Accueil > International > Grands événements : Gigantisme de l’inattendu. > Le recul du dollar ne modère plus les crises de l’empire qui le (...)

Le recul du dollar ne modère plus les crises de l’empire qui le frappe.

Changement d’époque, la santé déclinante d’une monnaie de chantage...

dimanche 12 juin 2022, par Rebel Kazimir

Entraver l’accès au dollar pour la Russie, suite à son invasion de l’Ukraine, semble n’avoir aucun effet. Au lieu de réduire les achats de pétrole, y compris du pays de Poutine qui exige d’être en roubles, c’est l’inverse qui se produit en dépit du climat détérioré. La conjoncture de relance post-COVID-19 encourage davantage la consommation des énergies ainsi que de nombreuses matières premières. Alors que les perturbations sont énormes et ingérables, avec une monnaie n’ayant guère dans ls simplicité habituelle. Ce qui a pour effet sur les processus du commerce international, qui se sont compliquées et alourdies.

L’alternative claire au dollar, servant aux réserves des pays ou à l’épargne international, n’a pas encore émergé. Les cryptomonnaies encore fragiles et même aléatoires ne donnent pas assurance aux trésoreries des échanges inter-entreprises ou des nations. Alors que ce mouvement contestataire continue sous des formes variées, une crise économique pernicieuse frappe les USA où est imprimé le billet du doute.

La solution des monnaies virtuelles peut, à terme, supplanter le dollar !
19 juin 2019,

Il y a une dizaine d’années, les banques suisses ont désacralisé quelque chose qui leur était intangible. Elles ont mis de côté le fameux secret maintenu pendant des siècles pour satisfaire des clients zélés. Elles ont remis des informations sensibles à un gouvernement américain traquant des fuites fiscales. C’est aussi une des principales raisons de revirement des riches escrocs qui gagnaient des fortunes du denier public. Le dollar leur devient moins engageant...

Les saisies des comptes bancaires en cas de litiges ou d’actions de justice concernent plus le dollar. Les récentes sanctions imposées par les États-Unis à la Russie ont remis en question le rôle dominant du billet vert en tant en tant que monnaie de réserve. Les sanctions renforceront en fait la domination du dollar plutôt que de l’affaiblir, en dépit que les concernés par les restrictions souhaitent être épargnés sur ce flan du portefeuille.

La domination du dollar américain a soutenu le leadership économique et géopolitique américain depuis la Seconde Guerre mondiale. Cela ne fait pas unanimité, alors qu’il n’est pas exagéré de dire que la force de Washington dans les relations commerciales, la puissance militaire et les alliances dépend de la prééminence du dollar. Cet avantage structurel commence à s’effriter au cours des prochaines années.

Dé-dollarisation, le bilan de 2018 quand les médias cachent ou disent que rien n’a été fait ! 1ère PARTIE - à suivre.
6 janvier 2019

Le problème monétaire insoluble, auquel l’humanité ne sait plus comment y remédier, persiste. Avec l’usage du dollar américain dans les échanges internationaux l’inquiétude existait mais s’amplifie toujours et davantage. Cette hégémonie questionne les chancelleries mais arrange les avantages des Etats-Unis qui s’accordent une prépondérance devenue source de conflits.

Nous avons publié des articles sur ce qui est la dédollarisation et les différentes tendances avec lesquelles se manifestent tant en proclamation qu’en exigence comme le fait la Russie et le tente aussi la Chine. Les banques centrales ne sont pas inertes. Elles ont ajouté des dollars canadiens ou australiens, des couronnes suédoises et l’Euro ainsi que d’autres devises de réserve non traditionnelles à leurs coffre-fort.

La volonté des États-Unis d’imposer des sanctions, même pour un pays militairement puissant, est possible. Cette domination mondiale du dollar fait celle de la nation à laquelle cette monnaie se rapporte. C’est que le mouvement de contestation de la prépondérance de cette devise financière prend l’ampleur, alors que se dessine une contestation et apparaissent les cryptomonnaies.

Wikileaks révèle des "appels d’offres" des ambassades américaines, où l’espionnage est fréquent
23 décembre 2018

Le dollar américain a longtemps joué un rôle démesuré sur les marchés mondiaux quand des complaisants demeurent impuissants. Cette hégémonie du billet vert continue même si l’économie américaine produit une part décroissante de la production mondiale au cours des deux dernières décennies. Le premier arrive en rescousse à la seconde.

Les soupçons, voire la probabilité, que les États-Unis fixent leurs conditions monétaires uniques pour le monde est une question fréquente. Pas tellement, selon des analystes qui suggèrent que pour les pays qui représentent l’essentiel du commerce mondial, le dollar a un impact modeste sur leurs prix à l’exportation.

Entraver l’accès au dollar pour la Russie, suite à son invasion de l’Ukraine semble n’avoir aucun effet. Au lieu de réduire les achats de pétrole, y compris du pays de Poutine qui exige d’être payé en roubles, le marché des énergies est avide. La fracture a impacté plus largement l’économie mondiale. Le but présumé, de priver Moscou de la monnaie américaine, s’avère être fatal à la monnaie elle-même, accélérant une marche déjà en cours.

Ce qui reflétait la considération du « rôle déclinant » de la monnaie traditionnellement utilisée, c’est-à-dire l’abandon en marche du dollar, entame une nouvelle époque. Depuis l’année dernière, de 2021, que le FMI a émis le constat sous forme d’alarme son observation des assèchements des fonds détenus par les pays. L’organisme monétaire a signalé que les réserves en dollars détenues par les banques centrales avaient atteint leur plus bas niveau en un quart de siècle.


Voir en ligne : Dollar et USA

     

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?