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L’Algérie, sous vaste médiocrité, prétend à l’économie artistique.

Les arts dans le monde s’adressent à divers modèles dont le crowdfunding...

jeudi 29 avril 2021, par N.E. Tatem

La ministre de la culture en Algérie, Mme Malika Bendouda, ne cesse d’attirer les intentions pour la libéralisation des activités sous sa tutelle. Afin que les opérateurs privés y travaillent. Son secteur est globalement sclérosé. Il faut aller à l’économie culturelle et artistique, dit-elle. Mais pas âme qui réponde à ses plaidoyers maintes fois galvaudés. Le contexte ne s’y prête pas. La panne étant due au manque de croyance dans la célérité de la puissance publique. Au préalable, il faut réduire la corruption qui menace les porteurs d’affaires et l’incompétence qui retarde les procédures.

Plus largement, on ne peut pas avoir une telle industrie florissante, spécialement aux arts. Sans l’ensemble des activités, des sciences, des sports, de toutes les fabrications et les échanges ne soient aussi fortement dynamiques ou même émancipés, ainsi que les libertés bien acquises, il ne peut être attribué à un seul domaine le développement. Et les bonnes conditions doivent se généraliser.

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Déjà les notions primaires de l’économie, communément appliquées à tous les secteurs, échappent à bien des cercles d’initiés. Les décideurs, détenteurs d’investisseurs et entrepreneurs fondateurs d’entités animées de l’offre de richesses pour répondre à la demande locale, ne savent s’y prendre. Même les bureaux d’études, comme ceux qui vérifient la consistance du marché, sont aveuglés.

Quand la politique culturelle est défaillante par faute des lourdeurs, elle ne peut libérer les énergies et engendrer une économie de production artistique. Cette dernière doit en premier suffire le marché local, avant de prétendre exporter. Les actions d’incitations à la création d’entreprise du spectacle vivant ou bien filmé, demeurent inconnues à ceux même qui maintenant en Algérie parlent du marché des arts et à sa libéralisation, après des décennies de léthargie…

Dernièrement, nous avons rapporté que le collectif de créateurs appelé « ShortKanj » a été censuré et ses membres punis par la justice, de 2 mois de prison, car n’ayant pas d’autorisation de tournage. Or les travaux, de ces jeunes au nombre de cinq, datent de plusieurs années. Après avoir fondé une ligne et même un modèle sur la plateforme Youtube, ils tombent sous le coup d’une loi scélérate. Elle statue par arrêté sur ce qui lui préalable et peut constituer source de sa jurisprudence.

En Algérie la mort du producteur Youcef Goucem, qui s’était immolé par le feu et n’a pas survécu à ses blessures, est le choc le plus visible. Ce producteur de cinéma est décédé le 24 janvier 2019. Le 7 janvier, pour protester contre la chaîne privée Dzaïr TV, qui lui devait des arriérés de salaire, il s’était immolé par le feu dans ses locaux. Tous ses recours, plaintes et appels sont restés vains. Alors qu’il ne subvenait plus à sa propre nourriture.

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La terrible tuerie lors d’un concert de musique de l’artiste « Soolking » en 2019 dénote comment sont gérés les prestations culturelles. Le 22 août, cinq jeunes garçons et filles âgés de 13 à 22 ans avaient péri et plus de 80 personnes avaient été blessées dans la bousculade. L’organisateur n’est autre que l’Office national des droits d’auteurs qui a agi pour un organisme public chargé d’organiser le concert. Est-ce vraiment des entrepreneurs et des professionnels ? Ici la magouille dit long. Même la justice este inerte pour cette escroquerie.

Alors qu’aux professionnels de ce domaine qui subsistent, la gravité est plus profonde. Car des rentiers sont substitués aux véritables créateurs et esthètes. Ceux qui puissent vraiment réaliser des performances diverses finissent par s’exiler parce qu’ils subissent le délitement. Les incompétents sont placés comme leurs managers et les faux dévots les censurent. Notamment dans le secteur public où très peu d’audits permettent de voir qui fait quoi et qui doit répondre à des plans de charges précis.

Le pays est poussé à varier ses ressources, voilà pourquoi en Algérie on songe à l’économie des arts. Suite à l’effondrement de la primauté des énergies fossiles dans les ressources du pays, d’autres domaines sont appelés à activer. Mais le climat est loin d’être propice. Comme il n’y a pas les compétences humaines pour lancer des arts monnayables, car les pratiquants sont plus rentiers que la société abreuvée au pétrole.

Connait-on vraiment les vraies capacités matérielles, pour vendre des produits de la création artistique ? Eh ben, c’est non ! Là où l’intelligence et la beauté en sont les deux principaux crédos, les ouvertures des esprits manquent du point de vue qu’une crise identitaire a détruit les inspirations. Même la critique n’ose pas parler des sujets bloqués. Y compris ce sujet de l’entreprenariat qui tente les autorités n’est pas bien abordé par les médias

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Pays du plagiat et des détournements des idées d’autrui, quand même les vols dont sont victimes des auteurs restent impunis, les choses sont donc plus alambiquées dans ce pays du Maghreb. La nation où la crise identitaire mine particulièrement le humus culturel de la personnalité nationale, ce qui est en rapport avec l’expression culturelle est peu inspirant.

Dans la société rentière telle celle que les bureaucrates corrompus ont créée sous la houlette des nationalistes incompétents, il est question de rupture. Et casser la censure prétentieuse à la moralité est la première des tâches difficiles. Car cette prétend être pragmatique et constructive d’une société vaccinée des dérives. Or c’est bien ce régalien qui ne porte plus à cœur ses responsabilités.

L’époque d’Algérie où les théâtres, les bibliothèques et les musées sont de moins en moins souvent administrés par des artistes ou des scientifiques, où la culture, dans son ensemble, va être pensée selon l’« économie de la créativité », il importe plus que jamais de s’interroger sur l’évolution de l’ensemble de ce secteur constitutif de notre humanité, au sein de notre maison où notre notre identité est dévoyée !

Particulièrement quand le discours économique s’immisce tous les jours davantage dans le monde de la culture, parfois au détriment de ce qui constitue la culture elle-même, la désolation est encore plus menaçante pour isoler le public des arts de son âme authentique.

L’Algérie, sous vaste médiocrité, prétend à l’économie artistique. Or le modèle de l’économie des des arts et de la culture obéit aux règles qui font le développement des technologies de l’information et de la communication. Car les produits tels du cinéma et son corolaire la production télévisuelle s’adressent à de nouvelles plateformes de diffusion. Celle-ci s’occupe de la com. sociétale la plus moderne !

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