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60 ans d’indépendance en Algérie : prison pour opinion sur Internet.

L’arbitraire pour le Hirak qui a avorté la réforme des élites.

jeudi 3 mars 2022, par N.E. Tatem

L’Algérie est actuellement dans une étape historique nécessaire. Elle lui sert à la remise en cause des méthodes que se sont faussement imposées aux militants du mouvement, dit Hirak, qui s’alimente de la geste RDN (Révolution Démocratique Nationale). Cette dernière est inachevée, en dépit qu’elle ait commencé dès le début du 20è siècle. La forte répression n’aura aucune limite, car la nature totalitaire du régime sauve aussi le pays de l’anarchie, de l’obscurantisme, des aventuriers, des opportunistes et des hordes barbaresques qui n’ont ni programme, ni représentation saine !

60 ans que l’Algérie est indépendante. L’heure est au bilan. Qu’a-t-on fait de l’autonomie d’une métropole occupante, raciste et prédatrice des richesses ? Après quelques années, le Japon dévasté s’est relevé. Voilà un modèle qui a exaucé ses propres rêves de liberté. Et c’est l’exemple que les déterminés progressistes, de ce pays à l’identité à cheval entre arabité et africanité, ont au cœur !

L’oppression d’un omniscient despotisme en Algérie.
20 février 2022

Les regards restent vissés sur l’ancien colonisateur, pour justifier « la malédiction de la médiocratie ». Chez singulièrement les nationalistes de la libération qui nient les ratages de leur gestion, c’est accabler la France pour tous les malheurs actuels, qui est leitmotiv. Les plus résolus justifient le détournement des richesses par leur dépôts dans des banques offshores.

Aidés par une bureaucratie formée par l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) dont est issu Mr Tebboune, les mêmes gouvernants ont créé des castes rentières. Les anciens maquisards monopolisèrent leur emprise sur les centres des décisions et appliquèrent l’idiologie du parti unique. Leurs larbins et leurs progénitures font encore la transmission et succession de la même configuration, laissant la majorité des citoyens à la marge.

La lourde responsabilité de ceux qui ont refusé la structuration du Hirak...

Sous Bouteflika, denier des despotes issus de l’école des indépendantistes, les dirigeants ont galvaudé un discours de plus en plus populiste, blasphémant « Fafa », pour justifier la faillite de leur gestion. Ils accusent encore la France de « génocide » au cours de ses plus de 130 ans d’occupation de l’Algérie. Mais ils martèlent ce discours sans humilité et pour n’avoir pas réussi à débloquer le développement économique et l’émancipation sociétale.

En 2019, un vaste mouvement de protestation a renversé le dirigeant autocratique, après ses deux décennies au pouvoir, dont la dernière est anticonstitutionnelle. Mais le nouveau régime a maintenu le discours anti-français, pour prolonger le règne de la même bureaucratie chargée de dispatcher les revenus de la nation, entre privilégiés confisquant et transmettant avec népotisme les institutions par la force militaire.

1200 médecins quittent l’Algérie qui les a formés.
6 février 2022

Mais si le soulèvement, pour chasser le système pseudo-nationaliste des rouages, s’est exprimé sans violence, il s’est distingué de ne pas dépasser son niveau crédule. Il ne répara pas le projet national qui est d’une #RDN en marche. Que s’est-il vraiment passé pour qu’il soit endigué ? Maintenant la réprimande qui s’abat sur les plus dynamiques mouvement de sédition, arrive à bloquer les libertés. Et le pire est à venir !

Dès les premières semaines du « Hirak », le concept organique s’était posé, pour structurer une nébuleuse amalgamant diverses conceptions sociétales. Dès mai 2019, la nécessité de créer des cellules et des fédérations a été citée. Mais le pire improbable a pris le dessus. Ce qui a survenu était quelque chose d’inattendue. Eliminer l’élite politique et intellectuelle des forces qui se sont déployées spontanément, n’est pas un projet fortuit. C’est une erreur de parcours, encore une de la #RDN !

Ce qui a été fait est tout le contraire de la vision, qui est du leg expérimental de la guerre de libération ou bien des différentes luttes pour les libertés. L’opposition à cette instruction, de composer une direction et de hiérarchiser le Hirak, a été menée avec une misanthrope campagne. Les fascistes de l’islam politique alliés aux réactionnaires du nationalisme ont perçu le retour du « soutien critique » et du « socialisme laïc ». Eviter toute idée d’organisation moderne !

... Et ils ont aussi tourner le dos aux votes (localités, assemblées et présidentielle) que l’administration a organisé.

La manière prétextant que l’agencement fera inévitablement la dislocation ou la récupération par le pouvoir, est arrivé au résultat de mars 2022. Les tenants de l’isolement n’avaient pas d’autres arguments. Que les Algériens puissent s’organiser, sans l’aval de la mosquée ou sans les « vendredis », désobéit aux castes de l’inspection idéologique traditionnelles. Elle s’effectue sans le contrôle des opposants qui sont toujours de leur salon et ont en plus investi les réseaux sociaux du Web.

Mais cela, était plus catastrophique, il s’est prolongé avec la négation des votes pouvant servir pour aller loin. Au lieu de songer à réformer les élites, le barrage aux perspectives s’est ancré sur le chemin des corrections que les institutions algériennes avaient et ont encore un vital besoin. Bouteflika parti, le tourner-en-rond des discussions et débats a été sans lendemain. Pour l’occupation des vendredis, c’était aussi vain. Seuls des minorités des Algériens à l’étranger croient encore que le Hirak existe encore !

Le contrôle tous azimuts et sécuritaire, auquel l’armée, sa gendarmerie et la police ont placé une colonne de censeurs agissant pour visionner les activités digitales de la population, ne peut s’arrêter. Tant que le faux Hirak continuera d’illusionner les opinions d’un espace qui rêve de liberté perdue et du droit à la parole dans un monde virtuel, la flamme démocratique demeure allumée...

Mais elle ne suffit pas et est éphémère. Les Algériens traqués pour leurs expressions sur Internet, par des dirigeants désignés selon la voie des urnes, avec moins de 20% du corps électoral, servent à la démonstration du forcing pour reconnaitre le maintien des nationalistes réactionnaires au cœur de l’Etat. Le terrorisme n’existe pas, nonobstant son risque justifie amplement qu’une crise grave à ses facteurs encore actifs aussi.

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Voir en ligne : Algérie

     

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