement dans la promotion de l’IA et d’autres nouvelles technologies, des décrets de réduction des financements et des effectifs de salariés, enlèvent l’hégémonie des États-Unis pour ces chaires de pointe. Ce qui a effet de détérioration des sciences au niveau du Monde entier.


Voir en ligne : USA - Etats-Unis - Trump

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